Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 09:20

 

 

 

Sans précédents, dans la jeune histoire de la Côte D’Ivoire ! La quasi-totalité des nations du monde, à l’unisson, comme un seul homme, vient aider la majorité absolue de 54,10% de l’électorat Ivoirien, c’est-à-dire le Peuple souverain de Côte D’Ivoire, à défendre le respect de sa souveraineté, à défendre les valeurs nobles de la Démocratie ! Est-ce là un signe de la manifestation imminente de la gloire de Dieu, qui veut que la Côte D’Ivoire soit un modèle de la paix promise à l’humanité ?

 

Une souveraineté donc violée, volée, braquée, piétinée, bafouée, par M. Gbagbo Koudou Laurent, aidé en cela par M. Paul Yao N’Dré, en décidant, délibérément, de violer la Constitution en son Article_90, et en violant le Code électoral, en son Article_64.

 

En effet, le Peuple de Côte D’Ivoire, n’autorise pas l’Institution de la République, qu’est le Conseil constitutionnel, à être partisane – Article_90 – et encore moins, à effacer plus de 400 000 suffrages, affectant le résultat final d’une élection en Côte D’Ivoire – Article_64 – ! Ainsi, M. Gbagbo Koudou Laurent, M. Yao N’Dré Paul, leurs partisans, et supporters, se donnent le droit de piétiner, de ne pas respecter leur propre Loi fondamentale, donc de ne pas respecter leur propre souveraineté, et demande au reste de la majorité absolue des 54,10% du Peuple de Côte D’Ivoire, soutenue par le reste du monde, de respecter la souveraineté de la Côte D’Ivoire ! Tout cela sous des prétextes fallacieux d’une supposée, prétendue, lutte contre l’impérialisme pour une « vrai indépendance », et une résistance à « l’ingérence », pendant qu’ils imposent leurs opinions et leur idéologie marxiste-léniniste, à la majorité absolue des 54,10% du Peuple de Côte D’Ivoire, par la terreur ! Une tentative de diversion des vrais problèmes ! C’est scandaleux, et inacceptable ! M. Gbagbo Koudou Laurent, M. Yao N’Dré Paul, leurs partisans, et supporters, se hissent au dessus des lois dont ils réclament pourtant le respect, par la terreur des intimidations, des appels à la haine, des incitations aux meurtres, de l’abus de la force gratuite, des violences, des enlèvements, des assassinats, et des meurtres !

 

M. Gbagbo Koudou Laurent, M. Yao N’Dré Paul, leurs partisans, et supporters, ne sont alors pas sincères ! Ils ne sont pas crédibles ! Ils ne se respectent pas eux-mêmes, mais veulent, paradoxalement, être respectés ! Ils se trompent eux-mêmes, car ils ne pourront plus tromper la majorité absolue des 54,10% du Peuple souverain, soutenue de façon historique, par le reste du monde, dans la défense noble des valeurs sacro-saintes de la Démocratie, dans le respect scrupuleux de la souveraineté !

En réalité, le Conseil constitutionnel n’est pas autorisé par le Peuple seul souverain de la Côte D’Ivoire, à violer la Constitution ! Le Conseil constitutionnel, n’a donc pas violé la Constitution, car il lui est impossible de le faire, conformément à la loi ! Mais, le militant pur et dur du FPI, membre de LMP, a outrageusement piétiné la Loi fondamentale, en décidant, unilatéralement, et illégalement, au mépris du Peuple seul souverain de la Côte D’Ivoire, d’effacer illégalement, suffisamment de suffrages des Ivoiriens, selon lui, afin de renverser les résultats du scrutin du 28 novembre 2010, en flagrante et grossière violation de la Constitution, qu’il est sensé surveiller, à travers l’Institution de la République de Côte D’Ivoire, noble qu’est le Conseil constitutionnel !

Il serait donc naturel, que les chefs d’Etats des Nations du monde entier, arrivent en Côte D’Ivoire, pour consacrer ce soutien Historique au respect des valeurs de la Démocratie et au respect de la Souveraineté de la majorité absolue de 54,10% du Peuple de Côte D’Ivoire ! Afin de porter solennellement, pacifiquement, le nouveau Président de la République élu, S.E.M. Alassane Dramane Ouattara, dans un cortège interminable, au palais présidentiel, afin qu’il prenne enfin fonction concrètement, légalement ! Toute la gloire en reviendra, sans aucun doute, à Dieu. Que Dieu nous bénisse tous, sans exceptions, en Côte D’Ivoire, et dans le reste du monde.

 

Article_64 nouveau : 
Dans le cas où le Conseil Constitutionnel constate des irrégularités de nature à entacher la validité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection. 
La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition de la Commission Electorale Indépendante. Le scrutin a lieu au plus tard quarante cinq jours à compter de la date de la décision du Conseil Constitutionnel.

 

Article_90 Le Président du Conseil constitutionnel est nommé par le Président de la République pour une durée de six ans non renouvelables parmi les personnalités connues pour leur compétence en matière juridique ou administrative. 
Avant son entrée en fonction, il prête serment devant le Président de la République, en ces termes :
"Je m'engage à bien et fidèlement remplir ma fonction, à l'exercer en toute indépendance et en toute impartialité dans le respect de la Constitution, à garder le secret des délibérations et des votes, même après la cessation de mes fonctions, à ne prendre aucune position publique dans les domaines politique, économique ou social, à ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence du Conseil constitutionnel".

 

 

Par Armand André Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 09:12

Cher grand peuple souverain de Côte D'Ivoire, notre Loi Fondamentale nous autorise à prendre nos responsabilités souveraines. Etant donné que M. Gbagbo Laurent, président sortant, perdant, mais accroché par la force au pouvoir, donc illégal ou illégitime, refuse de respecter le suffrage de la majorité de l’électorat, conformément à notre Loi Fondamentale, en osant effacer illégalement, de force, une partie de l'expression souveraine du peuple après le second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, le peuple souverain de Côte D'Ivoire, est en droit de réagir légalement.


En effet, non seulement les Droits et les Libertés du peuple en général sont violés (reports illégaux et intempestifs des élections), mais de façon individuelle aussi, on a assisté à des violations du droit à la vie de citoyens, des violations du droit et de la liberté de grèves réprimées violemment, des violations du droit et de la liberté d'expression de citoyens et de la presse, des violations du droit et de la liberté de manifestations pacifiques de citoyens, et des violations du droit et de la liberté de ministres et de députés de la Nation. En effet, des manifestants contre les déchets toxiques et contre l'inflation des produits de consommation ont été tués, des enseignants en grèves ont été arrêtés, agressés et enfermés, le procureur de la république a ordonné aux entreprises de presse d'empêcher la libre expression des citoyens dans leurs journaux, les sièges d'entreprises de presse ont été détruits impunément, des journaux ont été détruits impunément, des sièges de partis politiques ont été détruits, le ministre Kobenan Adjoumani a été illégalement jugé par un tribunal plutôt que par la Haute cour de justice inexistante, le jeune citoyen Assalé Tiémoko a été illégalement emprisonné pour avoir dénoncé la corruption, le journaliste Nanankouah Gnamantêh a été illégalement arrêté et emprisonné pour un article intitulé « Ali Baba et les 40 Voleurs », le ministre et député Anaky Kobenan a été illégalement arrêté et emprisonné par la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) sur l'ordre de l'armée (infiltrée, rappelons le, de militants FPI) pour avoir appelé le peuple de Côte D'Ivoire à exprimer sa souveraineté, l'armée encore, qui a menacé le peuple en lui intimant l'ordre d'éviter d'exprimer sa souveraineté.

