Samedi 17 janvier 2009


Selon Kant, le premier « Article définitif » veut que tout Etat se dote d’une loi fondamentale républicaine juste, donc porteuse de paix, quelle que soit la forme – autocratique, aristocratique, ou démocratique – du pouvoir exécutif. Car la conception juridique du pouvoir étant républicaine – non « despotique et violente » –, donc représentative de la volonté du peuple, elle serait plus indiquée à entretenir et à « déclarer une paix » des cœurs durablement instaurée.

 

« tout Etat est tenu de se doter d’une constitution républicaine, celle-ci étant la "seule qui soit conforme à l’idée du pacte originel, sur lequel doit se fonder toute législation juste d’un peuple", en ce qu’elle reconnaît la liberté individuelle de chaque membre de la société, exige l’assujettissement de tous à la loi commune et assure ainsi l’égalité de l’ensemble des citoyens. Une telle constitution est porteuse de paix, au-dedans comme au-dehors, dans la mesure où elle associe l’ensemble des citoyens aux décisions vitales qui les concernent, et notamment aux déclarations de guerre, qui traditionnellement relèvent de la volonté du souverain(…) En effet, "le républicanisme est le principe constitutionnel qui sépare le pouvoir exécutif(…)du législatif, tandis que le despotisme est celui où l’Etat s’arroge le pouvoir d’exécuter des lois qu’il s’est données à lui-même". Vue sous cet angle, la république, quelle que soit la forme qu’y prend le pouvoir exécutif (autocratique, aristocratique ou démocratique), se caractérise par le "système représentatif", qui est le mieux à même d’empêcher toute dérive "despotique et violente". »

 

Le second « Article définitif » établit la nécessité de mondialiser le droit, par une « Fédération d’Etats Libres » – par soucis de respect des souverainetés – devant entraîner une « Fédération de Paix » – pour arrêter toutes les guerres – par opposition au traité de paix qui lui ne fait qu’arrêter une guerre ponctuelle mais pas l’état de guerre susceptible, au moindre prétexte, de se retransformer en guerre.

        
Quant au troisième « Article définitif », il consacre un droit « cosmopolitique » : droit universalisé – semblable au droit international limité par les souverainetés – qui lui « devrait être limité aux conditions de l’hospitalité universelle ». Avec la traduction politique de l’hospitalité comme « le droit d’un étranger(…)de ne pas être traité en ennemi ». La finalité étant d’instaurer progressivement un « droit public de l’humanité » supposant l’émergence d’un « espace public mondial ».

 

« En effet, lorsque la politique et le droit soumettent leurs finalités respectives au libre examen, en tablant, pour leur réalisation, sur l’approbation sans réserve du public, celles-ci finissent nécessairement par converger vers le point de non-retour de l’entente universelle. Aussi le républicanisme juridique de Kant traduit-il, avant tout, sa confiance dans la chose publique(…), dont la mise en œuvre, comprise littéralement, est indissociablement liée à la logique de paix. »

 

         Sachant cela, comment se fait-il que les chercheurs en paix, ne critiquent pas la mondialisation, sans système juridique républicain, dans laquelle nous sommes forcés ? En effet, sans possibilités de prendre des lois mondiales justes approuvées par les peuples de toutes les nations pour assurer la paix mondiale, comment peut-il y avoir une « place publique mondiale », un domaine public mondial auquel transférer une partie des moyens de production du monde? Comment peut-il y avoir un gouvernement mondial ? Comment peut-il y avoir la paix mondiale ? Et pour cause, il n’y a pas de paix mondiale aujourd’hui, et toute "républicanisation" sans Dieu serait vaine de toutes les façons. D’une part, raison de plus que la paix ne vient pas des lois, et d’autre part, encore faudrait-il que les hommes soient disposés à la paix afin de pouvoir républicaniser ces institutions et organisations "mondiales" pour la paix. Joseph E. Stiglitz, Prix Nobel d’économie, nous éclaire beaucoup à ce sujet :

 

« Aujourd’hui, avec la baisse continue du coût des transports et des communications et la réduction des barrières artificielles à la libre circulation des biens, des services et des capitaux (celle de la main-d’œuvre se heurtant toujours à de sérieuses entraves), nous avons un processus de "mondialisation" analogue à ceux qui ont constitué hier les économies nationales. Malheureusement, nous n’avons pas d’Etat mondial, responsable envers les peuples de tous les pays, pour superviser les progrès de la mondialisation, comme les Etat-Unis et d’autres Etats nationaux ont guidé ceux de la "nationalisation". Notre système, c’est une "gestion mondiale sans gouvernement mondial". Un système où dominent quelques institutions (la Banque mondiale, le FMI, l’OMC) et quelques acteurs (les ministères de Finances, de l’Industrie et du Commerce, étroitement liés à certains intérêts économiques et financiers), mais où beaucoup de ceux qui sont touchés par leurs décisions n’ont pratiquement aucun droit à la parole. Il est temps de changer les règles qui régissent l’ordre économique international, de penser moins à l’idéologie et davantage à ce qui se montre efficace, de réexaminer comment les décisions sont prises au niveau international – et dans l’intérêt de qui. Il faut que la croissance ait lieu. Il est crucial que le développement réussi qui s’est produit en Asie orientale ait lieu ailleurs, car l’instabilité mondiale chronique a un coût énorme. On peut réorienter la mondialisation et, si on le fait, si on la gère de façon équitable et adaptée, en donnant à tous les pays le droit de s’exprimer sur les mesures qui les touchent, peut-être aidera-t-elle à créer une nouvelle économie mondiale où la croissance sera plus durable et où ses fruits seront plus justement partagés. »


Heinz Wismann et al., Imaginer La Paix, p. 54.

Wismann et al., p. 55.

Ibid.

Wismann et al., pp. 57-58.

Joseph E. Stiglitz, Gobalization And Its Discontents, Traduction Paul Chemla, Paris: Fayard, 2002, p. 48.

 

Par Armand Dahouet-Boigny
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Samedi 17 janvier 2009

 

Alors, avec toutes ces données historiques, culturelles, philosophiques, scientifiques qui disent que la confiance seule ne suffit pas pour instituer la paix entre les hommes, puisqu’il faut des lois justes approuvées par le peuple, donc un espace juridique républicain, de forme exécutive autocratique, aristocratique, ou démocratique, en plus ; posons nous la question suivante : comment depuis 1795 – 209 ans – sachant tout cela, les dirigeants n’ont pas pu éviter les guerres ? Tout simplement parce que, quelle que soit l’idéologie autocratique républicaine, aristocratique républicaine, ou démocratique républicaine, si les dirigeants ne prennent pas de justes lois, leurs citoyens, populations, et nations ne seront pas en confiance entre eux et elles. S’il n’y a pas de confiance, il y aura méfiances induites par les injustices elles mêmes impliquées par les mauvaises lois. Or, qui dit méfiance dit mur de méfiance, et qui dit mur de méfiance dit haine. Nous sommes finalement ramenés au fait que les scientifiques reconnaissent en général, fait auquel j’adhère complètement : l’humanité n’a pas accès à la paix sans Dieu, et certains la rejette même consciemment ou non.

Et l’on parle de lois injustes comme étant sources de guerres ? Les experts cherchent à « imaginer la paix » sans critiquer les mécanismes, structures, et instruments mis en place pour favoriser les guerres . Sans demander la « républicanisation » des institutions constituant ces mécanismes qui imposent des lois injustes . Il a fallu que ce soit un Prix Nobel d’économie – puisse Dieu le bénir – qui le fasse.

 

         En réalité, comme expliqué plus haut, que la paix provient de la mise en application délibérée de la parole de Dieu, qui elle prédispose, entre autres, à un comportement de paix propice et préalable à la prise de lois justes donc approuvées par les populations souveraines. La guerre, de même, provient de l’amour de l’argent[1], de la soif de domination, de la vanité, de la peur : des attributs de la haine qui prédisposent les hommes dictateurs à imposer des lois non-approuvées par la totalité des populations souveraines concernées, donc injustes pour elles, mais profitables pour les dictateurs. La paix, elle, provient de Dieu par le Christ – Dieu est même Paix –, et la guerre provient de la haine, dont l’origine est connue.

         Une précise définition du dictateur en ressort : c’est celui qui impose des lois injustes basées sur les attributs de la haine, dans un système juridique non républicain.

