Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 11:39

 

Cher grand peuple souverain de Côte D'Ivoire, comme vous l'avait dit le ministre Anaky Kobenan, sans préciser la voie à suivre, notre Loi Fondamentale nous appelle à prendre nos responsabilités souveraines. C'est-à-dire exprimer notre souveraineté en choisissant nos dirigeants, à commencer par le Président de la République. Etant donné que les dirigeants illégaux et illégitimes actuels refusent d'organiser les élections conformément à notre Loi Fondamentale, en osant reporter illégalement, de façon intempestive l'expression souveraine du peuple depuis le 26 octobre 2005, le peuple souverain de Côte D'Ivoire, est en droit de réagir légalement.


En effet, non seulement les Droits et les Libertés du peuple en général sont violés (reports illégaux et intempestifs des élections), mais de façon individuelle aussi, on a assisté à des violations du droit à la vie de citoyens, des violations du droit et de la liberté de grèves réprimées violemment, des violations du droit et de la liberté d'expression de citoyens et de la presse, des violations du droit et de la liberté de manifestations pacifiques de citoyens, et des violations du droit et de la liberté de ministres et de députés de la Nation : des manifestants contre les déchets toxiques et contre l'inflation des produits de consommation ont été tués, des enseignants en grèves ont été arrêtés, agressés et enfermés, le procureur de la république a ordonné aux entreprises de presse d'empêcher la libre expression des citoyens dans leurs journaux, les sièges d'entreprises de presse ont été détruits impunément, des journaux ont été détruits impunément, des sièges de partis politiques ont été détruits, le ministre Kobenan Adjoumani a été illégalement jugé par un tribunal plutôt que par la Haute cour de justice inexistante, le jeune citoyen Assalé Tiémoko a été illégalement emprisonné pour avoir dénoncé la corruption, le journaliste Nanankouah Gnamantêh a été illégalement arrêté et emprisonné pour un article intitulé « Ali Baba et les 40 Voleurs », le ministre et député Anaky Kobenan a été illégalement arrêté et emprisonné par la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) sur l'ordre de l'armée (infiltrée, rappelons le, de militants FPI) pour avoir appelé le peuple de Côte D'Ivoire à exprimer sa souveraineté, l'armée encore, qui a menacé le peuple en lui intimant l'ordre d'éviter d'exprimer sa souveraineté,... Nous, le peuple souverain sommes alors piétinés et bafoués dans nos Droits et nos Libertés d'expressions souveraines. Ceci en violation directe de notre Constitution.


Notre Constitution donne pourtant, en son Article 39, un devoir d'obligation de protection des Droits et des Libertés des citoyens, au Président de la République, qui prête serment en ces termes : « Devant le peuple souverain de Côte d'Ivoire, je jure solennellement et sur l'honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les Droits et les Libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l'intérêt supérieur de la Nation. Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je trahis mon serment ».


De ce fait, le peuple de Côte D'Ivoire, dont les Droits et les Libertés sont piétinés et bafoués par celui qui a un devoir d'obligation de les protéger, se doit de retirer souverainement, conformément à sa Loi Fondamentale, sa confiance au Président de la République afin qu'il subisse la rigueur des lois pour avoir trahit son serment. La Constitution appelle donc le grand peuple de Côte D'Ivoire à retirer sa confiance aux dirigeants illégaux et illégitimes en portant plainte devant le procureur général pour accusation de haute trahison. La Constitution appelle le grand peuple de Côte D'Ivoire à destituer : à retirer légalement, souverainement, le pouvoir à M. Gbagbo Laurent qui pense être au dessus de la loi du peuple, en portant plainte contre lui devant le procureur général, afin qu'il soit jugé pour crimes de haute trahison, par la Haute cour de justice.


J'ai déjà répondu à l'appel de la Constitution depuis le 3 mai 2007, en portant personnellement l'accusation dans les bureaux du procureur général, avec la signature de sa secrétaire et le cachet de la Cour Suprême, faisant foi. Alors, grand peuple souverain de Côte D'Ivoire, la Constitution attend ta réaction légale et souveraine à son appel. Oui nous aussi nous pouvons porter plainte.

Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Constitution
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