Récemment, après le second tour des élections du 28 novembre 2010, le militant du FPI, M. Yao N’Dré Paul, a de façon partisane voir, partiale, et dépendante, en violation de l’Article_90 de la Constitution d’août 2000, illégalement effacé les suffrages des électeurs Ivoiriens des départements entiers de Bouaké, Khorogo, Ferkessedougou, Katiola, Boundiali, Dabakala, et Seguéla, afin de renverser la souveraineté du peuple, et de proclamer frauduleusement M. Gbagbo Laurent réélu ! En violation également, de l’Article_64 du code électoral, qui autorise le Conseil constitutionnel à annuler le scrutin, en cas d’irrégularités, et à le reprendre, dans un délai de 45 jours, à compter de la date de sa décision ! M. Gbagbo Laurent forme un gouvernement illégal, soutenu par ses miliciens militants du FPI, déguisés en forces de sécurités, en violation de la volonté de la majorité des 54,10% de l’électorat !

Nous nous voyons alors, de fait, imposés par la force, de partager la même opinion et la même idéologie que le FPI, membre de LMP, sous peine d’être traités de rebelles, d’être violentés, ou d’être tués impunément ! Nous sommes illégalement privés de notre droit à l’information libre, et forcés à subir les mensonges, les appels à la haine, et les incitations aux meurtres de la RTI, qui nous est, de surcroit, interdite d’accès !

Nous sommes empêchés d’élever nos enfants dans la quiétude, nous ne pouvons pas les envoyer à l’école librement et de plein droit ! Nous ne pouvons pas librement et de plein droit, aller travailler ! Nous ne pouvons pas librement et de plein droit, accéder à des soins médicaux ! Nous ne pouvons pas librement et de plein droit, nous occuper de nos familles ! Nous ne pouvons pas librement et de plein droit, circuler ou manifester notre mécontentement, car les vrais propriétaires de la rue, M. Gbagbo Laurent et ses partisans nous en empêchent, en nous terrorisant et en nous tuant impunément !... Nous, le peuple souverain sommes alors piétinés et bafoués dans nos Droits et nos Libertés, quotidiens et dans notre expression souveraine. Ceci en violation flagrante et impunie de notre Constitution.

Notre Constitution donne pourtant, en son Article 39, un devoir d'obligation de protection des Droits et des Libertés des citoyens, au Président de la République sortant, qui avait pourtant prêté serment en ces termes : « Devant le peuple souverain de Côte d'Ivoire, je jure solennellement et sur l'honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les Droits et les Libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l'intérêt supérieur de la Nation. Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je trahis mon serment ».

De ce fait, le peuple de Côte D'Ivoire, dont les Droits et les Libertés ont été, et sont toujours piétinés, et bafoués, par M. Gbagbo Laurent, - qui avait un devoir d'obligation de les protéger, - a retiré souverainement, conformément à sa Loi Fondamentale, le 28 novembre 2010 dans les urnes, avec la majorité absolue de 54,10% des suffrages, sa confiance au Président de la République sortant, afin qu'il subisse la rigueur des lois pour avoir trahit son serment. La Constitution autorise donc le grand peuple de Côte D'Ivoire à retirer sa confiance aux dirigeants illégaux donc illégitimes, en portant plainte devant le procureur général pour accusation du crime de haute trahison. La Constitution autorise le grand peuple de Côte D'Ivoire à retirer légalement, souverainement, le pouvoir à M. Gbagbo Laurent qui pense être au dessus de la loi du peuple, en portant plainte contre lui devant le procureur général, afin qu'il soit jugé pour le crime de haute trahison, par la Haute cour de justice.

Alors, grand peuple souverain de Côte D'Ivoire, la Constitution t’autorise à ne pas accepter que tes droits soient constamment et impunément violés ! Oui nous aussi nous pouvons porter plainte !

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Annexes :

Code Electoral
Article 27 : l'article 63 est ajusté comme suit : 
Article 63 nouveau : 
Le résultat définitif de l'élection du Président de la République est proclamé par le Conseil Constitutionnel, après examen des réclamations éventuelles et publié selon la procédure d'urgence, dans les sept (07) jours à compter de la réception des procès verbaux. 

Article 28 : l'article 64 est ajusté comme suit : 
Article 64 nouveau : 
Dans le cas où le Conseil Constitutionnel constate des irrégularités de nature à entacher la validité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection. 
La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition de la Commission Electorale Indépendante. Le scrutin a lieu au plus tard quarante cinq jours à compter de la date de la décision du Conseil Constitutionnel. 


Constitution d’août 2000
TITRE PREMIER 
DES LIBERTES, DES DROITS ET DES DEVOIRS 


CHAPITRE PREMIER 
DES LIBERTES ET DES DROITS
Article Premier. L'État de Côte d'Ivoire reconnaît les libertés, les droits et devoirs fondamentaux énoncés dans la présente Constitution et s'engage à prendre des mesures législatives ou réglementaires pour en assurer l'application effective. 

Article 2. La personne humaine est sacrée. 
Tous les êtres humains naissent libres et égaux devant la loi. Ils jouissent des droits inaliénables que sont le droit à la vie, à la liberté, à l'épanouissement de leur personnalité et au respect de leur dignité. 
Les droits de la personne humaine sont inviolables. Les autorités publiques ont l'obligation d'en assurer le respect, la protection et la promotion. 
Toute sanction tendant à la privation de la vie humaine est interdite. 

Article 3. Sont interdits et punis par la loi, l'esclavage, le travail forcé, les traitements inhumains et cruels, dégradants et humiliants, la torture physique ou morale, les violences physiques et les mutilations et toutes les formes d'avilissement de l'être humain. 

Article 4. Le domicile est inviolable. Les atteintes ou restrictions ne peuvent y être apportées que par la loi. 

Article 5. La famille constitue la cellule de base de la société. L'État assure sa protection. 

Article 6. L'État assure la protection des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées. 

Article 7. Tout être humain a droit au développement et au plein épanouissement de sa personnalité dans ses dimensions matérielle, intellectuelle et spirituelle. 
L'État assure à tous les citoyens l'égal accès à la santé, à l'éducation, à la culture, à l'information, à la formation professionnelle et à l'emploi. 
L'État a le devoir de sauvegarder et de promouvoir les valeurs nationales de civilisation ainsi que les traditions culturelles non contraires à la loi et aux bonnes mœurs. 

Article 8. L'État et les Collectivités publiques ont le devoir de veiller au développement de la jeunesse. Ils créent les conditions favorables à son éducation civique et morale et lui assurent la protection contre l'exploitation et l'abandon moral. 

Article 9. La liberté de pensée et d'expression, notamment la liberté de conscience, d'opinion religieuse ou philosophique sont garanties à tous, sous la réserve du respect de la loi, des droits d'autrui, de la sécurité nationale et de l'ordre public. 

Article 10. Chacun a le droit d'exprimer et de diffuser librement ses idées. 
Toute propagande ayant pour but ou pour effet de faite prévaloir un groupe social sur un autre, ou d'encourager la haine raciale ou religieuse est interdite. 

Article 11. Les libertés de réunion et de manifestation sont garanties par la loi. 

Article 12.  Aucun Ivoirien ne peut être contraint à l’exil.

 

Toute personne persécutée en raison de ses convictions politiques, religieuses, philosophiques. ou de son appartenance ethnique peut bénéficier du droit d'asile sur le territoire de la République de Côte d'Ivoire, sous la condition de se conformer aux lois de la République. 