 

Comment peut-on faire des lois justes ? Kant n’avait-il pas traduit l’évangile de façon politique pour permettre une base juste sur laquelle construire des lois justes ? N’a-t-il pas parlé de fraternité universelle, d’amour de la vie de chacun, de l’hospitalité comme droit d’un étranger de ne pas être traité en ennemi ? Dieu ne dit-il pas que :

 

« C'est lui (le Christ), en effet, qui est notre paix : de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, II a détruit le mur de séparation : la haine.[2] Ainsi, vous n'êtes plus des étrangers, ni des émigrés; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la famille de Dieu.[3] »

 

C’est ce que Félix Houphouët-Boigny a fait : il a traduit politiquement la parole de Dieu pour instaurer la paix. Encore mieux, il a mis la parole de Dieu en application pour que Dieu l’aide à gagner la vraie bataille, la bataille pour la paix. Ce n’est pas la paix qui provient de la loi des hommes, mais c’est plutôt la prédisposition de l’homme à la paix qui lui fait prendre des lois justes pour la paix. Puisqu’on est prédisposé à la paix par Dieu à travers le Christ Jésus, par conséquent la paix provient de Dieu par le canal du Christ. C’est Lui qui est notre Paix, comme le dit la parole de Dieu. Car c’est Dieu qui nous rend capable de paix à travers le sacrifice universel du Christ Jésus. C’est la grâce de Dieu pour tous les hommes, indépendamment de ce qu’ils pourraient faire pour la mériter. C’est gratuit, il suffit de l’accepter délibérément ou de la rejeter. Sans le Christ nous ne pouvons rien faire.


[1] 1 Timothée 6 : 10. « Car l’amour de l’argent est la racine de toutes sortes de maux. Certains ont eu une telle envie d’en posséder qu’ils se sont égarés loin de la loi et se sont infligé bien des tourments. »

[2] Éphésiens 2 : 14.

[3] Éphésiens 2 : 19.



Par Armand Dahouet-Boigny
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Mardi 23 décembre 2008

M. Dahouet-Boigny Armand

18 angle bl. Beautreau Roussell av. Chardy, 2ème étage, N° 6, Plateau, Abidjan, Côte d'Ivoire                                                                                                                                                e-mail :dahouet@ymail.com                                                                                                               blog :simsarchitecthouse.over-blog.com                                                                                      Téléphone : (225) 07 53 57 08


M. Barack Obama                                                                                                              Président-Elu des Etats-Unis d'Amérique

Ambassade des Etats-Unis d'Amérique Abidjan, Cocody Riviera Golf, Côte d'Ivoire                                                                                                                                              01 B.P. 1712 Abidjan 01                                                                                                                 e-mail Ambassadeur : asktheamb@state.gov                                                                           Téléphone : (225) 22 49 40 00

 



 














Mardi 11 novembre 2008

 


Objet : Restauration de notre Souveraineté

 


            Monsieur le Président-Elu, Barack Obama, c’est un immense honneur pour moi de vous écrire pour la seconde fois, de façon plus formelle cette fois-ci, pour vous demander de bien vouloir concrétiser à présent, dans mon pays, l’espoir de changement politique mondial qui est arrivé aux Etats-Unis d’Amérique.

            En effet, après l’expression libre, transparente, et de plein droit, de la souveraineté du grand peuple Américain, à la date historique du 4 novembre 2008, qui représenta fortement pour moi, un cours magistral de démocratie appliquée, au monde entier, je ne peux pas accepter que dans mon pays, la Côte D’Ivoire, notre souveraineté soit méprisée, bafouée, et piétinée, par des criminels, des illégitimes, des illégaux, et des dictateurs, qui sans mandat du peuple souverain, nous dirigent illégalement par la force du fusil. Cela, tout en empêchant par des reports anticonstitutionnels intempestifs, la souveraineté du peuple Ivoirien de s’exprimer dans les urnes.

Je ne peux pas accepter que notre souveraineté soit méprisée, bafouée, et piétinée, par l’Organisation des nations-Unis (ONU), à travers la 6014ème séance du Conseil de sécurité, le vendredi 7 novembre 2008, acceptant un septième report illégal des élections pour la fin de juin 2009. Il y a un schéma inacceptable qui se dessine depuis le 26 octobre 2005, date de la fin du mandat présidentiel : il n’y a pas eu d’élections présidentielles le 26 octobre 2005, il n’y a pas eu d’élections présidentielles le 26 octobre 2006, il n’y a pas eu d’élections présidentielles le 26 octobre 2007. La résolution 1721 (2007) de l’ONU n’a pas été respectée impunément, et les multiples accords de Ouagadougou, dont le premier signé le 4 mars 2007, ont à eux seuls reporté trois fois, illégalement, les élections : il n’y a donc pas eu d’élections, comme prévu, dix mois après la signature du premier accord de Ouagadougou, en janvier 2008, il n’y a pas eu d’élections à la fin de juin 2008, il n’y aura pas d’élections le 30 novembre 2008.

Par conséquent, la recommandation de l’ONU pour qu’il y ait des élections au plus tard à la fin de juin 2009, ne fait que donner plus de temps aux criminels qui ne cherchent qu’à gagner du temps dans l’illégalité, afin de piller chaque jour, au maximum les ressources du contribuable Ivoirien, de corrompre les institutions de défense, de sécurité, et d’information. Sept reports illégaux de l’expression souveraine du peuple en trois ans ! C’est plus qu’inacceptable. C’est un crime contre l’humanité, à condamner.

En ma qualité d’homme de paix, ma seule arme est la parole, donc ma voix que je vous demande humblement de bien vouloir faire entendre, en faisant pression sur l’ONU, afin que ces criminels soient écartés du pouvoir, et que cette transition prenne fin avec les Nations-Unis en charges, pour le retour rapide à la légalité constitutionnelle, à la démocratie, pour la restauration de la souveraineté du peuple Ivoirien, pour la paix.

Je vous remercie d’avance pour votre temps et votre considération, monsieur le Président-Elu, et dans l’espoir d’une suite favorable, veuillez recevoir mes félicitations sincères pour votre élection, et l’expression de mes plus hautes salutations distinguées.


M. Dahouet-Boigny Armand

Citoyen Ivoirien

11/11/2008

Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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Jeudi 6 novembre 2008


    Mercredi 5 novembre 2008 à 3 :59 GMT (22 :59 heure de Chicago), le sénateur démocrate de l'Etat de l'Illinois Barack Obama est déclaré Président élu des Etats-Unis d'Amérique, au vu de la progression des résultats. En effet avec l'Etat de l'Ohio qui est tombé du côté démocrate, le nombre de grands électeurs passe de 207 vers 3 :25, à 220. Les chances de gagner du sénateur républicain John McCain étaient, à cet instant, terminées.

   L'espoir historique du changement politique mondial va submerger, comme un tsunami, les hommes qui utilisent la violence, l'assassinat, le meurtre, pour bafouer et piétiner la souveraineté des peuples, afin d'accéder au pouvoir illégalement et illégitimement.

    La Présidence, la victoire d'Obama va nous aider, en Afrique, à effacer la violence, l'assassinat, et le meurtre, comme moyens d'accès au pouvoir.

  Les peuples du monde entier savent à présent que leur souveraineté s'affirme et s'exprime dans le vote. Par conséquent, sans élections, il n'y a tout simplement pas de souveraineté des peuples.

    Dieu merci donc, pour le peuple Américain. Le changement est arrivé, la paix mondiale suivra. Puisse Dieu continuer à bénir le peuple Américain ainsi que le monde entier.
Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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Lundi 3 novembre 2008

PROPOSITION DE LOI ARMAND DAHOUET-BOIGNY


Relatif à la promotion de la stabilité politique et de la préservation de la vie humaine mondiale, à travers

 

L'abolition des putschs et des rébellions dans le monde.

PRÉSENTÉ

Au nom de M. ARMAND DAHOUET-BOIGNY,

Futur Député de l'Union Africaine,

Par M. ARMAND DAHOUET-BOIGNY,


(Renvoyée à la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)


Politique. - Sécurité

 

EXPOSE DES MOTIFS



Mesdames, Messieurs,


    Depuis les attaques des 24 et 29 octobre 2008, du chef rebelle Laurent Nkunda Mihigo, dans le Nord-Kivu, à l'Est de la République Démocratique Du Congo (RDC), la presse rapporte 1,4 à 2 millions de réfugiés et plus de cinq millions de morts, en dix ans, depuis le début des deux guerres en RDC.


