Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 16:04

 

PROPOSITION DE LOI BORIS DAHOUET-BOIGNY

 

Relatif à la correction du vide juridique apparu après le 26 octobre 2005, voyant la non tenue des élections générales, suivie des multiples reports anticonstitutionnels, jusqu'à ce jour mercredi 18 mars 2009, à travers

 

 L'amendement de l'Article 38 de la Constitution Ivoirienne.

 

PRÉSENTÉ
 

Au nom de BORIS DAHOUET-BOIGNY,
 

Mon fils unique,
 

Par M. ARMAND DAHOUET-BOIGNY,
 

Futur député Africain,


(Renvoyée à la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)


Politique. - Constitution, droit

 

EXPOSE DES MOTIFS



Mesdames, Messieurs,


L'Article 38 de la Constitution du peuple de la République de Côte D'Ivoire, dit ce qui suit :

Art. 38. _ « En cas d'événements ou de circonstances graves, notamment d'atteinte à l'intégrité du territoire, ou de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats, le Président de la Commission chargée des élections saisit immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatation de cette situation.

         Le Conseil constitutionnel décide dans les vingt quatre heures, de l'arrêt ou de la poursuite des opérations électorales ou de suspendre la proclamation des résultats.

         Le Président de la République en informe la Nation par message. Il demeure en fonction.

         Dans le cas où le Conseil constitutionnel ordonne l'arrêt des opérations électorales ou décide de la suspension de la proclamation des résultats, la Commission chargée des élections établit et lui communique quotidiennement un état de l'évolution de la situation.

         Lorsque le Conseil constitutionnel constate la cessation de ces événements ou de ces circonstances graves, il fixe un nouveau délai qui ne peut excéder trente jours pour la proclamation des résultats et quatre vingt dix jours pour la tenue des élections. »

D'une part, comme vous pouvez le constater avec les caractères en gras, le législateur entend par opérations électorales, la journée du vote, et non la préparation des élections (processus électoral) à partir d'une prise de décret, ou le début du recensement des électeurs.
 

D'autre part, qu'est-ce que l'Article 38 ne dit pas ? L'Article 38 ne dit pas ceci :

Art. 38. Falsifié_ « En cas d'événements ou de circonstances graves, notamment d'atteinte à l'intégrité du territoire, ou de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement normal des élections, le Président de la République saisit immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatation de cette situation.

         Le Conseil constitutionnel décide. (...)

         Le Président de la République en informe la Nation par message. Il demeure en fonction. (...) »
 

C'est totalement faux. Qu'est-ce que le Conseil constitutionnel avait décidé? L'arrêt ou la poursuite des élections, ou encore la suspension de la proclamation des résultats? En fait, conformément à la Constitution rien, puisqu'il n'y a pas eu d'élections. C'est de la falsification, c'est du faux et usage de faux en loi constitutionnelle. C'est induire le peuple de Côte D'Ivoire en erreur pendant 4 ans. C'est ce qui a été « officiellement » démontré et fait pour demeurer, sans mandat du peuple Ivoirien, donc illégalement, illégitimement, impunément, et de force, au pouvoir depuis le 26 octobre 2005 à ce jour, en violation flagrante et extrêmement grave de la Constitution du peuple de Côte D'Ivoire.

Illustration: (mise à jour le samedi 30 mai 2009 à 15:03) 
Lors d'un entretien exclusif de M. Gbagbo Laurent accordé à FRANCE 24, diffusé le jeudi 28 mai 2009, voici ce qu'il a affirmé aprés la question pertinente de Stéphanie Antoine:

"...Mais M. le Président, votre mandat s'est interrompu en 2005 ?"