Article 13. Les Partis et Groupements politiques se forment et exercent leurs activités librement sous la condition de respecter les lois de la République, les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. Ils sont égaux en droits et soumis aux mêmes obligations. 
Sont interdits les Partis ou Groupements politiques créés sur des bases régionales, confessionnelles, tribales, ethniques ou raciales. 

Article 14. Les Partis et Groupements politiques concourent à la formation de la volonté du peuple et à l'expression du suffrage. 

Article 15. Le droit de propriété est garanti à tous. 
Nul ne doit être privé de sa propriété si ce n'est pour cause d'utilité publique et sous la condition d'une juste et préalable indemnisation. 

Article 16. Le droit de tout citoyen à la libre entreprise est garanti dans les limites prévues par la loi. 

Article 17. Toute personne a le droit de choisir librement sa profession ou son emploi. 
L'accès aux emplois publics ou privés est égal pour tous. 
Est prohibée toute discrimination dans l'accès ou l'exercice des emplois, fondée sur le sexe, les opinions politiques, religieuses ou philosophiques. 

Article 18. Le droit syndical et le droit de grève sont reconnus aux travailleurs des secteurs public et privé qui les exercent dans les limites déterminées par la loi. 

Article 19. Le droit à un environnement sain est reconnu à tous. 

Article 20. Toute personne a droit à un libre et égal accès à la Justice. 

Article 21. Nul ne peut être poursuivi, arrêté, gardé à vue ou inculpé, qu'en vertu d'une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés.

 
Article 22. Nul ne peut être arbitrairement détenu. 
Tout prévenu est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d'une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense.


TITRE II 
DE L'ETAT ET DE LA SOUVERAINETE
Article 30. La République de Côte d'Ivoire est une et indivisible, laïque, démocratique et sociale. 
Elle assure à tous l'égalité devant la loi, sans distinction d'origine, de race, d'ethnie, de sexe et de religion. Elle respecte toutes les croyances. 
Son principe est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.

Article 31. La souveraineté appartient au peuple. 
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice. 


TITRE VII 
DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
Article 90 Le Président du Conseil constitutionnel est nommé par le Président de la République pour une durée de six ans non renouvelables parmi les personnalités connues pour leur compétence en matière juridique ou administrative. 
Avant son entrée en fonction, il prête serment devant le Président de la République, en ces termes :
"Je m'engage à bien et fidèlement remplir ma fonction, à l'exercer en toute indépendance et en toute impartialité dans le respect de la Constitution, à garder le secret des délibérations et des votes, même après la cessation de mes fonctions, à ne prendre aucune position publique dans les domaines politique, économique ou social, à ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence du Conseil constitutionnel".

Par Armand André Dahouet-Boigny - Publié dans : Justice
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 07:30


Lors du dépôt de sa candidature, le vendredi 16 octobre 2009, M. Gbagbo Laurent affirmait qu’il était candidat à l’élection présidentielle du 29 novembre 2009, pour plusieurs raisons, dont celle-ci : « Retenez bien que cette élection qui va avoir lieu n’est pas seulement une élection pour choisir un président de la République. C’est aussi une élection qui va mettre fin à une période et qui va ouvrir une autre. La période qui s’achève est celle que je pourrai appeler la période houphouétienne. C’est la période marquée par la stature d’Houphouët-Boigny. Depuis 1945, la stature d’Houphouët-Boigny a imprégné, marqué, façonné cette période-là. Malheureusement, à son décès en 1993, sa succession a été mal réglée. Elle a été très mal réglée et le fait de régler la succession de cette façon-là nous a amené les conflits que nous connaissons depuis 1993 jusqu’à aujourd’hui. »,… « …Non, les gens ont cru qu’avec la mort d’Houphouët, le pouvoir était suffisamment fragile, faible, pour armer quelques jeunes gens, et venir s’emparer du pouvoir et de la Côte d’Ivoire… »

La « période houphouëtienne » de M. Gbagbo part-elle donc de 1945 au 29 novembre 2009, jour des élections en Côte D’Ivoire ? Ou plutôt de 1993 au 29 novembre 2009 ? Ou alors, l’ère comprend deux parties : celle de 45 à 93 et celle de 93 à 09 ? Comment a été, réellement, réglée cette succession ? Qui sont « les gens » qui ont cru? De quels « jeunes gens » s’agit-il ? Quelle est cette nouvelle période qui va s’ouvrir ? Tout ceci est bien opaque, mais rien que le fait de poser ces questions, mène déjà vers un éclaircissement de plusieurs points délibérément maintenus flous.

En fait, Félix Houphouët-Boigny est décédé le 7 décembre 1993 à Yamoussoukro. La Constitution a été respectée, malgré de légères tensions, pour la succession. Les « jeunes gens » qui ont été armés dans la jeune histoire de la Côte D’Ivoire après cette date, ne peuvent qu’être : d’une part, que ceux qui ont planifié et exécuté le coup d’état qui a illégalement renversé les institutions de la République de Côte D’Ivoire, le 24 décembre 1999. Soit six années après le décès de Félix Houphouët-Boigny. D’autre part, ce ne peut être aussi que ceux qui ont planifié et exécuté la tentative de coup d’état du 19 septembre 2002 – soit neuf années après 1993 –, muée en rébellion sanglante, qui a contribué à prolonger le renversement illégal des institutions de la République de Côte D’Ivoire du 24 décembre 1999. L’histoire récente nous enseigne que ces deux groupes forment aujourd’hui les héritiers du coup d’état de 1999, qui ne se sont pas entendus sur le partage du pouvoir, précipitant ainsi la vengeance du 19 septembre 2002, qui a finalement aboutit à un arrangement à l’amiable, un partage du pouvoir de façon équitable cette fois-ci, consacré par les multiples et interminables accords de Ouagadougou.

Alors pour M. Gbagbo Laurent, comprenons le bien : « … Mon espérance, ma foi et ma conviction, c’est que, après avoir connu la partie la plus aiguë de cette crise née de la mort d’Houphouët-Boigny et qui est la guerre, l’élection que nous allons connaître va mettre une fin définitive et à cette crise et à cette ère. C’est pour cela que je suis candidat… »Par conséquent, selon cette logique de M. Gbagbo Laurent, 1999 et 2002 ont été planifiés avant ou juste après le décès de Félix Houphouët-Boigny, et exécutés respectivement, six années et neuf années plus tard ? C’est également « l’ère houphouëtienne » de M. Gbagbo Laurent qui a créé la guerre débutée le 19 septembre 2002, entre autres. Au moins la seconde partie de cette « ère ». C’est donc Félix Houphouët-Boigny qui est responsable des attaques du 19 septembre 2002 ? C’est incompréhensible à ce niveau. Pour être sérieux, juridiquement, Félix Houphouët-Boigny est responsable de ses différents mandats, de 1960 à 1993. Il a de façon responsable, empêché la déstabilisation des Institutions de la République de Côte D’Ivoire, dont il était constitutionnellement garant. Contrairement à M. Gbagbo Laurent, qui a gravement échoué à son devoir constitutionnel, en trahissant la Côte D’Ivoire. Comment peut donc, Félix Houphouët-Boigny, être responsable d’événements survenus en 2002, ou même en 1999 et le lendemain du 7 décembre 1993 ? Surtout les événements intervenus durant le mandat illégalement prolongé, de M. Gbagbo Laurent, du 26 octobre 2000 à aujourd’hui. Comme si Henri Konan Bédié, le Général Robert Guéï, et M. Gbagbo Laurent lui-même, n’ont pas existés. Ils ne sont responsables de rien. Ils n’ont rien fait du tout. C’est Félix Houphouët-Boigny qui a pris toutes les décisions, y compris celle d’attaquer le pays le 19 septembre 2002, celle de renverser les institutions de la République le 24 décembre 1999, et celle de déclarer la guerre, de lancer l’opération dignité, d’ordonner la chasse aux Français, etc… ? C’est incompréhensible. En ajoutant des données à cette réflexion on peut ébaucher une piste de compréhension.