    Le Comité Internationale de la Croix-Rouge (CICR) a qualifié la situation de catastrophe humanitaire. L'Unicef a affirmé qu'elle redoutait des épidémies.


    Face à cette catastrophe humanitaire sans précédent, même les rebelles ont décrété unilatéralement le cessez-le-feu. Ils ont également proposé à la MONUC (Mission de l'Organisation des Nations-Unies au Congo), l'ouverture de « couloirs humanitaires d'urgence » pour permettre aux réfugiés de regagner leurs maisons.


    La rébellion qui se qualifie de congrès national pour la défense du peuple, affirme vouloir se donner le temps d'expliquer à la population qu'elle combat le pouvoir de la RDC, mais qu'elle défend le peuple.


    Etant donné que le pouvoir appartient au peuple de par sa souveraineté, les justifications de la rébellion ne sont que tromperies, et mépris de la souveraineté du peuple. De plus, de quel peuple est-il question ici ? Du peuple de la RDC, ou du peuple Rwandais ?


    En effet le chef rebelle Laurent Nkunda Mihigo, un Tutsi du Rwanda prétend se battre pour la défense des Tutsis du Congo qui seraient victimes d'exactions de la part de rebelles Hutus hostiles au régime de Kigali, présents dans l'armée congolaise, et dont certains auraient tué lors du génocide rwandais de 1994.


    Vu que le pouvoir politique acquis par la violence, l'assassinat, le meurtre, et les massacres, est le seul but de ces « colons » du 21ème siècle, au détriment de la souveraineté des peuples,


    Vu la création de gouvernements illégitimes, et illégaux, post putschs et rébellions,


    Vu les violations massives des droits de l'homme telles que : les viols des femmes, filles, et enfants, l'utilisation d'enfants soldats, les mutilations, les tueries multiples, les épidémies engendrées, les maladies transmissibles, la malnutrition, la famine, les réfugiés en nombres inimaginables, les pillages de biens, les destructions de villages entiers, la détérioration de l'environnement, les traumatismes à vie en tous genres, il est proposé ce qui suit :



PROPOSITION DE LOI


Article premier.

 

Les putschs et les rébellions sont reconnus de tous comme des crimes contre l'humanité. Il est par conséquent déclaré l'abolition pure, simple, et absolue des rébellions et des putschs dans tous les pays, sur la face  de cette terre.


 

Article 2.

 

Les rebelles et les putschistes s'exposent à des poursuites judiciaires individuelles sans répits.

 

Article 3.

 

Les familles de putschistes et de rebelles, ne seront plus à l'abri dans d'autres pays, pendant qu'ils tuent les familles des autres. Les membres des familles seront poursuivis, arrêtés, jugés, et incarcérés, quelque soit le territoire sur lequel ils se trouvent.


 

Article 4.

 

Les Etats du monde entier s'engagent à signer, à ratifier, et à faire appliquer cette loi afin de ne permettre aucun retranchement de rebelles ou de putschistes sur leurs territoires respectifs. Les Etats réticents à ces dispositions et complaisants aux rebelles et aux putschistes, seront sanctionnés suivant les lois internationales, allant jusqu'à une perte de leurs souverainetés.



Article 5.


Les contrevenants à ces dispositions s'exposent individuellement à des poursuites judiciaires devant le Tribunal Pénal International.

Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Proposition De Loi
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Mercredi 29 octobre 2008

    Le 6 août 2008, en Mauritanie, le Général Mohamed Ould Abdel Aziz renverse illégalement le premier Président démocratiquement élu le 25 mars 2008, Sidi Ould Cheikh Abdalahi. Il s'installe illégalement au pouvoir avec un haut conseil d'état comprenant 12 officiers. L'Union Européenne et l'Union Africaine s'accordent à condamner ce changement non constitutionnel de régime, et se préparent à sanctionner la Mauritanie.

   De son côté, la junte illégalement au pouvoir après des tentatives internationales vaines de « justifications » de leur second putsch en trois ans, entament des explications nationales. En effet le 3 août 2005, le même général Mohamed Ould Abdel Aziz, avait renversé Maaouya Ould Sid Ahmed Taya. Avec du recul, la transition qui avait été qualifiée « d'exemplaire » par l'Union Européenne, apparait maintenant comme un leurre. Manifestement, on se rend compte que ce Général est plutôt un putschiste récidiviste, dictateur, avide de pouvoir qui ne supporte pas les seconds rôles. Le Président démocratiquement élu s'avère donc n'être qu'un homme de paille qui est devenu gênant de par sa légitimité et sa légalité démocratique, suite à l'expression de la souveraineté du peuple dans les urnes. Le Général prétend comme à la « justification » de son premier putsch, qu'il fallait sauver l'Etat !? Aujourd'hui, mardi 28 octobre 2008, on apprend que Le Général dictateur putschiste récidiviste et ses officiers du haut conseil d'état autoproclamé, lancent une campagne nationale « d'explication » du putsch afin de préparer des supposés Etats-Généraux de la Démocratie ? Ahurissant ! Ils comptent donc ainsi impliquer le peuple Mauritanien à la préparation de ses assises qu'ils jugent « capitales ». Propos tenu par le secrétaire général de la présidence autoproclamée du haut conseil d'état, le colonel Ahmed Bamba Ould Baya.

    Messieurs les putschistes, colons du 21ème siècle en Afrique et ailleurs, vous avez tous le même langage. Vous venez sauver l'Etat, vous venez balayer la maison pour le salut de la République, vous venez consulter le peuple, vous venez tous à l'unanimité instaurer la démocratie. Malheureusement pour vous, la démocratie ne s'instaure pas par la force, par la violence, encore moins dans l'illégalité. Un démocrate n'impose pas son opinion par la violence. Pire encore, en renversant des régimes démocratiquement élus, vous bafouez, vous méprisez, vous piétinez vos propres souverainetés. Vous ne respectez donc pas vos peuples, et vous ne vous respectez pas vous-mêmes par conséquent. Pourtant vous voulez que les régimes aussi illégaux qu'illégitimes que vous autoproclamez soient respectés. Votre peuple a déjà été consulté le 25 mars 2008, et il a choisi librement le Président Sidi Ould Cheikh Abdalahi. Seule la loi du peuple peut mettre légalement fin à son mandat, avant le terme prévu. La démocratie prévoit des procédures de destitutions, ou des élections anticipées, afin de changer légalement les régimes démocratiquement élus. Par contre, la démocratie ne permet pas des putschs, ou des campagnes de justifications de putschs.

   En démocratie, le peuple est souverain, au dessus ou supérieur à tous, détenteur, indépendant, exclusif et suprême de l'autorité politique, qu'il exprime souvent, périodiquement, librement et de plein droit, dans les urnes, et uniquement dans les urnes. La souveraineté du peuple ne s'exprime alors pas à des consultations populaires, à des manifestations de rue, encore moins à des Etats-Généraux de la Démocratie.

    C'est pour cela qu'un démocrate est partisan du changement des régimes démocratiques par des élections libres, transparentes, et sans violences, ou par des procédures légales de destitutions. Des putschistes endurcis, ne peuvent donc pas instaurer la démocratie par la force. Par conséquent, la seule façon d'instaurer la démocratie passe par le respect de la souveraineté des peuples, consacré par le vote. Le respect de la souveraineté des peuples. Toute autre tentative n'est que tromperie de dictateurs assoiffés de pouvoirs illégaux.


Sources : http://www.africanmanager.com/articles/119236.html

Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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Mardi 21 octobre 2008

  

    Les putschs ou les coups d'Etats, sont la représentation même de l'illégalité dans une République, donc en démocratie. Ici une liste non exhaustive de putschistes est entreprise, afin de montrer à la postérité, les personnes qui ont réglé leurs problèmes par la violence, l'assassinat et le meurtre. Les gens qui ont imposé leurs opinions par la violence, l'assassinat et le meurtre. Des hommes qui, pour ceux encore en vie, se comportent de nos jours de façon hypocrite, comme des modèles, des donneurs de leçons, ou des gens honnêtes.