"Non ! Madame. La Constitution de Côte d'Ivoire que nous appliquons n'a pas dit ça. La Constitution de Côte d'Ivoire dit qu'en cas de difficultés graves, division du pays en deux par exemple et c'est écrit dans la Constitution, rendant impossible la tenue des élections, le Président de la République discute avec le Conseil constitutionnel, il s'adresse à la Nation et il reste au pouvoir. Ça c'est l'article 38 de la Constitution. Donc il ne faut pas dire que mon mandat est interrompu en 2005. 2005 c'était le terme normal s'il n'y avait pas eu de difficultés. Dès l'instant qu'il y a eu difficultés, la Constitution prévoit qui doit exercer le mandat présidentiel. Et c'est le président en place. C'est moi. Donc je ne fais rien d'anti-constitutionnel..." 

 
C'est la version mise à jour et diffusée mondialement, de l'article_38 falsifié, par M. Gbagbo Laurent, que je soulignais plus haut, le mercredi 18 mars 2009. Mieux qu'une interprétation, c'est une citation claire.

Sans mandat du peuple de Côte D'Ivoire, la Nation a été illégalement gouvernée, engagée dans des accords avec d'autres nations, pillée quotidiennement des ressources de ses contribuables. On a profité de l'ignorance du peuple, pour abuser de lui, pour piétiner sa souveraineté. Il y a eu sept reports illégaux de l'expression souveraine du peuple en trois ans! C'est plus qu'inacceptable. C'est un crime contre l'humanité, à condamner. Il faut donc impérativement, protéger la souveraineté du peuple.
 

Par conséquent, afin d'éviter aux générations futures de telles dérives antidémocratiques extrêmement graves pour la préservation et le respect de la souveraineté du peuple,
 

Il est proposé l'amendement de l'Article 38 comme ce qui suit :



PROPOSITION DE LOI

 


Art. 38. Nouveau



a) _ « Préalables : en cas d'événements ou de circonstances graves, notamment d'atteinte à l'intégrité du territoire, ou de catastrophes naturelles rendant instantanément impossible le déroulement normal du vote ou la proclamation des résultats, seul le Président de la Commission chargée des élections, peut saisir immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatation de cette situation.
 

b) _ Préalables : Le Conseil constitutionnel décide et annonce, dans les vingt quatre heures, de l'arrêt ou de la poursuite du vote ou de suspendre la proclamation des résultats.
 

c) _ Alors dans les conditions précédentes préalables uniquement, telles que définies aux alinéas a) et b), le Président de la République sortant, en informe officiellement la Nation par message. Il peut exceptionnellement, par conséquent demeurer en fonction.

       
d) _ Dans le cas où le Conseil constitutionnel ordonne l'arrêt du vote ou décide de la suspension de la proclamation des résultats, seule la Commission chargée des élections établit et lui communique quotidiennement un état de l'évolution de la situation.
 

e) _ Lorsque le Conseil constitutionnel constate la cessation de ces événements ou de ces circonstances graves, il fixe un nouveau délai qui ne peut excéder trente jours pour la proclamation des résultats et quatre vingt dix jours pour la tenue du vote.
 

f) _ Dans le cas où les conditions préalables définies, aux alinéas a) et b), ne sont pas remplies, et/ou les délais, à l'alinéa e) sont excédés, il y a discontinuité juridique de l'Etat !
 

g) _ En cas de discontinuité juridique de l'Etat, le gouvernement en cours et le Président de la République sortant, sont sanctionnés par un verdict de destitution sans appel. Le peuple, par ses représentants à l'Assemblée Nationale, constitue une équipe transitoire de 3 vices présidents en leur sein, qui à leur tour forment une équipe de gestion des affaires courantes, jusqu'à la tenue du vote légal normal.» 

Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Proposition De Loi
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Commentaires

A mon avis, c plus tot  vous qui voyez un amalgame a cette lois de la constituion ivoirienne. D'abord, ce n'est ni M Laurent GBAGBO, ni le FPI qui a ecrit cette constitution et cet article 38, Dexiemement cette constitution à été votée a plus de 86% et accepté par tous les parties politiques et non seulement le FPI, Troixièment On parle d'evenement Rendant impossible la tenue des elections, ca veut bien dire dans les deux cas a savoir avant le debut et pendant les elections.