M. Gbagbo Laurent continue en nous disant de : « …mesurer la portée historique de cette élection. Ce n’est pas le fait seulement de changer les institutions et de chercher de nouveaux hommes, mais le fait que véritablement, nous changeons d’époque. Et il nous faut changer d’époque. Il nous faut changer cette ère où, pour s’éterniser ou avancer, » selon M. Gbagbo Laurent, « on pensait qu’avec les coups d’états, on pouvait changer de régime… »Est-ce cela la « période houphouëtienne » de M. Gbagbo Laurent ? Au moins celle de 93 à 09 ? Qui pensaient changer de régime avec les coups d’états, pour « s’éterniser où avancer » ? Certainement pas Félix Houphouët-Boigny. Ce sont plutôt « les gens » qui « …ont cru qu’avec la mort d’Houphouët, le pouvoir était suffisamment fragile, faible, pour armer quelques jeunes gens, et venir s’emparer du pouvoir et de la Côte d’Ivoire… ». C’est logiquement alors, tous ceux qui ont applaudis 1999, tous ceux qui ont dit, comme M. Gbagbo Laurent, que 1999 faisait « avancer la démocratie », tous ceux qui ont planifié et exécuté 1999, ainsi que tous ceux qui ont constitutionnalisé, donc légalisé les coups d’état depuis 2000. M. N’Zi Paul David, directeur de cabinet de M. Gbagbo Laurent, avait dit à Paris, que « …le coup d’état de 1999, c’était contre les Baoulés… » Avec cet éclaircissement actuel de M. Gbagbo Laurent, on comprend alors qui sont les vrais auteurs de 1999 et de 2002. On comprend également leurs mobiles, leurs motivations : il fallait changer « l’ère d’Houphouët » a tout prix. « …L’ère d’Houphouët-Boigny est terminée… », scandait déjà avec fermeté, il y a neuf ans, M. Gbagbo Laurent, après les élections truquées d’octobre 2000. Aujourd’hui, en octobre 2009, M. Gbagbo combat toujours Félix Houphouët-Boigny, tout en se positionnant comme le "plus grand houphouëtiste", et en voulant paradoxalement, effacer l’houphouëtisme, faussement ternit, que les populations conscientes et éprises de paix, regrettent plus que jamais.

En vue donc de « s’éterniser et d’avancer », M. Gbagbo Laurent qui veut imprégner sa marque en ouvrant sa période gbagboïenne, doit effacer la « période houphouëtienne » qui le gêne énormément, afin de remplacer Félix Houphouët-Boigny, et se présenter comme le nouvel « homme de paix » légitimé. Pour cela, il assimile insidieusement son « ère houphouëtienne » à une période de putschs, tout en rejetant par la même occasion, la faute de la guerre, dont il est pourtant juridiquement responsable, sur Félix Houphouët-Boigny, en vue de mieux faire accepter la nécessité « d’effacer » Félix Houphouët-Boigny. D’où le choix péjoratif, négatif, calculé, du qualificatif « houphouëtienne » comme politique politicienne, plutôt que de l’ère houphouëtiste ou tout simplement de l’houphouëtisme, termes positifs, plus communément utilisés.

Ainsi donc, « les gens » qui ont cru : les dirigeants illégitimes actuels, et qui veulent « s’éterniser et avancer » maintenant dans la légalité, pensent qu’il leur faut mettre fin à la prétendue « ère houphouëtienne » de M. Gbagbo Laurent, par les élections du 29 novembre 2009, afin d’ouvrir une nouvelle période, l’ère gbagboïenne.

 Malheureusement donc pour eux, ceux qui veulent « effacer » Félix Houphouët-Boigny, se sont rendu compte qu’ils demeurent sur des institutions renversées depuis 1999, sur une Côte D’Ivoire renversée, donc qu’ils sont illégitimes, car ils règnent dans l’illégalité. Ils règnent par la dictature et la terreur, par la force des armes, plutôt que par les lois d’une République. Ils ne sont donc pas respectés. Ils sont légalement contestés. Ils en subissent le poids à présent. Enfin ! Quel bonheur pour le Grand Peuple de Côte D’Ivoire. Ils veulent maintenant être respectés. Pour se faire respecter, il faut changer cette ère que  M. Gbagbo Laurent attribue fallacieusement pour tromper le Peuple, à Félix Houphouët-Boigny tout en lui imputant par-dessus tout, toutes les crises survenues après 1993, comme si ce dernier faisait la promotion des putschs et des guerres, en son temps. Il faut donc que « les gens » qui ont cru, soient légitimés, donc légalisés à des élections libres, propres, et claires, alors incontestables, afin d’effacer définitivement les années illégales donc illégitimes de 1999 à 2009, les années de non respect. Ce qui n’est pas si sûr.

Un vrai dilemme en perspective, qui explique les hésitations et autres reports illégaux, intempestifs de l’expression souveraine du Grand Peuple de Côte D’Ivoire, dans les urnes. On n’a pas pu « s’éterniser et avancer » illégalement dans la violence, dans la dictature, et avec les putschs. Il faut donc changer d’époque, changer de stratégie, il faut forcément se résoudre à « s’éterniser et » à « avancer » légalement dans les urnes et dans la paix alors ? C’est la nouvelle période, qu’ils veulent ouvrir après le 29 novembre 2009, la nouvelle ère gbogboïenne, l’ère du « nouvel homme de paix » qui est pourtant le « Woody », l’ère de « l’enfant des élections », qui a pourtant une peur bleue des élections. Vive le retour de la souveraineté du Peuple ! Vive le retour de la République ! Vive les élections ! Des élections libres, propres, et claires qui nous situeront le 29 novembre 2009.

 
Sources des citations récentes de M. Gbagbo Laurent : Notre Voie - 17/10/2009

Par Dahouet-Boigny Armand André - Publié dans : Politique
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 12:21

Monsieur Gbagbo Laurent affirmait le jour du dépôt de sa candidature le vendredi 16 octobre 2009 à Abidjan, toute honte bue, qu’il est candidat à l’élection présidentielle du 29 novembre 2009, pour entre autres, « continuer le combat que nos parents ont commencé depuis les années 40 et que certains ont abandonné. » Il veut parler de la lutte pacifique du RDA Rassemblement Démocratique Africain, dont Félix Houphouët-Boigny était le Président.

M. Gbagbo Laurent, permettez-moi de vous dire que je connais la lutte du RDA, je connais aussi son Président Félix Houphouët-Boigny. Vous, M. Gbagbo Laurent, n’êtes pas Félix Houphouët-Boigny, et vous ne pourrez jamais l’être. Vous ne pourrez jamais non plus continuer la lutte pacifique du RDA, pour plusieurs raisons : vous ne connaissez pas l’histoire du RDA, vous ne connaissez pas la raison de la création du RDA, vous n’avez pas les qualités et les valeurs requises pour continuer la lutte du RDA, vous avez même combattu le RDA et son Président Félix Houphouët-Boigny,  par la violence, l’appel à la haine et l’incitation au meurtre, pendant 30 ans au moins. Aujourd’hui, vous voulez à la fois effacer « l’ère de Félix Houphouët-Boigny » et continuer son combat. Vous avez une historique d’appels à la haine et d’incitations au meurtre, comme celle communément minimisée sous le terme : « boycott actif de 1995 ». Vos appels à la haine et vos incitations au meurtre, ont entrainé l’assassinat d’opposants à votre politique après le 19 septembre 2002, l’assassinat du journaliste Français de RFI, Jean Hélène le 21 octobre 2003, les massacres des 24, 25, et 26 mars 2004, la disparition le 16 avril 2004, du journaliste Français-canadien Guy André Kieffer, les massacres des jeunes lors du siège de l’Hôtel Ivoire le 4 novembre 2004, de multiples exactions de vos milices tribales, etc.