    En effet, à titre d'exemple, concernant l'élection présidentielle du 30 novembre 2008 en Côte D'Ivoire, conditionnée à la confection transparente des listes électorales : certains comme M. Blaise Compaoré, se substituent au peuple souverain de Côte D'Ivoire, pour déclarer que : « le retard pris dans  l'établissement de ces listes nous paraît secondaire eu égard aux attentes des Ivoiriens. Je ne pense pas que quelques semaines de retard vont nuire à la vigueur et à la qualité du processus en cours... » C'est absolument inacceptable de piétiner ainsi le droit et la liberté du peuple souverain de Côte D'Ivoire, en minimisant sont expression légale, donc légitime et ultime, consacrée par le vote libre, transparent et sans violence. Une souveraineté violée par une race de « colons » du 21ème siècle, qui forcent par la violence des armes, le peuple à subir en toute illégalité et illégitimité, leur diktat. Ne pas avoir d'élections le 30 novembre 2008, comme les autres reports du 26 octobre 2005, 26 octobre 2006, 26 octobre 2007, de juin 2008, c'est minimiser, mépriser, piétiner la souveraineté du peuple de Côte D'Ivoire. Aucune personne, aucun groupe de personnes, aucune manifestation de rue, ne peuvent se substituer à l'expression souveraine du peuple entier (l'électorat) dans les urnes. La souveraineté du peuple est plus importante que les intérêts de faussaires et d'usurpateurs. La souveraineté du peuple s'exerce et s'exprime librement dans les urnes ! Il y a donc urgence ! Une seconde de report est une violation de la loi du peuple souverain ! Sinon il n'y aurait pas de date dans la loi fondamentale du peuple de Côte D'Ivoire ! Que les incompétents, faussaires, usurpateurs et autres adeptes de l'illégalité, de la violence, de l'assassinat et du meurtre, qui ne peuvent même pas mettre un programme de confection de papiers d'identités en œuvre dans les différents délais déterminés depuis plus de trois années, laissent faire des honnêtes hommes respectueux de la souveraineté du peuple, donc conscients de l'urgence de sortir de cette situation d'illégalité, et de mépris de la souveraineté du peuple. Nous n'avons pas de leçons à recevoir de putschistes.








Tableau Récapitulatif


Pays

Années

Déposés

Putschistes

Installés

Observations

Algérie

1965

Ahmed Ben Bella


Colonel Houari Boumedienne


Dahomey



Bénin

1963

Hubert Maga


Sourou Mighan Apithy

Démission


Sourou Mighan Apithy

Généra Niséfor Soglo

Dr. Emile Demese Zinsou


1969      (10 décembre)

Dr. Emile Demese Zinsou

Militaires

Maga, Justin Ahomadebgé, Apithy (Conseil présidentiel)


1972 (octobre)

Conseil présidentiel

Capitaine Mathieu Kérékou

Commandant Mathieu Kérékou








Haute Volta





Burkina Faso

1966        (3 janvier)

Maurice Yaméogo

MLN de Joseph Ki-Zerbo

Colonel Sangoulé Laminaza

Armée

1974        (8 février)

Gouvernement civile

Armée

Colonel Sangoulé Lamizana


1980





1983

Gouvernement civile

Thomas Sankara

Capitaine Thomas Sankara


1987

Capitaine Thomas Sankara

Capitaine Blaise Compaoré

Capitaine Blaise Compaoré

Assassinat







Burundi






Cameroun












Centrafrique

1965

David Dacko

Jean-Bedel Bokassa

Colonel Jean-Bedel Bokassa


1979

Colonel Jean-Bedel Bokassa

France

David Dacko

Exile

1981

David Dacko

Militaires

Militaires


2003      (15 mars)

Ange Félix Patassé

Général François Bozizé

Général François Bozizé

Aides extérieure, exile







Congo (Brazza)

1963  (août)

Fulbert Youlou

Populations

Massembat Débat

Soulèvement populaire


Massembat Débat

Militaires

Marien Ngouabi


1977      (fin mars)

Marien Ngouabi


Joachim Yhombi Opango

Assassinat







Côte D'Ivoire

1999      (24 décembre)

Henri Konan Bédié

Front Populaire Ivoirien (FPI, socialiste), militaires

Comité National de Salut Publique (CNSP) Général Robert Guéï, Général Lanssana Palenfo, Général Abdoulaye Coulibaly, Colonel Mathias Doué, Colonel Moassi Grena, Commandant Henri César Sama, Commandant Djikalou Saint-Cyr, Adjudant-chef major Honoré Zohin, Sergent-chef Boka Yapi

Armée infiltrée par les militants FPI, exile, transition

2002      (19 septembre)

Administration FPI

MPCI, MJP, MPIGO, devenus Forces Nouvelles (FN)

Accords de paix Linas-Marcoussis, Ouagadougou, gouvernement de transition

Rébellion, guerre civile, massacres, charniers, réfugiés







Ethiopie

1960 (décembre)


Général Mengistu Neway, Girmané Neway


Putsch manqué

1974 (septembre)

Empereur Haïlé Sélassié

Comité de coordination militaire

(DERGUE) Gouvernement Militaire Provisoire, Comité de coordination militaire, Lieutenant-Général Aman Andom

Mort en détention, 1975 monarchie abolie, constitution abrogée, et parlement dissous

1975

Lieutenant-Général Aman Andom

DERGUE

Triumvirat d'officiers supérieurs : Tefferi Banté, Mengistu Haïlé Mariam, Atnafu Abaté

Abattu

1977

Tefferi Banté, Atnafu Abaté

Mengistu Haïlé Mariam

Mengistu Haïlé Mariam

Eliminés, rapprochement avec l'URSS







Ghana

1966

Kwame Nkrumah


Lieutenant-Général J.A. Ankrah

Exile

1972

Kofi Busia


Colonel I.A. Acheampong


1979   (juin)

Général SWK Akuffo

Lieutenant Jerry J. Rawlings

Dr. Hilla Limann (en septembre)


1981      (31 décembre)

Dr. Hilla Limann

Lieutenant Jerry J. Rawlings

Lieutenant Jerry J. Rawlings








Kenya






Libéria

1978

William Tolbert

Sergent Samuel K. Doe

Sergent Samuel K. Doe


1982      (24 décembre)

Sergent Samuel K. Doe

Charles Taylor

Charles Taylor

Assassinat, guerre civile







Libye

1969

Monarchie

Muammar Al-Kadahfi

Muammar Al-Kadahfi








Mali

1967      (19 novembre)

Modibo Keita

Lieutenant Moussa Traoré

Lieutenant Moussa Traoré

Militaires (CMLN)


Lieutenant Moussa Traoré

Général Amadou Toumani Touré

Alpha Oumar Konaré (démocratiquement élu)

Militaires







Mauritanie

2005        (3 août)

Maaouya Ould Sid Ahmed Taya (1984-2005)

Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD) Officiers militaires, Général Mohamed Ould Abdel Aziz

Junte militaire, Général Mohamed Ould Abdel Aziz

Transition militaire exemplaire?

2008        (6 août)

Sidi Ould Cheikh Abdalahi (premier Président Mauritanien démocratiquement élu en mars 2007)

Général Mohamed Ould Abdel Aziz

Haut Conseil d'Etat de 12 officiers (HCE), Général Mohamed Ould Abdel Aziz

Résidence surveillée, la junte n'avait jamais quitté le pouvoir













Niger

1974      (15 avril)

Hamani Diori

Lieutenant-Colonel Seyni Kountche

Lieutenant-Colonel Seyni Kountche

Comité Militaire Suprême







Ouganda

1971

Milton Obote

Général Idi Amin Dada

Général Idi Amin Dada

Exile







Zaïre              





RDC

1961

Patrice Lumumba

Militaires, aides extérieurs belges et américains

Colonel Joseph Désiré Mobutu,             Joseph Kasavubu

Fuite, assassinat (16 janvier 1961)

1965

Joseph Kasavubu

Général Joseph Désiré Mobutu

Général Joseph Désiré Mobutu

Militaires

1997      (17 mai)

Maréchal Mobutu Sese Seko Kuku N'gbindu Wazabanga

Laurent Désiré Kabila, Paul Kagamé, Yoweri Museveni

Laurent Désiré Kabila (LDK)

Rébellion AFDL, exile

2001      (16 janvier)

Laurent Désiré Kabila

Militaires ?