Aussi, la tenue d'une election commence pas le jour du vote, mais commence plutot depuis ses préparatifs, De toutes les mannières, On ne peut demander a M GBAGBO de préparer des elections en pleine crise polico-militaire, ca n'aboutira à rien à cause du fait que les population sont plutot préoccuper par leurs vies que par les campagnes electoralles. Au passage il serait bien de vous signifier qu'un evenement à un debut et une fin, c a dire une durée. Ainsi un evenement tel que la partition du pays en deux intervenant avant la fin du madant presidenciel et qui dure jusqu'à l'aproche de la periode electoralle est aussi capable d'empeicher la tenue des elections, Si vous voullez; je pourrais user de votre philisophie, c'est à dire:
A supposer que l'evenement est lieu depuis 2002 et dure jusqu'a debut Octobre 2005, a supposer que la date des elections est prevue pour le 16 Octobre 2005,
Considerant que nous somme a la date du 16 Octobre 2005 et l'evenement tiens toujours, vous conviendrai avec moi qu'un tel evenement empeiche la tenue des elections tout simplement parce que le pays est encore et toujours divisé en deux!!
maintenant; considerons que l'election presidentiel se prepare au moin 3 mois avant les elections, sachant aussi qu'une election sans campagne electorale est voué a l'echec, seriez vous d'accord avec moi qu'on reporte la tenue des elections pour faute de campagne electoralle? dans ce cas cet evenement (faute de campagne electoralle) est un evenement qui s'est produit et constaté à la veille des elections se qui rend rend impossible la tenue des elections.
En d'autre therme, cet evenement de 2002 a generer plusieurs autres evenements qui à la proche des elections rend impossible sa réalisation et c'est donc pour quoi, pour ceux qui comprennent vite que la situation de 2002 à rendus impossible la tenue des elections. On avait pas besoin sortir tous ce detail là pour le comprendre...
Meme si nous faisons sauter cet article 38, un autre article empeichera les elections, par exemple, la non existance d'une campagne electoralle equitable a tous les parties politiques....

j'espère au moin que vous etes d'accord avec moi si non je prefere arreter là mon intervention car vous meme vous l'aviez souligner; soyons objectif dans nos propos.
Commentaire n°1 posté par Paul Isidore le 04/06/2009 à 04h09
Merci mon frère Paul, je vois que vous procédez maintenant à une démonstration pour expliquer votre pensée. En fait, la Constitution d'août 2000 a été rédigée par les héritiers du putsch du 24 décembre 1999. Nous savons tous qui ils sont, et qui les actionnaient. L'Histoire se chargera de préciser leurs noms. Ce n'est pas ce qui est important ici.
 
 
Concernant la validité de la Loi fondamentale, je ne la conteste pas non plus. Au contraire je suis pour le respect "scrupuleux" de la Constitution. Sinon je ne dénoncerais pas les multiples violations quotidiennes faites par M. Gbagbo Laurent, notamment dans le cas en question: l'Article_38.
 
 
Dans le fond de cet Article_38, le législateur n'a pas choisi ses mots au hasard: on parle donc "...d'événements...RENDANT IMPOSSIBLE LE DEROULEMENT NORMAL DES ELECTIONS OU LA PROCLAMATION DES RESULTATS,.." ELECTIONS, indique bien les actions d’élire par des votes. DEROULEMENT, indique bien que le vote avait déjà commencé. OU LA PROCLAMATION DES RESULTATS, précise bien que le vote est terminé et que la CEI est sur le point de proclamer les résultats. Plus loin on obtient la confirmation de ce qui est avancé plus haut: "...LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL DECIDE...DE L'ARRÊT OU DE LA POURSUITE DES OPERATIONS ELECTORALES OU DE SUSPENDRE LA PROCLAMATION DES RESULTATS." La précision est faite sur la nature des OPERATIONS ELECTORALES: il s'agit bien DES ELECTIONS ou des actions de voter. Cela, parce que OPERATIONS ELECTORALES est mis pour ELECTIONS, et chronologiquement, LA PROCLAMATION DES RESULTATS vient tout de suite après la fin des OPERATIONS ELECTORALES: après le vote. Le législateur ne pouvait pas parler de l'étape de LA PROCLAMATION DES RESULTATS, après le décret confirmant la date des élections. Le législateur ne pouvait pas parler de l'étape de LA PROCLAMATION DES RESULTATS, après l'enrôlement, ou après la distribution des cartes d'électeurs, ou après la vérification des listes électorales, ou après la campagne électorale.