La lutte du RDA n’était pas et n’est toujours pas faite d’appels à la haine, ni d’incitations au meurtre, au contraire elle était pacifique, non-violente, et l’est toujours aujourd’hui.

Le R.D.A. a été créé en tant que mouvement politique pacifique de masse pour soutenir les élus mis volontairement en minorité par l’administration coloniale, après le retrait du titre VIII :

« Mais nous avons si bien travaillé qu’à la première constitution, au titre VIII, nous avons obtenu l’augmentation de la représentation des Territoires d’outre-mer. Malheureusement, cette constitution a été rejetée sur la demande du général de Gaulle ; non pas contre nous, mais à cause de la partie concernant la République française.(…)Nous avons donc demandé que nous soyons appuyés par un grand mouvement  africain, un grand mouvement populaire qui pourrait soutenir notre action au parlement français, prolonger l’action que nous-mêmes nous venions de mener dans la diversité, (…) donc nous aurions un mouvement populaire en Afrique, indépendant de toute formation politique métropolitaine – soulignons cela –, et dont les élus seront autorisés, pour plus d’efficacité dans leur action, à s’inscrire à telle ou telle formation politique française. »

La stratégie subtile de répression des colons pour contrecarrer le RDA, impliquait qu’il fallait empêcher les réactions violentes des militants du RDA, aux provocations pièges des colons, qui entraînaient systématiquement, les assassinats impunis des militants. C’est ainsi que le président du RDA a enseigné la non-violence, grâce à l'amour fraternel : la capacité de fraterniser, et de pardonner inconditionnellement. En effet, parce que, piégés dans la haine, enchaînés par la haine, et maintenus dans des incarcérations de haines, donc réduits à létat desclaves de la haine, dominés par la haine, la moindre provocation appelait une réaction violente qui était alors réprimée, souvent dans le sang, puis justifiée par des prétextes de "légitime défense". Il fallait donc éviter de répondre aux provocations.

Ecoutez donc pour la première fois le Président Félix Houphouët-Boigny vous enseigner la leçon que vous n’avez pas voulu apprendre pendant toutes vos années d’opposant violent à la politique de Félix Houphouët-Boigny.

« Alors notre combat a été de réduire les effets des provocations. On a envoyé Sékou Baradji provoquer nos braves militants de Bouaflé ; ils ont répondu. On a tiré sur eux impunément. Cela a été le cas sur le marché de Séguéla.

J’ai dit non. Ce n’est pas notre combat. D’abord, notre combat à nous est pacifique. Nous ne devions pas tomber dans des provocations. On a dit : "Pourquoi ce combat a-t-il été pacifique ?" Je tiens à vous le dire sans rougir ; ça a dépendu beaucoup de moi. J’arrive à Bingerville. Le père Gorju m’entreprend et il me convainc. Et j’abandonne l’animisme, les fétiches et me fait baptiser, un an plus tard. Puis je reviens à Yamoussoukro, alors j’ai compris. (...)

Et j’ai pris, moi, la décision de ne jamais faire verser le sang humain ; on en a trop versé dans ma petite famille, et dans toutes les familles Akan. J’ai donc pris la décision de ne jamais faire verser le sang ni par moi, ni à cause de moi, en Côte-d’Ivoire ou ailleurs dans le monde. (...)Si vous aimez votre prochain comme vous-même, vous ne pouvez pas vous satisfaire de son malheur. Vous devez aussi ne pas faire de mal à autrui. Vous ne pouvez pas vous satisfaire du malheur qui arrive à autrui ; c’est comme si le malheur vous arrivait à vous. C’était notre philosophie à nous. Je l’ai trouvée grâce au R.P. Gorju dont j’entretiens aujourd’hui la tombe à Bingerville. (...) la vie de ces hommes (les colons) appartient à Dieu, comme la nôtre. Dieu seul doit la leur reprendre. Nous luttons contre l'existence de leurs privilèges, et avec l'aide de Dieu, nous tuerons leurs privilèges – et nous avons réussi – mais, de grâce, ne tuez personne ! Nous gagnerons. L'amour l'emportera sur la haine. Et on a accepté ;…

Et c'est la longue traversée du désert pour le R.D.A., une marche douloureuse de 1946 à 1956, date à laquelle, pour la première fois, un ministre français, feu Guy Mollet, a appelé le R.D.A. à collaborer avec le gouvernement français, alors que nous avions été considérés, même malgré le dé apparentement, comme l'avant-garde du communisme, et comme tels combattus.

Nous ne sommes pas venus faire de procès. Nous sommes venus pour écrire l'histoire authentique du R.D.A. Mais de 1946 à 1956, seuls les militants du R.D.A. ont été combattus. Ils ont subi la répression la plus sauvage, parfois même sanguinaire. Où étaient les autres? Il y en a beaucoup qui veulent parler de la lutte anticolonialiste. Pendant ce temps-là, de 1946 à 1956, ils étaient avec les formations qui réprimaient. Certains étaient membres du gouvernement. Nous avons connu nos Soweto, non par le nombre des victimes, mais par la façon dont on a tué les uns et les autres. Nous avons connu nos Soweto, à Dimbokro, à Bouaflé, à Séguéla. On a fusillé froidement des manifestants sans armes, comme à Soweto. Personne ne nous a aidés à défendre la mémoire de ceux-là. Certains même à l'Assemblée ont pris la parole, pour nous faire passer, nous assassinés, pour des assassins.

 

Et nous avons voulu la lutte pacifique et vous devez continuer cette lutte pacifique, mes chers frères. C’est très difficile. Vous dépasserez le cadre de la Côte-d'Ivoire. Voyez-vous, nous avons allumé le feu de la liberté, de l'émancipation sur les bords du Niger en créant le R.D.A. ; et nous entretenons pour le R.D.A. dans son ensemble cette flamme, à Abidjan, à Yamoussoukro, en Côte-d'Ivoire, pour éclairer le chemin de la Côte-d’Ivoire, le chemin difficile qui conduit au progrès, donc au bonheur dans la paix, dans la justice, dans la solidarité, dans la fraternité et dans l'amour.

Nous avons gagné la bataille politique, nous luttons pour la bataille économique. Elle est dure. Mais nous vous engageons déjà à vous armer pour la vraie bataille, celle que Dieu prêche à travers le monde depuis sa création, la bataille pour la paix promise aux hommes de bonne volonté, à tous les hommes.

Nous voulons que, sérieusement, on indique aux décideurs de la guerre et de la paix les moyens de parvenir à la paix, de détruire la citadelle de méfiance qui rend impossible toute solution de paix. Tant que cette muraille restera intangible, on se réunira mille fois à Genève, mille fois en Islande, rien n’en sortira.