Joseph Kabila (fils de LDK)

Guerre, assassinat







Rwanda

1973        (5 juillet)

Grégoire Kayibanda

Général Juvénal Habyarimana

Général Juvénal Habyarimana

Militaires

1994        (6 avril)

Général Juvénal Habyarimana

Général Paul Gagamé (Front Patriotique Rwandais)

Pasteur Bizimungu

Attentat mortel, génocide, rébellion FPR, guerre civile

2000      (23 mars)

Pasteur Bizimungu


Général Paul Gagamé

Démission







Tchad

1975      (13 avril)

Ngarta François Tombalbaye

Général Odingar

Général Félix Malloum

Militaires


1979

Général Félix Malloum

Guerre civile

Goukouni Weddeye



1982        (7 juin)

Goukouni Weddeye

Hissein Habré

Hissein Habré

Rébellion, guerre civile


1990      (1er décembre)

Hissein Habré

Colonel Idriss Deby

Colonel Idriss Deby

Exile







Togo

1963

Sylvanus Olympio

Militaires

Nicolas Grunitsky




Nicolas Grunitsky

Gnasingbé Eyadema

Général Gnasingbé Eyadema

Militaires








Source : Joseph Ki-Zerbo, Histoire de l'Afrique Noire, (Paris : Hatier, 1978) 733 p. 



Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Histoire
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Samedi 18 octobre 2008
 

Alfred Bernhard Nobel né en 1833 à Stockholm en Suède, était un industriel dans le domaine de la fabrication d’explosifs chimiques dont la nitroglycérine, avec en plus, l’élaboration de détonateurs. En 1864, Emil Nobel son frère, est tué en préparant de la nitroglycérine, à Heleneborg, Stockholm. En 1866, une violente explosion a détruit l’usine de Krümmel, en Allemagne, près de Hambourg. Du fait donc de la sensibilité de la nitroglycérine, Alfred Nobel, dans ses recherches, arriva à créer un produit plus stable en y ajoutant un dépôt siliceux, qui donna naissance à la dynamite, dont il obtint la patente en 1867.

A ce niveau, l’on serait en droit de se demander comment celui qui a institué un prestigieux prix pour la paix, a pu travailler, toute sa vie, sur des produits dont l’utilisation servait plus à faire la guerre que la paix ? C’est ce qu’a également, constaté Sven Tägil : « Le nom Nobel était lié aux explosifs et aux inventions utiles à l’art de faire la guerre, mais certainement pas aux questions faisant allusion à la paix. »

Pour quelqu’un qui a bâtit sa carrière, et sa fortune sur l’industrialisation d’équipements de destruction, donc utilisés dans la guerre, il fallait se donner une bonne conscience en instituant un prix faisant la promotion de la paix. Comme le disait Albert Einstein dans un discours en 1945, après l’explosion de la bombe atomique au Japon : « Les physiciens se retrouvaient en 1945, dans une situation qui rappelait beaucoup celle dans laquelle Alfred Nobel s’est jadis retrouvé. « En conclusion, Alfred Nobel a inventé un explosif plus puissant que tout ce qui était alors connu… Un moyen plus qu’efficace de destruction. Pour équilibrer cet « accomplissement » et pour soulager sa conscience, il institua son prix pour la promotion de la paix. » »

En fait, en 1876, neuf ans après l’obtention du brevet pour l’invention de la dynamite, Alfred Nobel publie une offre d’emploi pour une secrétaire particulière/gouvernante. Il embauche alors Bertha Von Suttner, qui en peu de temps le quittait pour devenir une importante activiste dans le mouvement international de paix. C’est donc de cette relation professionnelle éphémère, mais qui avait donné naissance à une relation amicale sincère, que l’influence de Bertha Von Suttner, a poussé Alfred Nobel à s’intéresser aux questions de paix.

En sa qualité de membre dirigeant influent du mouvement international de paix, qui se développa en Europe, fin XIXe siècle, elle s’impliqua avec conviction à convaincre Alfred Nobel à rejoindre cet activisme en le finançant, sans y parvenir totalement. Alfred Nobel était plutôt sceptique sur les méthodes de paix utilisées. Pour lui, Il fallait plus souligner les programmes réalistes de paix, plutôt que de ne penser qu’aux seuls besoins de financements. Selon lui : « Les vœux pieux à eux seuls, n’assureront pas la paix. » De ce fait, malgré le scepticisme prononcé d’Alfred Nobel pour les associations et congrès de paix, il s’employa à observer de loin, les activités des mouvements de paix, grâce aux services d’un ancien diplomate Turque Aristarchi Bey. Avec un intérêt particulier sur l’étude de nouvelles méthodes de résolutions de conflits, comme par exemple, l’établissement d’une Cour Pénale Internationale.

Quoi qu’il en soit, l’intérêt d’Alfred Nobel dans un don pour la promotion de la paix mondiale, est venu de Bertha von Suttner. C’est de là qu’il a défini dans son dernier testament signé le 27 novembre 1895 à Paris, les conditions de la remise de son prix pour la paix : « …une partie, à la personne qui aura accompli le plus ou le meilleur travail pour la fraternité entre les nations, pour l’abolition ou la réduction des armées actives et pour la tenue de congrès de paix… Le prix devra être octroyé par un comité de cinq personnes éluent par le Parlement Norvégien.» Il en informa rapidement Bertha von Suttner, qui en fut ravie. Pour lui, qu’il ait été présent ou non au moment de ces remises de prix, importait peu. Il considérait que ce que lui et Bertha von Suttner avaient donné, serait pour l’éternité.

Il faut remarquer la connaissance d’Alfred Nobel sur les caractéristiques ou les critères qui définissent la paix : accomplissements pour la fraternité entre les nations, pour l’abolition ou la réduction des armées actives et pour la tenue de congrès de paix. C’est le programme réaliste de paix dont il faisait allusion avec Bertha von Suttner. En effet, comparons ce programme réaliste à celui de Félix Houphouët-Boigny : « Nous voulons que, sérieusement, on indique aux décideurs (...) les moyens de parvenir à la paix, de détruire la citadelle de méfiance qui rend impossible toute solution de paix. Tant que cette muraille restera intangible, on se réunira mille fois à Genève, mille fois en Islande, rien n'en sortira. Il faut tuer la muraille de méfiance entre les deux régimes. (…) Le vrai combat demeure, c’est le combat pour la paix. Et vous êtes mieux armés, vous qui avez souffert du mépris des autres. Si vous dépassez ce mépris dans lequel on vous a tenus, pour considérer que les hommes sont tous des frères, créés par le même Dieu, Dieu vous aidera à gagner la vraie bataille, la bataille pour la paix qu'il a promise aux hommes de bonne volonté, à tous les hommes. »

Les similitudes sont saisissantes : l’augmentation de la fraternité entre les nations pour Alfred Nobel, est un facteur de paix. Chez Félix Houphouët-Boigny, considérer que les hommes sont tous des frères,… est le facteur de paix. Maintenant, voyons d’où Félix Houphouët-Boigny s’était inspiré de ce programme. Dans l’évangile selon Saint Paul, dans le livre des Ephésiens, chapitre 2, versets 14 et 19, il est écrit : « C'est lui (le Christ), en effet, qui est notre paix: de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, II a détruit le mur de séparation: la haine… Ainsi, vous n'êtes plus des étrangers, ni des émigrés; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la famille de Dieu. » D’autre part, de mon identité d’Ivoirien, j’ai la conviction que la paix, ce n’est pas un vain mot, mais c’est un comportement. Par conséquent, il s’agit d’emmener les nations à se comporter de plus en plus comme des frères, afin que Dieu nous aide à gagner la bataille de la paix.