 
Dans votre logique, le Conseil constitutionnel décide soit de l'arrêt ou de la poursuite du décret confirmant la date des élections, soit de l'arrêt ou de la poursuite de l'enrôlement, soit de l'arrêt ou de la poursuite de la vérification des listes électorales, soit de l'arrêt ou de la poursuite de la distribution des cartes d'électeurs, soit de l'arrêt ou de la poursuite de la campagne électorale, soit de l'arrêt ou de la poursuite du vote, ou de la suspension de la proclamation des résultats. Cela ne tient pas.

 
Si le législateur ne parlait pas du vote seul, ou de la proclamation des résultats, il aurait cité toutes les étapes constituant les opérations électorales comme vous l'entendez. Les ELECTIONS, ce n’est pas la prise d’un décret, ni l’enrôlement, ni la vérification des listes électorales, ni la distribution des cartes d’électeurs, ni la campagne électorale. Les ELECTIONS, ce sont les actions d’élire par les votes : mettre les bulletins de vote dans les urnes afin de choisir un dirigeant.
 
 
Maintenant, quant vous dites que la tenue des élections ne commence pas le jour du vote, cela n'a pas de sens puisque la date du 29 novembre, par exemple, est bien la date du vote, la date de la tenue des élections, le jour du vote.
 
 
De toutes les façons, le problème n'est pas d'organiser des élections ou pas, en temps de crise. C’est hors sujet. Le problème est que, il ne faut pas qu'il n'y ait pas d'élections. Il faut qu’il y ait des élections, sans discontinuité, périodiquement, comme indiqué par la loi, afin que la souveraineté du peuple s’exprime pleinement, totalement. M. Gbagbo Laurent n’est pas le souverain du peuple. Pourquoi empêcher la souveraineté du peuple de s’exprimer pleinement, totalement ? C’est illégal. Nul ne peut empêcher la souveraineté du peuple de s’exprimer totalement.
 
 

S'il n'y a pas d'élections, comme je l’ai déjà dit, l'Article_38 ne peut pas être utilisé. C’est ce qui a impliqué le vide juridique. Puis le vide juridique a entrainé les différents accords qui ne sont pas constitutionnels. Ce sont des faits, réels, qui prouvent que mon raisonnement est juste.

Réponse de Armand Dahouet-Boigny le 09/06/2009 à 00h50
Mon ami, on dirait que tu n'a rien compris de l'article 38 ou bien tu fais expres!!!
On dit bien en cas d'evenement rendant impossible la tenue des elections...Gbagbo reste en place....
Alors pour toi, on pouvait preparer les elections jusqu'à etre pret et ensuite faire constater son impossibiliter le jour du vote??? mais dit donc!!!! et encore pourrais tu valider un scrutin preparer dans un moment de trouble ou les populations sensées voters sont dispaissées dans la nature?? ou bien tu ne sais pas qu'il est impossible d'organiser des elections sans les electeurs????? mais franchement ca me désole de constater qu'il y a encore en Cote d'Ivoire de tel raisonement, excuser moi mais c'est avec respect que je vous reponds, desolé si je vous offense c'est plus fort que moi !!! n'en voullez pas a ceux qui vous traite de collabo.
Pour mieux t'eclairer, si cet article 38 existe c'est justement pour fermer ce vide juridique car sans celà un gar comme toi pourrait ce lever le lendemain du 31 Octobre 2005 pour dire que le pouvoir est dans la rue.... Apres on vas dire Channier!!!
Pour rappel la CI n'est pas un pays de sauvage, il y a des regles et des Juges!!!
Et si t'es assez honnete tu laisseras ce commentaire dans ton blog mais sinon on comprendrait tous qui tu es....
Commentaire n°2 posté par NIAMIE A. PAUL ISIDORE le 02/06/2009 à 04h25