Voyez-vous, notre combat n'est pas terminé, il ne sera jamais terminé. Le vrai combat demeure, c'est le combat pour la paix. Et vous êtes mieux armés, vous qui avez souffert du mépris des autres. Si vous dépassez ce mépris dans lequel on vous a longtemps tenus, pour considérer que les hommes sont tous des frères, créés par le même Dieu, Dieu vous aidera à gagner la vraie bataille, la bataille pour la paix qu'il a promise aux hommes de bonne volonté, à tous les hommes. Merci. »

Alors, vous voyez M. Gbagbo Laurent, que vous êtes loin de ce genre de lutte pacifique. Vous êtes totalement à l’opposée de cette lutte pacifique. Vous voulez vous fabriquer une image de défenseur des Africains, en imitant Félix Houphouët-Boigny, et en l’effaçant par la même occasion. Mais le président du RDA lui ne cherchait pas la gloire, il recherchait l’émancipation de l’homme Africain, dans la dignité et la solidarité. Il était humble, constamment à la recherche de l’unité : rassembleur, il aimait sont prochain comme lui-même, il venait à bout du mal par le bien en dénonçant l’injustice pour pardonner et même oublier :

« …nous avons oublié, parce que nous devons le faire, et nous  considérons notre coopération avec la France sous un autre angle. Nous coopérons étroitement avec la France éternelle quels que soient les hôtes éphémères de l’Elysée.

Voyez, je demande à mes frères, dans tous les cas, dans les relations humaines, d’aller jusqu’à l’oubli. Dieu a donné la vie aux hommes mais Dieu a aussi enseigné aux hommes l’oubli. Personne ne pourrait survivre aux malheurs qui nous frappent si nous ne cultivons pas l’oubli. Le R.D.A. sait oublier. Ceux qui l’ont maltraité, nous les avons oubliés, non pas avec mépris, mais nous les avons traités comme des frères malheureux. »

Le président du RDA enseignait la paix avec zèle. Cela lui a valu un prix de paix internationalement reconnu, portant son nom : le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Vous M. Gbagbo, vous voulez être le champion de l’Afrique, vous n’êtes pas humble, vous êtes loin d’être rassembleur, vous divisez plutôt vos propres compatriotes. Vous ne recherchez pas constamment l’unité de vos compatriotes. Vous ne dénoncez pas l’injustice pour pardonner et même oublier, mais vous dénoncez pour appeler à la haine et inciter au meurtre : vous n’aimez donc pas votre prochain. Vous avez, en novembre 2004, envoyé des masses de jeunes sans armes à l’abattoir, contre l’armée française aguerrie et techniquement supérieure.Vous avez accompagné l'appel à la haine des Français et la chasse à l'homme Français, en Côte D'Ivoire, en novembre 2004, sans aucune condamnation. Et vous n’enseignez pas la paix, vous la recherchez en vain. Vous ne savez pas où elle se trouve, vous n’êtes pas un homme de paix, vous êtes un homme de guerre, un guerrier, un dur, surnommé pour cela « le Woody ». Vous faites la promotion de la mort des jeunes pour leur patrie, alors que le président du RDA, faisait la promotion de la vie :

« Mais moi, conduisant des peuples, je n’ai pas le droit d’entraîner des frères dans des guerres fratricides ! (…) C’est la raison pour laquelle je refuse pour mon pays une politique qui mène au déchirement, à la guerre civile ; non, je ne le ferai pas ! (…) Il faut réfléchir quand on a la responsabilité des hommes ; on ne prend pas ses désirs pour des réalités. Il faut du temps.», « …on vous dira : « Celui-là ne veut pas se battre. » II faut savoir se battre, pas se battre pour perdre, se battre pour gagner, pour vivre et survivre. » 

D’un autre côté, l’idéologie du RDA n’est pas socialiste ultra nationaliste aux relents fascistes et marxistes léninistes :

« Ce que veut l’Ivoirien, c’est le partage de la richesse et non de la misère. Et pour ce faire, il doit, avant tout, contribuer à créer ces richesses. Ce que nous voulons, c’est réaliser un social des plus hardis. Nous sommes en bonne voie »

« Notre système ne relève pas du libéralisme mais de l’économie planifiée. Nous ne sommes pas des socialistes, dans la mesure où nous ne sommes pas partisans de la distribution prioritaire des richesses et dans la mesure où nous voulons d’abord susciter leur création et leur multiplication… Mais nous voulons que la croissance profite à tous ceux qui en sont les artisans, nous envisageons un programme hardi de réformes sociales à partir du développement de nos richesses nationales » 

C’est cela l’idéologie du RDA, le pragmatisme.

Vous, vous êtes un socialiste, ultranationaliste, marxiste, léniniste : vous croyez au partage de la richesse d’abord, vous vous êtes ainsi servi du renversement des valeurs morales afin de pouvoir facilement pratiquer la révolution permanente et la dictature du prolétariat pour créer une société sans classes et sans Etat avec une utopique, irréaliste, démagogique, distribution égale des biens économiques. En d’autres termes, vous vous êtes servi de Nietzsche pour instaurer le Marxisme-léninisme.

Le bilan et l’héritage du RDA ce sont les Indépendances politiques, que vous reniez. Il reste à accomplir l’indépendance économique et la paix mondiale, comme le disait Félix Houphouët-Boigny. Tout un programme de gouvernement qui ne convient pas à un homme de guerre : à un guerrier. Vous ne pouvez donc pas reprendre le combat du RDA, car non seulement vous n’en avez pas les valeurs, les qualités, et les capacités requises, mais aussi et surtout, parce que le combat du RDA n’a pas été abandonné. Il continue. Mais vous êtes excusable, car vous n’êtes pas du RDA, vous ne connaissez pas le RDA, vous ne pouviez donc pas savoir que la lutte continuait pacifiquement comme l’avait dit son président du 18 au 25 octobre 1986, à Yamoussoukro, lors du Colloque International. Si vous connaissiez donc la lutte du RDA, vous n’auriez pas dit qu’elle a été abandonnée. Vous reniez les Indépendances politiques, œuvres et héritages du RDA, et vous voulez, paradoxalement, continuer la lutte du RDA ? C’est plus qu’une honte, c’est une disgrâce pour l’Afrique.



Jonas Daniel Rano, " « La Paix, Ce N’Est Pas Un Mot, C’est Un Comportement » Félix Houphouët-Boigny," Racines & Couleurs, (1997), 26.

 

Toutes les autres citations de Félix Houphouët-Boigny sont tirées de: RDA, Rassemblement Démocratique Africain, 40 ans, Actes Du Colloque International De Yamoussoukro, 18-25 Octobre 1986. II. Abidjan : CEDA, 1987.

Par Armand André Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 07:47

199

Le 19 septembre 2002, le MPCI, le MPIGO, et le MJP, regroupés plus tard en Forces Nouvelles, massacraient les pauvres populations Ivoiriennes, sur leur chemin de vengeance du charnier de yopougon, de lutte contre l’exclusion des Ivoiriens du Nord, de vengeance de l’assassinat du général Guéï Robert, et de la soif acharnée du pouvoir politique, et économique rapidement acquis, par la violence, l’assassinat, et le meurtre. La résistance du pouvoir FPI face aux rebelles, a occasionné les tueries et les violations de droits humains suivantes.

Aujourd’hui, 7 ans après, samedi 19 septembre 2009, La justice ivoirienne et la Cour Pénale Internationale, n'ont pas enquêté, ni encore moins poursuivi dans la majorité de ces crimes.

 

Au nombre des personnes, liées ou non au conflit, tuées :

Abidjan : le ministre de l'Intérieur, Emile Boga Doudou tué par les rebelles. (199)

Abidjan, Le général Gueï, et ses proches, dont son aide de camp Fabien Coulibaly, massacrés par la gendarmerie. (199)


Abidjan
, Marcellin Yacé, brillant artiste musicien et producteur, tué entre deux feux. (199)


Bouaké : commandant militaire de la région de Bouaké centre, le lieutenant-colonel Dagrou Loula et le colonel Dali Oblé, massacrés par les rebelles.
 