Cependant, suivant le programme de paix d’Alfred Nobel, et selon les accomplissements des différents lauréats d’au moins 2003 à 2007, on observe que le comité octroyant le prix s’était écarté des conditions claires et précises que les récipiendaires devaient remplir. C’est donc pour « leurs efforts à construire et à disséminer une plus grande connaissance à propos du changement climatique créé par l’homme, et à bâtir les fondations pour les mesures nécessaires à contrer ce changement », que l’« Intergovernmental Pannel on Climate Change » (IPCC) de Genève en Suisse, et Albert Arnold (Al) Gore Jr., ont reçu le prix Nobel de la paix de 2007. Un domaine environnemental qui bien que légitime, n’a rien à voir avec le programme de paix réaliste d’Alfred Nobel. En 2006, c’était pour « leurs efforts à créer le développement social et économique des populations défavorisées », que Grameen Bank de Dhaka au Bangladesh, et Muhammad Yunus, ont reçu le Nobel de la paix. Là, bien que la fraternité permette aux hommes d’être des philanthropes, le développement socio-économique des populations défavorisées n’a rien à voir avec un effort particulier de fraternité entre les nations. Puis en 2005, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) de Vienne en Autriche, et Mohamed El Baradei son Directeur Général, ont reçu le prix Nobel pour « leurs efforts à empêcher que l’énergie nucléaire soit utilisée à des fins militaires, et à assurer que pour des objectifs pacifiques, elle soit utilisée le plus sûrement possible ». Toujours, malgré l’importance de ces programmes pour la sécurité planétaire, mais non pour la paix, nous sommes loin de « celui qui aura accompli le plus ou le meilleur travail pour la fraternité entre les nations, pour l’abolition ou la réduction des armées actives, et pour la tenue de congrès de paix. » De son côté, en 2004, c’est pour sa « contribution dans le développement durable, la démocratie et la paix », que Wangari Muta Maathai, a reçu le prix. Il est plus question de développement durable et de démocratie, que du programme de paix réaliste que voulait Alfred Nobel. Enfin, mais peut-être pas en dernier, en 2003, c’était Shirin Ebadi qui recevait le prix « pour ses efforts pour la démocratie et les droits humains. Spécialement focalisés sur la lutte pour les droits des femmes et des enfants ». Inutile de dire encore une fois que tout ceci est bien loin de la volonté d’Alfred Nobel concernant son prix de paix.

Mais en 2008, le vendredi 10 octobre, le comité du prix Nobel se recentrait sur le programme de paix d’Alfred Nobel, et M. Martti Ahtisaari était annoncé comme le lauréat du prix Nobel de la paix, « pour ses efforts importants sur plusieurs continents, et au-delà de plus de trois décennies, à résoudre des conflits internationaux. » Cela, huit jours après avoir reçu, le jeudi 2 octobre 2008, le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, édition 2007. Coïncidence ? Non, car avant lui, Yitzhak Rabin Premier Ministre de l’Etat d’Israël, Shimon Pérès Ministre des affaires étrangères de l’Etat d’Israël, et Yasser Arafat Président de l’Autorité nationale palestinienne, recevaient le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix en 1994, édition 1993. Ces trois personnalités ont également reçu le prix Nobel de la paix de 1994. De même, Nelson Mandela Président du Congrès national africain (ANC) Afrique du Sud et Frederik W. De Klerk Président de la République Sud-Africaine, recevaient le premier prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, en 1992, édition 1991. Là encore, mais un an après, ces mêmes personnalités ont reçu le prix Nobel de la paix de 1993. Plus tard, Jimmy Carter Président des Etats-Unis d’Amérique, et S. M. Juan Carlos Ier roi d’Espagne, recevaient eux-aussi le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, en 1995, édition 1994. Mais cette fois-ci, ce fut seulement Jimmy Carter qui réalisa le doublé en recevant le prix Nobel de la paix de 2002, sept ans plus tard.

Pourtant, Félix Houphouët-Boigny n’a jamais reçu le prix Nobel de la paix. Comment cela se fait-il, quand on remarque qu’il remplissait largement les conditions requises, déterminées par Alfred Nobel ? Est-ce du fait que les fonds donnés proviennent de l’industrialisation d’armes de destruction et de guerres ? (En effet « pendant les années 1890, Alfred Nobel dévoua beaucoup de son temps à la technologie des armes. ») Est-ce encore du fait de l’égoïsme d’un homme qui a institué un prix de paix pour soulager sa seule conscience, donc affectant la sincérité et la crédibilité de l’action ? Ceci relèverait du divin, mais assurément, le problème se situe plutôt au niveau du comité des cinq personnes éluent par le Parlement Norvégien. C’est en réalité leur déviation flagrante de la volonté originale d’Alfred Nobel, telle que décrite dans son testament, qui explique le fait que Félix Houphouët-Boigny ait été ignoré jusqu’à aujourd’hui.

En ce jour anniversaire de la naissance de Félix Houphouët-Boigny, 18 octobre 1905 à 18 octobre 2008, c’est un hommage et une reconnaissance historique à son action de paix, qui est confirmée à nouveau, à la fois, par le programme réaliste de paix d’Alfred Nobel, et par la multiplication des doublés prix Nobel de la paix, prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, réalisés par les lauréats : Nelson Mandela, Frederik W. De Klerk, Yitzhak Rabin, Shimon Pérès, Yasser Arafat, Jimmy Carter, et Martti Ahtisaari. Même si Félix Houphouët-Boigny n’a jamais reçu le prix Nobel de la paix.

 

Sources :

http://nobelprize.org/alfred_nobel/biographical/articles/tagil/index.html

http://nobelprize.org/alfred_nobel/will/will-full.html

Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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Lundi 6 octobre 2008

    Dans « Histoire de l’Afrique Noire », au chapitre intitulé : « Vers L’Indépendance », à la page 507, Joseph Ki-Zerbo a écrit concernant la motivation de la création, en octobre 1946, du RDA (Rassemblement Démocratique Africain) qu’il s’agissait, après l’application partielle de la Constitution, dû aux Etats généraux de la colonisation, d’exiger l’application loyale de la Constitution de 1946 et : « …comme le soulignait Houphouët Boigny à Bamako : « Pour la libération de l’Afrique d’une tutelle odieuse : l’impérialisme. » »

    Ensuite, à la page 509, Joseph Ki-Zerbo a titré : sixième partie, Le tournant : la loi-cadre de 1956. Dans cette partie de son ouvrage, l’auteur affirme que : « De l’assimilation boiteuse affirmée par le titre VIII de la Constitution de 1946, on va passer à une politique de décentralisation qui va déclencher une accélération vers l’indépendance, stimulée d’ailleurs par les événements extérieurs. » C’est donc dire que la loi-cadre a été une étape décisive vers les Indépendances des territoires de l’A.O.F. et l’A.E.F.  .

    Plus loin, à la septième partie intitulée : Communauté franco-africaine ou indépendance, en page 513, l’auteur qui se contredit déjà dans ce sous-titre, continue en ces termes : « Le 13 mai 1958, c’est le putsch militaire d’Alger. Le gouvernement de la IVe République fait appel au Général de Gaulle, qui, arrivé au pouvoir, organise un référendum portant à la fois sur la Constitution de la Ve République et sur ses rapports avec l’ensemble d’Outre-mer, dans le cadre d’une Communauté comportant en Afrique des républiques autonomes. Les résultats du scrutin devaient être comptabilisés par territoire. Ceux qui auraient une majorité de « non » s’excluraient ipso facto de la Communauté projetée. » Joseph Ki-Zerbo, qui était un politique révolutionnaire avec son Mouvement de Libération National, (MLN) socialiste et progressiste qui contribua violemment à renverser le Président Maurice Yaméogo le 3 janvier 1966, est donc partisan et par conséquent, disqualifié quant à sa neutralité d’historien. C’est ce qui explique les contradictions des faits historiques avec ses analyses. En effet, ici il fait allusion au « non » de Sékou Touré qui est pourtant devenu président du Conseil de Guinée et maire de Konakry, grâce à la victoire même du « oui » au référendum. En effet, l’auteur a développé cette partie en commençant en petit (a.), intitulé L’option de la Guinée. Là il a écrit que : « La Guinée fut le seul territoire qui, à la quasi-unanimité, vota « non » au référendum et de ce fait accéda à l’indépendance proclamée le 12 octobre 1958. Elle était d’ailleurs peut-être le seul territoire en état de saisir immédiatement cette « chance de l’histoire ». »         A l’occasion du 50ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée le 28 septembre 2008, M. Gbagbo Laurent, également historien, socialiste, progressiste, et politique révolutionnaire, a été du même avis que Joseph Ki-Zerbo. Il a affirmé, entre autres que le « non » guinéen au référendum de 1958 a précipité les indépendances. Quelle tromperie. Quel révisionnisme. Où est passée la loi-cadre étape décisive pour les indépendances ? Où est passée la Communauté franco-africaine ?

