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M. Dahouet-Boigny Armand 18 angle bl. Beautreau Roussell av. Chardy, 2ème étage, N° 6, Plateau, Abidjan, Côte d'Ivoire e-mail :dahouet@ymail.com blog :simsarchitecthouse.over-blog.com Téléphone : (225) 07 53 57 08
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Mardi 11 novembre 2008
Objet : Restauration de notre Souveraineté
Monsieur le Président-Elu, Barack Obama, c’est un immense honneur pour moi de vous écrire pour la seconde fois, de façon plus formelle cette fois-ci, pour vous demander de bien vouloir concrétiser à présent, dans mon pays, l’espoir de changement politique mondial qui est arrivé aux Etats-Unis d’Amérique.
En effet, après l’expression libre, transparente, et de plein droit, de la souveraineté du grand peuple Américain, à la date historique du 4 novembre 2008, qui représenta fortement pour moi, un cours magistral de démocratie appliquée, au monde entier, je ne peux pas accepter que dans mon pays, la Côte D’Ivoire, notre souveraineté soit méprisée, bafouée, et piétinée, par des criminels, des illégitimes, des illégaux, et des dictateurs, qui sans mandat du peuple souverain, nous dirigent illégalement par la force du fusil. Cela, tout en empêchant par des reports anticonstitutionnels intempestifs, la souveraineté du peuple Ivoirien de s’exprimer dans les urnes.
Je ne peux pas accepter que notre souveraineté soit méprisée, bafouée, et piétinée, par l’Organisation des nations-Unis (ONU), à travers la 6014ème séance du Conseil de sécurité, le vendredi 7 novembre 2008, acceptant un septième report illégal des élections pour la fin de juin 2009. Il y a un schéma inacceptable qui se dessine depuis le 26 octobre 2005, date de la fin du mandat présidentiel : il n’y a pas eu d’élections présidentielles le 26 octobre 2005, il n’y a pas eu d’élections présidentielles le 26 octobre 2006, il n’y a pas eu d’élections présidentielles le 26 octobre 2007. La résolution 1721 (2007) de l’ONU n’a pas été respectée impunément, et les multiples accords de Ouagadougou, dont le premier signé le 4 mars 2007, ont à eux seuls reporté trois fois, illégalement, les élections : il n’y a donc pas eu d’élections, comme prévu, dix mois après la signature du premier accord de Ouagadougou, en janvier 2008, il n’y a pas eu d’élections à la fin de juin 2008, il n’y aura pas d’élections le 30 novembre 2008.
Par conséquent, la recommandation de l’ONU pour qu’il y ait des élections au plus tard à la fin de juin 2009, ne fait que donner plus de temps aux criminels qui ne cherchent qu’à gagner du temps dans l’illégalité, afin de piller chaque jour, au maximum les ressources du contribuable Ivoirien, de corrompre les institutions de défense, de sécurité, et d’information. Sept reports illégaux de l’expression souveraine du peuple en trois ans ! C’est plus qu’inacceptable. C’est un crime contre l’humanité, à condamner.
En ma qualité d’homme de paix, ma seule arme est la parole, donc ma voix que je vous demande humblement de bien vouloir faire entendre, en faisant pression sur l’ONU, afin que ces criminels soient écartés du pouvoir, et que cette transition prenne fin avec les Nations-Unis en charges, pour le retour rapide à la légalité constitutionnelle, à la démocratie, pour la restauration de la souveraineté du peuple Ivoirien, pour la paix.
Je vous remercie d’avance pour votre temps et votre considération, monsieur le Président-Elu, et dans l’espoir d’une suite favorable, veuillez recevoir mes félicitations sincères pour votre élection, et l’expression de mes plus hautes salutations distinguées.
M. Dahouet-Boigny Armand
Citoyen Ivoirien
11/11/2008
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Je suis heureux que la femme d'un de mes frères ou cousins, commente mon texte. Chère sœur, vous dites bien: "C'est Gbagbo qui a voté la loi qui dit qu'en cas de non élection suite à une grave crise, le président en exercice poursuit son mandat."
Je suis désolé de vous dire que ce n'est pas M. Gbagbo qui a voté la Loi du Peuple souverain. M. Gbagbo n'est pas le souverain de la Côte D'Ivoire. C'est le Peuple souverain qui a voté la Constitution d'Août 2000. Personne n'est au dessus du Peuple. C'est pour cela qu'il est souverain. Ce que le Peuple a voté est au dessus de tous, sans exceptions. Alors ce n'est pas moi qui piétine notre Loi, c'est M. Gbagbo Laurent qui le fait, avec votre aide. Vous vous piétinez vous-mêmes, en piétinant la souveraineté du Peuple. Et c'est à moi que vous voulez donner des leçons de respect des lois? Je suis pour le respect "scrupuleux" de la Loi Fondamentale qui est sacrée. C'est ce qui justifie et guide mes critiques.