Mon frère Paul Isidore de Dakar, c’est de l’impossibilité d’utiliser l’Article_38 et la non tenue des élections, qui sont sacrées, le 26 Octobre 2005, que provient le vide juridique : c'est-à-dire que la Loi du peuple de Côte D’Ivoire n’a pas prévu de cas où il n’y aurait pas d’élections. L’Article_38 n’est utilisable que si les élections ont commencé au moins... Les élections, qui sont sacrées, n’ont pas commencé, encore moins eu lieu, le 26 octobre 2005. En plus, l’Article_38 a été falsifié. Le Grand Peuple de Côte D’Ivoire n’est pas aussi naïf pour dire que s’il n’y a pas d’élections, le Président de la République en exercice « discute » avec le Conseil constitutionnel, il informe la Nation par message et il reste au pouvoir jusqu’à ce qu’un président soit élu, quel que soit le temps que cela prendra. Non. Soyons sérieux. Je vous défie, ainsi que quiconque sur la face de cette terre, de trouver dans notre Constitution une telle disposition. Ce serait faire appel à tous les abus possibles et imaginables. Justement, comme de nos jours.

Le pouvoir ne peut pas être dans la rue, car il appartient au peuple souverain qui l’exprime justement dans les urnes. Ce qui rend les élections sacrées et qui crée une République.

Apparemment, les juges et le procureur général doivent être des militants du FPI, puisque leur silence depuis plus de 4 ans montre qu’ils piétinent leur propre Loi, votre propre Loi fondamentale, notre Loi, donc la souveraineté du peuple. Finalement, un démocrate peut-il s'accrocher au pouvoir sans l'expression souveraine du peuple dans les urnes, pendant plus de 4 ans? Non je ne me tairai pas comme vous au FPI vouliez que ceux qui ne partagent pas vos opinions se taisent sous peine d'être éliminé physiquement.

Voici encore une fois le fond de l'Article_38 que j'ai expliqué à mon frère Any Apollinaire sur FRANCE 24. L’Article_38 n’est pas utilisable dans notre cas, parce qu’il a été falsifié pour accommoder M. Gbagbo Laurent afin qu’il jouisse illégalement d’un mandat gratuit, sans l’expression de la souveraineté du peuple dans les urnes, et en plus parce que les élections n’ont jamais commencé le 26 octobre 2005. Pour que l’Article_38 soit utilisable, il faut que les votes aient commencé, ou qu’on soit sur le point de proclamer les résultats, et que l’un ou l’autre de ces cas soit ensuite, interrompu par les cas que la Loi a cité, puis que le président de la commission chargée des élections (CEI) saisisse le Conseil constitutionnel afin qu’il le constate et décide soit de l’arrêt du vote, soit de la suspension de la proclamation des résultats, les deux seules décisions possibles, conformément à la Loi… C’est seulement après la décision du Conseil constitutionnel que le Président de la République informe la Nation par message et demeure au pouvoir jusqu’à ce que quand tout redevient normal il faille 30 jours pour la proclamation des résultats, et 90 jours pour la tenue du vote… Alors question cruciale : quand M. Gbagbo Laurent a « discuté » illégalement avec le Conseil constitutionnel en octobre 2005, alors que le vote n’avait pas commencé, encore moins eu lieu, et que la proclamation des résultats n’était certainement pas sur le point d’être faite, qu’est-ce que le Conseil constitutionnel avait décidé ? L’arrêt du vote, ou la suspension de la proclamation des résultats ?

Voila pourquoi il y a vide juridique, voila pourquoi nous sommes dans des accords à n'en plus finir. Je vous fais remarquer que l'Accord Politique de Ouagadougou ou de Marcoussis, ou les autres n'existent pas dans notre Constitution.

Réponse de Armand Dahouet-Boigny le 03/06/2009 à 04h05

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