    Alain Plantey, membre et ancien Président de l'Institut de France, affirme également que : « Le 8 août 1958, devant le Conseil consultatif constitutionnel au complet, le Général annonce - alors que nul ne s'y attendait - qu'il donnera au résultat du référendum sur la Constitution, un sens particulier dans les territoires d'outre-mer. Un vote négatif signifierait la volonté d'indépendance immédiate, à laquelle il s'engageait à ne pas faire obstacle. Au contraire, un vote affirmatif ouvrirait aux territoires, groupés ou non, la possibilité de constituer avec la France un ensemble communautaire où chacun disposerait de son autonomie mais où les affaires importantes seraient gérées en commun… à Conakry, un discours agressif de Sékou Touré annonce que le parti unique provoquera un vote négatif. Le lendemain du référendum, de Gaulle tenait parole une fois de plus. La Guinée parvenait à l'indépendance immédiate, reconnue par la France, cependant que de son côté, la Communauté naissait de la volonté d'une écrasante majorité des électeurs consultés en métropole et outre-mer. »

    Pourquoi la Guinée a-t-elle attendu jusqu’en 1958 pour prendre son indépendance ? Est-ce parce que de Gaulle l’avait permise, comme l’affirme Alain Plantey ? Elle aurait pu le faire en 1939, en 1940, en 1945, en 1946,… ou même juste avant le référendum, sans y participer. Dire « non » après avoir reçu la permission de le faire ? Quelle révolutionnaire ! Cela n’est ni crédible, ni même réaliste. Pourquoi avoir attendu le 28 septembre 1958, pour ensuite la proclamer le 12 octobre 1958 ? Tout simplement parce que la victoire à 79,25%[1] des voix du « oui », contre 20,75% des voix du « non », avec 15,6% d’abstention, au référendum validait et légalisait la Constitution de la Ve République contenant les indépendances, et consacrant la Communauté franco-africaine. C’est donc la victoire du « oui » au référendum de 1958 qui a entrainé les indépendances dans la légalité constitutionnelle.

    Raison pour laquelle, Félix Houphouët-Boigny, dont les révisionnistes disent qu’il était contre les indépendances, avait appelé à voter « oui ». Celui qui contribua à la création du RDA pour la libération de l’Afrique de l’impérialisme, donc pour les indépendances, ne pouvait pas être contre ces indépendances là. Celui qui a lutté sans violence, et légalement pour l’abolition du travail forcé, ne pouvait pas être contre les indépendances. Celui qui œuvré pour un début d’autonomie politique, consacré par la loi-cadre, ne pouvait pas être contre les indépendances. Celui qui a obtenu avec ses compagnons de lutte, Gabriel Lisette, Sékou Touré, et Léopold Sédar Senghor, l’élargissement de la loi-cadre pour plus d’autonomie politique, ne pouvait pas être contre les indépendances.

    Voilà ce que Félix Houphouët-Boigny, premier Président de La République de Côte D’Ivoire moderne, partisan de la non-violence, homme politique de paix, disait du titre VIII de la Constitution de 1946, de la motivation pour la création du RDA, de la loi-cadre, de l’élargissement de la loi-cadre, de la Constitution de la Ve République, de la Communauté franco-africaine, du référendum de 1958, et des indépendances.

    Le RDA a été créé parce que les élus représentant les territoires colonisés avaient été mis en minorité après les différents succès obtenus, de 1945 à 1946, tous les candidats soutenus par les colons furent battus, proposition de la loi Houphouët-Boigny, portant abolition du travail forcé – soutenue par tous – le 1er Mars 1946, adoptée par l'assemblée le 5 Avril 1946 et promulguée le 11 Avril 1946. Puis, suivait la loi Lamine Gueye du 7 Mai 1946, mettant fin au code de l'indigénat – véritable ségrégation raciale instituée –. En effet, les Africains se voyaient protégés par des lois interdisant les "brimades" et les "injustices sociales" : les colons portés en hamac, les corvées à merci, les obligations de travailler contre leur gré sur des plantations appartenant aux colons, sur les routes, les exploitations forestières, à un pécule quotidien humiliant et rabaissant de 5.50 F. C’en était finit des quartiers, bars, restaurants, hôtels, wagons, cars, réservés aux seuls colons.

    Ces succès ont donc entrainé Les Etats généraux de la colonisation à Douala dirigé par Jean Rose, un des colons les plus racistes de Côte D’Ivoire. Ils ont envoyé après leurs délibérations, une délégation aux parlementaires français et les ont convaincus qu’une minorité d’élus bourgeois africains voulaient remplacer la France dans « l’exploitation et la surexploitation de leurs propres frères ». Ce qui a fait dire à Herriot que : « La France ne veut pas devenir la colonie de ses colonies » De ce fait, le titre VIII de la première Constitution, où les élus représentant les territoires colonisés avaient obtenu une augmentation de leurs représentations, a été rejeté par le Général de Gaulle. « Nous avons donc demandé que nous soyons appuyés par un grand mouvement africain, un grand mouvement populaire qui pourrait soutenir notre action au Parlement français, prolonger l'action que nous-mêmes nous venions de mener dans la diversité, puisque aussi bien nous étions les uns avec les communistes - Fily Dabo Sissoko et moi - les autres avec la S.F.I.O., d'autres avec le M.R.P. ; donc nous aurions un mouvement populaire en Afrique, indépendant de toute formation politique métropolitaine – soulignons cela –, et dont les élus seront autorisés, pour plus d'efficacité dans leur action, à s'inscrire à telle ou telle formation politique française.

 Voilà les raisons qui ont motivé la création du R.D.A., le Rassemblement démocratique africain. »

    « On a déformé la loi-cadre comme on a déformé la Communauté franco-africaine, comme on a parlé des indépendances. Je me dois de rétablir la vérité, et personne ne pourra m'apporter le plus petit démenti… »

La Loi-cadre

 La loi-cadre fut votée le 23 Juin 1956.[2] Un début d'autonomie ou une décentralisation politique partielle : les deux collèges – colons et colonisés – sont supprimés au profit d'un collège unique élu au suffrage universel. Les décrets applicateurs du 4 Avril 1957 permettent de créer les assemblées territoriales – "parlement local" – dont les premiers membres ont été élus le 31 Mars 1957. Avec le représentant de l'administration coloniale comme exécutif, ces assemblées territoriales – aux pouvoirs plus étendus et remplaçant les conseils généraux – constituaient l'organe du pouvoir exécutif ou le Conseil de gouvernement. Leurs compétences : vote du budget, statut général des agents, des cadres territoriaux, et des civils coutumiers : l'organisation de l'état civil, le domaine du territoire, le commerce extérieur, l'enseignement des premiers et second degrés.[3] « Voilà, nous avons terminé avec la loi-cadre. Ce n'était pas l'indépendance. C'était l'autonomie, mais pas suffisante, puisque le représentant de la France était le président du Conseil de gouvernement. »

L’élargissement de la Loi-cadre

    « De Gaulle arrive, revient au pouvoir qu'il avait quitté en janvier 1946. Il me fait appeler à ses côtés et me demande de participer au Comité chargé de la rédaction de la nouvelle Constitution. Nous étions quatre ministres d’Etats : Guy Mollet, Pflimlin, Jacquinot et moi. Pompidou qui devait devenir premier ministre était directeur de cabinet, et Debré était le rapporteur de la commission. Il y avait deux commissions : une, constitutionnelle, qui siégeait sous la présidence du général de Gaulle à Matignon, et une autre ou Comité consultatif qui comprenait tous les élus d’outre-mer et siégeait sous la présidence de Paul Reynaud… Donc, j’étais seul Africain membre du Comité constitutionnel, et tous les autres élus étaient membres du Comité consultatif. De Gaulle nous a demandé – et je veux que vous reteniez cela, pour qu’on ne nous parle plus des histoires (murmures) ; les faits sont là, les acteurs sont encore présents : nous en avons perdu deux, mais les autres sont encore en vie – d’interroger mes frères d’outre-mer, notamment les Africains, sur ce qu'ils voulaient voir insérer dans la nouvelle Constitution… nous tous, nous nous étions réunis à La salle Colbert, c'était la plus grande salle en ce temps-là au Parlement français. Tous les élus d'outre-mer étaient présents. Nous avions même invité certains étudiants avec nous.