Donc, vous devriez plutôt chercher à avoir la connaissance de votre propre Constitution, au lieu de m'insulter et de tribaliser le débat. Vous pensez que les baoulés n'ont pas le droit de se présenter à l'élection Présidentielle, parce que Félix Houphouët-Boigny, un baoulé, et Henri Konan Bédié, un baoulé, ont gouverné pendant 40 ans? Et vous osez parler de démocratie? Les baoulés n'ont plus le droit de se présenter, c'est terminé. C'est le Peuple souverain qui a voté cette loi? Aucun peuple souverain ne voterait une telle loi aussi abjecte, discriminatoire, tribaliste, ethniste, et anti-baoulé.
Félix Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié, n'étaient pas les Présidents des baoulés seuls. Les routes, les ponts, les barrages, les hôpitaux, les écoles, etc., qu'ils ont construits ne sont pas pour les baoulés seuls. Ce ne sont pas seulement les baoulés qui ont le droit de circuler sur ces routes et ces ponts. Ce ne sont pas seuls les baoulés qui peuvent bénéficier de l'électricité que produisent les barrages. Ce ne sont pas seuls les baoulés qui ont le droit de se faire soigner dans les hôpitaux. Ce ne sont pas seuls les baoulés qui ont le droit d'envoyer leurs enfants dans les écoles. Ce ne sont pas seuls les baoulés qui ont le droit d'être nommés, de créer des entreprises, d'être élus, etc. Je sais que vous n'avez pas honte. Vous ne connaissez pas la honte. Mais vous devriez avoir honte de penser cela. C'est une disgrâce! Vous voulez retourner à la ségrégation? C'est inacceptable.
D'autre part, vous continuez sans honte, à partager les slogans de M. Gbagbo Laurent qui a dit que: "...mes amis ne sont pas les seuls à voler...", "...je n'ai aucun problème avec ceux qui s'enrichissent...", "...c'est cyclique... hier des gens qui étaient à vélo... sont devenus riches...", c'est ce que vous sous entendez par votre histoire de « ventilateur »... C'est ce qu'un « agent de police » (un milicien sûrement) m'a dit en face de l'AIP au Plateau: "...Le FPI dit que Houphouët a volé, Bédié a volé, donc c'est à leur tour de voler." Un aveu de malhonnêteté et d'incompétence notoire. Vous pensez que si Félix Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié avaient volé, la Côte D'Ivoire serait autant respectée et citée en exemple hier? Alors pourquoi sommes-nous la risée de tous aujourd'hui si le FPI fait comme ceux d'hier?
Finalement, je voudrais discuter de ce que vous prétendez que j'aime le désordre et la violence, que je devrais me libérer des colonisateurs, et vous m'invitez à rejoindre M. Gbagbo Laurent pour avoir ma place en Côte D'Ivoire. Seuls ceux qui se laissent acheter par M. Gbagbo Laurent, ont leur place en Côte D'Ivoire? Je suis désolé de vous décevoir, chère sœur, car tout comme vous avez librement, sans contraintes, choisi de soutenir M. Gbagbo, c'est également librement et sans contraintes, que j'ai choisi de ne pas soutenir la politique de la refondation. Vous parlez de Dieux et de prières, donc vous pouvez comprendre ceci: Dieu nous dit que nous avons une dette d'amour fraternel, pour notre prochain. C'est à dire que nous devons aimer notre prochain, même nos ennemis. C'est difficile sans l'aide de Dieu. Cependant, Dieu ne nous a pas dit de partager la même opinion politique que notre prochain. Nous pouvons donc choisir librement ceux avec qui nous associer politiquement sans violences. Moi, grâce à l'aide de Dieu, j'aime fraternellement tout le monde. J'aime donc fraternellement, M. Gbagbo aussi. Mais je ne suis pas obligé de soutenir sa politique. Je suis un homme de paix, je suis près à vous enseigner la paix de Dieu si vous le voulez. Je ne suis pas un homme de guerre. Je ne règle pas mes problèmes par la violence, le meurtre, et l'assassinat. Sinon je ne perdrais pas mon temps à vous répondre. Ma seule arme est la parole de vérité. Concernant les colonisateurs, je respecte notre indépendance politique acquise par nos anciens, contrairement à vous au FPI, qui luttez pour une "nouvelle indépendance". Donc, je ne connais aucun colon, je ne suis l’esclave de personne sur la face de cette terre.
Si vous me vouliez du bien vous ne m'auriez pas traité de non humain: d'animal. Et je doute fort que vous portiez vraiment le nom de mon père, si vous êtes capable de me traiter d'animal. Quelle disgrâce.
P.S. (mise à jour le vendredi 17 juillet 2009)