Le 19 septembre 2002, le MPCI, le MPIGO, et le MJP, regroupés plus tard en Forces Nouvelles, massacraient les pauvres populations Ivoiriennes, sur leur chemin de vengeance du charnier de yopougon, de lutte contre l’exclusion des Ivoiriens du Nord, de vengeance de l’assassinat du général Guéï Robert, et de la soif acharnée du pouvoir politique, et économique rapidement acquis, par la violence, l’assassinat, et le meurtre. La résistance du pouvoir FPI face aux rebelles, a occasionné les tueries et les violations de droits humains suivantes.
Aujourd’hui, 7 ans après, samedi 19 septembre 2009, La justice ivoirienne et la Cour Pénale Internationale, n'ont pas enquêté, ni encore moins poursuivi dans la majorité de ces crimes.
Au nombre des personnes, liées ou non au conflit, tuées :
Abidjan : le ministre de l'Intérieur, Emile Boga Doudou tué par les rebelles. (199)
Abidjan, Le général Gueï, et ses proches, dont son aide de camp Fabien Coulibaly, massacrés par la gendarmerie. (199)
Bouaké : commandant militaire de la région de Bouaké centre, le lieutenant-colonel Dagrou Loula et le colonel Dali Oblé, massacrés par les rebelles.
Abidjan, 20 septembre 2002 : Aboubacar Dosso, aide de camp de M. Alassane Dramane Ouattara l'ancien Premier ministre, tué par des hommes armés.
Bouaké, 6 octobre 2002 : 131 personnes dont 61 gendarmes, 61 de leurs enfants ou neveux, et 7 civils massacrés par les rebelles.
Monoko-Zohi, 5 décembre 2002 : 120 travailleurs Ivoiriens, burkinabés, maliens, guinéens, nigérians, massacrés par les militaires Ivoiriens.
Bangolo, 6-7 mars 2003 : 200 femmes, hommes, enfants, dans les quartiers Dioulas, exécutés chez eux, par des miliciens Libériens a la solde du pouvoir FPI.
Abidjan, 21 octobre 2003 : Jean Hélène (Christian Baldensperger), journaliste correspondant de RFI est assassiné par le sergent de police Seri Toulou Dago Théodore.
Abidjan, 24, 25, et 26 mars 2004 : 300 à 500 tués par les forces de défense et de sécurité, les « patriotes », la FESCI, et les milices tribales, lors d’une tentative de marche pacifique pour l’application des accords de Marcoussis, qui n’a pas eu lieu. 37 tués officiellement, 120 tués selon un rapport de l’ONU.
Abidjan, 16 avril 2004 : enlèvement, séquestration, et assassinat du journaliste Franco-canadien Guy-André Kieffer. Les enquêtes sont en cours.
Korhogo, 20 et 21 juin 2004 : massacre entre rebelles pro-Soro Guillaume (secrétaire général des Forces Nouvelles) et Pro-IB (sergent-chef Ibrahim Coulibaly), faisant 99 à 130 morts, plus environ 60 prisonniers morts par suffocation dans un conteneur sous le soleil. Au total environ 231 à 500 morts, en majorité des pro-IB.
Bouaké, 4 novembre 2004 : Opération dignité, le bombardement des positions rebelles, par le pouvoir FPI, fait 85 civils tués.
Bouaké, 6 novembre 2004 : bombardement de la base militaire française 2ème RIMA, RICM, 515ème régiment du train, avec 9 morts et 37 blessés, par le pouvoir FPI.
Abidjan, 7 novembre 2004 : les militaires Français font 67 morts et 2 226 blessés (291 par balles) dans les foules de manifestants Ivoiriens envoyés contre eux, par les chefs des « patriotes », dont Charles Blé Goudé.
Duékoué : 9 tués, 29 blessés (21 par balles) par l’armée Française.
Gagnoa : 7 tués, 55 blessés (4 par balles)
Abobo : 1 tué, 91 blessés (1 par balles)
Yopougon : 7 tués, 297 blessés (19 par balles)
Siégouékou, 25 décembre 2004 : pour causes de conflits fonciers, 16 villageois tués par des hommes armés, 2 assaillants tués par la gendarmerie.
Quartier Carrefour, fief de la milice FPI Apewê membre du FLGO (Front de Libération du Grand-Ouest) interdit aux immigrés et aux Yacoubas, 17 mai 2005 : M. Ouattara, un commerçant Sénoufo trouvé mort.
Bahoubly et Diahouin, en bordure de la zone de confiance : 3 chauffeurs Burkinabès et 5 chauffeurs Malinkés dans le transport privé sont assassinés.
Entre Guitrozon et Petit-Duékoué, 27-28 mai 2005 : 5 jeunes Sénoufos tués rituellement (sexes arrachés), l’Imam Fofana Mamadou de la mosquée Mahou au quartier petit Duékoué assassiné.
Petit-Duékoué et Guitrozon, 1er juin 2005 : 15 et 36 Guérés massacrés par balles, à l’arme blanche, ou brûlés vifs, par des mercenaires Libériens Krahn, par vengeance contre une milice Guéré pro-FPI qui les avaient sollicités pour une attaque d’un village d’immigrés, en échange de rémunération non payée. Les militaires Ivoiriens dans la ville de Duékoué et aux alentours, n’ont pas réagis sous ordre. Des forces de sécurité à quelques centaines de mètres seulement de la scène des tueries, n’ont pas réagis. D’autre part, ces mêmes tueries sont également attribuées aux rebelles des Forces Nouvelles.
Diapahi : 73 morts. Environ 124 à 130 tués en tout.
Bouaké, 29 juin 2007 : attentat à la roquette contre l’avion transportant M. Soro Kibafori Guillaume, fait 4 morts et 10 blessés. Aucun indice sur les commanditaires.
Sans oublier les cas de tortures sauvages, dégradantes, et inhumaines, (dans les deux camps) et les viols collectifs perpétrés sur des femmes et des jeunes filles de 12 ans.
Ce bilan non exhaustif, sera progressivement mis à jour suivant mes recherches sur les tueries du 19 septembre 2002 à aujourd’hui, en mémoire des victimes.
Sources :
http://www.sangonet.com/Fich5ActuaInterAfric/MutinerieCIsept02.html
http://www.globalsecurity.org/military/library/news/2005/07/mil-050707-3bbcef8c.htm
http://www.abidjantalk.com/forum/viewtopic.php?t=4986
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_contre_Guillaume_Soro_du_29_juin_2007
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