    La discussion a duré plus de quatre heures ; mais le débat était libre, nous avons su ce que voulaient nos frères : l'élargissement de la loi-cadre. Qu'est-ce a dire? Au lieu d'un vice-président du Conseil, on aurait un président du Conseil dans une autonomie plus large. Au lieu de plusieurs affaires communes, on les a ramenées à trois : la Monnaie, La Défense, les Affaires étrangères, et nous avons désigné, après débat, trois de nos militants, deux R.D.A. et un non R.D.A., pour tirer la leçon du débat et préparer un mémorandum… ça n'a pas été facile de faire accepter le mémorandum que nous avons présenté au Comité constitutionnel. J’ai rencontré l'incompréhension d'un des membres. Je ne le désignerai pas. Ça a été difficile. Il ne pouvait accepter ce qu'il considérait comme la « démission de la France », et je disais que je ne pouvais pas demeurer plus longtemps au gouvernement pour servir de caution à une action qui allait à l’encontre du grand mouvement qui secouait le monde depuis la dernière guerre.

    Partout, c'était le souffle de la liberté, c'était le souffle de l'indépendance. Ce que nous avons demandé, c'était un minimum, et ce minimum devait être accepté…  Le général de Gaulle a dit : « Nous prenons comme base de discussion le mémorandum des Africains défendu par Houphouët ». Et grâce à lui, nous avons eu satisfaction de A à Z. Je me suis empressé de Communiquer la nouvelle à mes amis, et Sékou s'est empressé lui aussi de rejoindre Conakry. Lui qui avait longtemps été écarté du Parlement français se voyait du jour au lendemain président du Conseil de Guinée, maire de Conakry. »

    L'espoir des Indépendances se profilait donc à l'horizon, avec l’acceptation de plus d’autonomie politique, l’élargissement de la loi-cadre : le président du Conseil de gouvernement territorial – l’exécutif – , un représentant de l’administration coloniale, fut remplacé par l’élu territorial qui n’était qu’un simple vice-président du Conseil sous la loi-cadre.

Les Indépendances ou La Communauté franco-africaine

    «…Or nous avions envoyé le texte au Comité consultatif pour avis. Retenez cela, les chercheurs et les historiens, que personne ne vienne vous parler des indépendances. Le texte nous a été renvoyé après une série d'amendements. Le général de Gaulle a rejeté tous les amendements concernant la partie de la République française. Par contre, il a retenu un des amendements présentés par le Comité consultatif ; la révision quinquennale des accords de communauté. J'ai demandé le rejet de cet amendement. Je déclarais que c'était constitutionnaliser la méfiance entre la France et nous. Celle-ci allait-elle attendre cinq ans pour voir ce que nous deviendrions, quel serait notre comportement, avant daller plus loin, alors que partout ailleurs le vent de l'indépendance soufflait ?

    Après suspension et à la reprise, le général de Gaulle a interrogé un de nos collègues :

« Quel est votre avis ?

— Président, vous avez raison, mais M. Houphouët aussi a raison »… Guy Mollet immédiatement a pris la parole :

« Malgré le respect que nous vous devons, c'est M. Houphouët qui a raison : il ne faut pas constitutionnaliser la méfiance, nous ruinerions tout le beau travail que nous avons effectué, avec cet amendement proposé par le M.R.P., les amis de nos amis. » Avant que le général de Gaulle ne reprenne la parole, j'ai dit : «Mon général, faites-nous confiance, faites confiance à l'Afrique, et par ma voix — alors que je n’étais pas mandaté, mais j'ai osé — par ma voix, l'Afrique vous fait une égale confiance »  L'indépendance était là. On n’a même pas eu à utiliser le vote pour sortir de la Communauté, et les gens n'ont pas compris pourquoi, moi qui ai dit au général de Gaulle, devant témoins : « Faites confiance à l'Afrique en faisant sauter l'amendement, et l'Afrique par ma voix vous fait une égale confiance », et grâce à cette adresse au général, l'indépendance a été insérée dans la Communauté, vous comprenez pourquoi c’est moi qui ai fait la campagne pour que le référendum soit approuvé dans nos Territoires d'outre-mer. Alors, quand on vient vous parler d'Houphouët qui n'aimait pas l'indépendance… »

Sources :

Actes du Colloque – Yamoussoukro – 1986 – tome 1

 

La Constitution du 4 Octobre 1958

Titre XII : DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES


http://www.conseil-constitutionnel.fr



[1] http://www.vie-publique.fr/decouverte_instit/animations/frise_constitution/Anim2.htm

[2] Joseph KI-Zerbo, Histoire De l'Afrique Noire (Paris : Hatier, 1978), p. 510.

[3] RDA, tome I, p. 268.

Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Histoire
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Jeudi 2 octobre 2008

    En 1961, la Côte D’Ivoire présentait la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’ONU pour résoudre le conflit entre Israël et La Palestine. Résolution adoptée par le Conseil de sécurité le 22 novembre 1967, après la guerre des 6-jours, et qui a servi de base à toutes les autres résolutions de l’ONU sur ce conflit, ainsi qu’à tous les accords ou tentatives d’accords ou négociations de paix, entre Israël et la Palestine.

    Afin d’empêcher la troisième guerre mondiale par la crise des missiles de Cuba, la Côte D’Ivoire dirigea une mission afro-asiatique, qui négocia avec le Président Américain John Fitzgerald Kennedy et le Président de l’URSS, Kroutchev, en 1962.

    En mars 1964, présidant le Conseil de sécurité de l’ONU, la Côte D’Ivoire participa à la création des casques bleus : une force de maintien de la paix, dont le Conseil de sécurité approuva l’envoi à Chypre le 4 Mars.

    La Côte D’Ivoire s’impliqua activement au retour de la paix au Cambodge, au Yémen, à Saint Domingue, en Indonésie, au Malawi, en République Démocratique du Congo, et contribua à résoudre par le dialogue, l’apartheid en Afrique du Sud.

    Par ailleurs, le préambule de l’Acte constitutif de l’UNESCO, stipule que : « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ». Citation qui vient de Yamoussoukro, toujours en Côte D’Ivoire.

    Tout ce qui mena logiquement, à la création du prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. En effet, du 26 juin au 1er juillet 1989, pendant le Congrès de Yamoussoukro sur la paix, organisé par l’UNESCO et la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, le Directeur général proposa la création d’un prix pour la recherche de la paix. Cette proposition fut acceptée par l’UNESCO, et la résolution pour la « Création du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix » fut soutenue et adoptée à l’unanimité par 150 Etats, le 15 novembre 1989.

    Après les illustres lauréats :

Nelson Mandela Président du Congrès national africain (ANC) Afrique du Sud et Frederik W. De Klerk Président de la République sud-africaine, en 1991

L’Académie de droit international de La Haye, Pays-Bas, en 1992

Itzhak Rabin Premier Ministre de l’État d’Israël, Shimon Pérès, Ministre des affaires étrangères de l’État d’Israël, et Yasser Arafat, Président de l’Autorité nationale palestinienne, en 1993

S. M. Juan Carlos I, Roi d’Espagne et Jimmy Carter, Ancien Président des États-Unis d’Amérique, en 1994

Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, et Mme Sadako Ogata, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, en 1995

Alvaro Arzú Irigoyen, Président de la République du Guatemala et Commandant Rolando Morán, Représentant de l’Union révolutionnaire nationale guatémaltèque (URNG), en 1996

Fidel V. Ramos, Président de la République des Philippines et Nur Misuari, Président du Front de libération nationale moro (MNLF) Philippines, en 1997

Sheikh Hasina, Premier Ministre de la République populaire du Bangladesh et George J. Mitchell, Sénateur américain, Ancien Conseiller spécial du Président des États-Unis d’Amérique, pour les Affaires irlandaises, en 1998

Communauté de Sant’Egidio, Italie, en 1999

Mme Mary Robinson, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, en 2000

Non attribué en 2001

Kay Rala Xanana Gusmão, Président de la République démocratique du Timor-Leste, en 2002

Cardinal Roger Etchegaray, Président émérite du Conseil pontifical Justice et Paix et Dr Mustafa Cerić, Grand Mufti de Bosnie, en 2003

Non attribué en 2004

Maître Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, en 2005

Non attribué en 2006

    Aujourd’hui, jeudi 2 octobre 2008, à Paris, ce prix est remis à M. Martti Ahtisaari, Président de Finland 94-2000, fondateur de l’ONG Initiative de Management de Crises, pour l’année 2007.

Arsène Assouan Usher, entre autres, ancien ministre des Affaires étrangères de Côte D’Ivoire dès 1966, Maire de Cocody 80-90, puis Maire de Grand-Lahou 90-07.

Par Dahouet-Boigny Armand - Publié dans : Politique
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