Abidjan, 20 septembre 2002 : Aboubacar Dosso, aide de camp de M. Alassane Dramane Ouattara l'ancien Premier ministre, tué par des hommes armés.

Bouaké, 6 octobre 2002 : 131 personnes dont 61 gendarmes, 61 de leurs enfants ou neveux, et 7 civils massacrés par les rebelles.

Monoko-Zohi, 5 décembre 2002 : 120 travailleurs Ivoiriens, burkinabés, maliens, guinéens, nigérians, massacrés par les militaires Ivoiriens.

Bangolo, 6-7 mars 2003 : 200 femmes, hommes, enfants, dans les quartiers Dioulas, exécutés chez eux, par des miliciens Libériens a la solde du pouvoir FPI.

Abidjan, 21 octobre 2003 : Jean Hélène (Christian Baldensperger), journaliste correspondant de RFI est assassiné par le sergent de police Seri Toulou Dago Théodore.

Abidjan, 24, 25, et 26 mars 2004 : 300 à 500 tués par les forces de défense et de sécurité, les « patriotes », la FESCI, et les milices tribales, lors d’une tentative de marche pacifique pour l’application des accords de Marcoussis, qui n’a pas eu lieu. 37 tués officiellement, 120 tués selon un rapport de l’ONU.

Abidjan, 16 avril 2004 : enlèvement, séquestration, et assassinat du journaliste Franco-canadien Guy-André Kieffer. Les enquêtes sont en cours.

Korhogo, 20 et 21 juin 2004 : massacre entre rebelles pro-Soro Guillaume (secrétaire général des Forces Nouvelles) et Pro-IB (sergent-chef Ibrahim Coulibaly), faisant 99 à 130 morts, plus environ 60 prisonniers morts par suffocation dans un conteneur sous le soleil. Au total environ 231 à 500 morts, en majorité des pro-IB.

Bouaké, 4 novembre 2004 : Opération dignité, le bombardement des positions rebelles, par le pouvoir FPI, fait 85 civils tués.

Bouaké, 6 novembre 2004 : bombardement de la base militaire française 2ème RIMA, RICM, 515ème régiment du train, avec 9 morts et 37 blessés, par le pouvoir FPI.

Abidjan, 7 novembre 2004 : les militaires Français font 67 morts et 2 226 blessés (291 par balles) dans les foules de manifestants Ivoiriens envoyés contre eux, par les chefs des « patriotes », dont Charles Blé Goudé.

Duékoué : 9 tués, 29 blessés (21 par balles) par l’armée Française.

Gagnoa : 7 tués, 55 blessés (4 par balles)

Abobo : 1 tué, 91 blessés (1 par balles)

Yopougon : 7 tués, 297 blessés (19 par balles)

Siégouékou, 25 décembre 2004 : pour causes de conflits fonciers, 16 villageois tués par des hommes armés, 2 assaillants tués par la gendarmerie.

Quartier Carrefour, fief de la milice FPI Apewê membre du FLGO (Front de Libération du Grand-Ouest) interdit aux immigrés et aux Yacoubas, 17 mai 2005 : M. Ouattara, un commerçant Sénoufo trouvé mort.

Bahoubly et Diahouin, en bordure de la zone de confiance : 3 chauffeurs Burkinabès et 5 chauffeurs Malinkés dans le transport privé sont assassinés.

Entre Guitrozon et Petit-Duékoué, 27-28 mai 2005 : 5 jeunes Sénoufos tués rituellement (sexes arrachés), l’Imam Fofana Mamadou de la mosquée Mahou au quartier petit Duékoué assassiné.

Petit-Duékoué et Guitrozon, 1er juin 2005 : 15 et 36 Guérés massacrés par balles, à l’arme blanche, ou brûlés vifs, par des mercenaires Libériens Krahn, par vengeance contre une milice Guéré pro-FPI qui les avaient sollicités pour une attaque d’un village d’immigrés, en échange de rémunération non payée. Les militaires Ivoiriens dans la ville de Duékoué et aux alentours, n’ont pas réagis sous ordre. Des forces de sécurité à quelques centaines de mètres seulement de la scène des tueries, n’ont pas réagis. D’autre part, ces mêmes tueries sont également attribuées aux rebelles des Forces Nouvelles.

Diapahi : 73 morts. Environ 124 à 130 tués en tout dans la région.

Bouaké, 29 juin 2007 : attentat à la roquette contre l’avion transportant M. Soro Kibafori Guillaume, fait 4 morts et 10 blessés. Aucun indice sur les commanditaires.

Sans oublier les cas de tortures sauvages, dégradantes, et inhumaines, (dans les deux camps) et les viols collectifs perpétrés sur des femmes et des jeunes filles de 12 ans.

 

Ce bilan non exhaustif, sera progressivement mis à jour suivant mes recherches sur les tueries du 19 septembre 2002 à aujourd’hui, en mémoire des victimes.

Sources :

http://www.sangonet.com/Fich5ActuaInterAfric/MutinerieCIsept02.html

http://www.globalsecurity.org/military/library/news/2005/07/mil-050707-3bbcef8c.htm

http://www.abidjantalk.com/forum/viewtopic.php?t=4986

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_politico-militaire_en_C%C3%B4te_d'Ivoire#L.27op.C3.A9ration_Dignit.C3.A9

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_d%C3%A9taill%C3%A9e_de_la_guerre_civile_de_C%C3%B4te_d%27Ivoire#La_reprise_de_la_guerre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_contre_Guillaume_Soro_du_29_juin_2007

Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 15:43

Hier, mardi 7 juillet 2009, à Paris, au siège de l'UNESCO, s'est déroulée la cérémonie de remise du prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Le lauréat de cette édition 2008, est le président de la République du Brésil, M. Louis Ignacio Lula Da Silva, qui s'est distingué dans ses actions en faveur de la recherche de la paix, avec la promotion du dialogue, l'application de la démocratie, le respect de la justice sociale, l'observation de l'égalité des droits, l'éradication de la pauvreté, et de la protection des droits des minorités.

Pour ceux donc qui pensent que Félix Houphouët-Boigny était un dictateur sanguinaire, qu'ils sachent qu'il n'existe pas de prix de paix, mondialement reconnu, Idi Amin Dada de l'Ouganda, il n'existe pas de prix de paix Hissein Habré du Tchad, il n'existe pas de prix de paix Mobutu Sese Seko de la RDC, il n'existe pas de prix de paix Charles Taylor du Libéria, et ainsi de suite.

Pour ceux qui pensent qu'Il faut bâtir la paix plutôt que la rechercher, pour ceux qui pensent que la paix se résume au simple respect des lois, je dirais que l'homme de paix enseigne la paix, mais que l'homme de guerre recherche la paix en vain. Quant on se dit houphouetiste et qu'on affirme : « ...On n'économise jamais l'argent des armes pour construire des écoles, des dispensaires... », quant on se dit houphouetiste et qu'on évite les cérémonies de remise d'un prix de paix portant le nom du premier Président de la République de Côte d'Ivoire moderne, qui rend par conséquent hommage à la Côte D'Ivoire toute entière, on est bel et bien un homme de guerre qui recherche effectivement la paix en vain.


Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 11:39

 

Cher grand peuple souverain de Côte D'Ivoire, comme vous l'avait dit le ministre Anaky Kobenan, sans préciser la voie à suivre, notre Loi Fondamentale nous appelle à prendre nos responsabilités souveraines. C'est-à-dire exprimer notre souveraineté en choisissant nos dirigeants, à commencer par le Président de la République. Etant donné que les dirigeants illégaux et illégitimes actuels refusent d'organiser les élections conformément à notre Loi Fondamentale, en osant reporter illégalement, de façon intempestive l'expression souveraine du peuple depuis le 26 octobre 2005, le peuple souverain de Côte D'Ivoire, est en droit de réagir légalement.


En effet, non seulement les Droits et les Libertés du peuple en général sont violés (reports illégaux et intempestifs des élections), mais de façon individuelle aussi, on a assisté à des violations du droit à la vie de citoyens, des violations du droit et de la liberté de grèves réprimées violemment, des violations du droit et de la liberté d'expression de citoyens et de la presse, des violations du droit et de la liberté de manifestations pacifiques de citoyens, et des violations du droit et de la liberté de ministres et de députés de la Nation : des manifestants contre les déchets toxiques et contre l'inflation des produits de consommation ont été tués, des enseignants en grèves ont été arrêtés, agressés et enfermés, le procureur de la république a ordonné aux entreprises de presse d'empêcher la libre expression des citoyens dans leurs journaux, les sièges d'entreprises de presse ont été détruits impunément, des journaux ont été détruits impunément, des sièges de partis politiques ont été détruits, le ministre Kobenan Adjoumani a été illégalement jugé par un tribunal plutôt que par la Haute cour de justice inexistante, le jeune citoyen Assalé Tiémoko a été illégalement emprisonné pour avoir dénoncé la corruption, le journaliste Nanankouah Gnamantêh a été illégalement arrêté et emprisonné pour un article intitulé « Ali Baba et les 40 Voleurs », le ministre et député Anaky Kobenan a été illégalement arrêté et emprisonné par la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) sur l'ordre de l'armée (infiltrée, rappelons le, de militants FPI) pour avoir appelé le peuple de Côte D'Ivoire à exprimer sa souveraineté, l'armée encore, qui a menacé le peuple en lui intimant l'ordre d'éviter d'exprimer sa souveraineté,... Nous, le peuple souverain sommes alors piétinés et bafoués dans nos Droits et nos Libertés d'expressions souveraines. Ceci en violation directe de notre Constitution.


Notre Constitution donne pourtant, en son Article 39, un devoir d'obligation de protection des Droits et des Libertés des citoyens, au Président de la République, qui prête serment en ces termes : « Devant le peuple souverain de Côte d'Ivoire, je jure solennellement et sur l'honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les Droits et les Libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l'intérêt supérieur de la Nation. Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je trahis mon serment ».


De ce fait, le peuple de Côte D'Ivoire, dont les Droits et les Libertés sont piétinés et bafoués par celui qui a un devoir d'obligation de les protéger, se doit de retirer souverainement, conformément à sa Loi Fondamentale, sa confiance au Président de la République afin qu'il subisse la rigueur des lois pour avoir trahit son serment. La Constitution appelle donc le grand peuple de Côte D'Ivoire à retirer sa confiance aux dirigeants illégaux et illégitimes en portant plainte devant le procureur général pour accusation de haute trahison. La Constitution appelle le grand peuple de Côte D'Ivoire à destituer : à retirer légalement, souverainement, le pouvoir à M. Gbagbo Laurent qui pense être au dessus de la loi du peuple, en portant plainte contre lui devant le procureur général, afin qu'il soit jugé pour crimes de haute trahison, par la Haute cour de justice.


J'ai déjà répondu à l'appel de la Constitution depuis le 3 mai 2007, en portant personnellement l'accusation dans les bureaux du procureur général, avec la signature de sa secrétaire et le cachet de la Cour Suprême, faisant foi. Alors, grand peuple souverain de Côte D'Ivoire, la Constitution attend ta réaction légale et souveraine à son appel. Oui nous aussi nous pouvons porter plainte.

Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Constitution
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 17:38


(Pour Les Victimes des 24, 25, & 26 mars 2004)



Le 25 mars 2008, je dénonçais les massacres des 24, 25, et 26 mars 2004, perpétrés par les militants du Front Populaire Ivoiriens (FPI), infiltrés dans la police, la gendarmerie, et l'armée, avec à leurs côtés, les jeunes patriotes de Charles Blé Goudé, ainsi que les étudiants membre du syndicat : la FESCI, constituant les milices armées. Ces forces parallèles, financées et armées par les forces de défense et de sécurité, avec un soutien venant du palais présidentiel de M. Gbagbo Laurent. M. Gbagbo Laurent qui avait donc réquisitionné l'armée, la gendarmerie, et la police, en vue de contrer une suposée tentative insurrectionnelle populaire.

 

Officiellement, selon le bilan communiqué par la police Ivoirienne le 28 mars, il y a eu 37 morts, avec deux policiers tués. Selon l'opposition Ivoirienne, on compte 350 à 500 morts, en tenant compte des militants portés disparus. Selon le rapport de la commission internationale d'enquête du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme, on dénombre macabrement, au moins 150 tués, 274 blessés, et 20 personnes disparues. Des chiffres que l'ONU affirme ne pas être définitifs.
 

En plus de ces violations massives des droits de l'homme, l'ONU dénonce des arrestations arbitraires massives, des tortures, des tueries non provoquées, et opérées pour la plupart dans les domiciles, suivant une opération bien planifiée.
 

Le rapport de l'ONU, confirme aussi que les manifestants, qui n'ont pas eu l'occasion de manifester pour l'application des accords de Linas Marcoussis, avant d'être massacrés, ne constituaient aucune menace. Il n'y avait pas de tentative d'insurrection du peuple envers l'Etat, ni d'infiltration venue du nord.
 

Nous attendons donc toujours la création d'un TPICI, Tribunal pénal international pour la Côte D'Ivoire. Pour que justice soit rendue aux familles des victimes, et afin que l'impunité dont jouissent les coupables soit à jamais exclue grâce à la « terreur que la justice aveugle » sèmera chez les violateurs impénitents des droits de l'humanité. 
Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Justice
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 16:04

 

PROPOSITION DE LOI BORIS DAHOUET-BOIGNY

 

Relatif à la correction du vide juridique apparu après le 26 octobre 2005, voyant la non tenue des élections générales, suivie des multiples reports anticonstitutionnels, jusqu'à ce jour mercredi 18 mars 2009, à travers

 

 L'amendement de l'Article 38 de la Constitution Ivoirienne.

 

PRÉSENTÉ
 

Au nom de BORIS DAHOUET-BOIGNY,
 

Mon fils unique,
 

Par M. ARMAND DAHOUET-BOIGNY,
 

Futur député Africain,


(Renvoyée à la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)


Politique. - Constitution, droit

 

EXPOSE DES MOTIFS



Mesdames, Messieurs,


L'Article 38 de la Constitution du peuple de la République de Côte D'Ivoire, dit ce qui suit :

Art. 38. _ « En cas d'événements ou de circonstances graves, notamment d'atteinte à l'intégrité du territoire, ou de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats, le Président de la Commission chargée des élections saisit immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatation de cette situation.

         Le Conseil constitutionnel décide dans les vingt quatre heures, de l'arrêt ou de la poursuite des opérations électorales ou de suspendre la proclamation des résultats.

         Le Président de la République en informe la Nation par message. Il demeure en fonction.

         Dans le cas où le Conseil constitutionnel ordonne l'arrêt des opérations électorales ou décide de la suspension de la proclamation des résultats, la Commission chargée des élections établit et lui communique quotidiennement un état de l'évolution de la situation.

         Lorsque le Conseil constitutionnel constate la cessation de ces événements ou de ces circonstances graves, il fixe un nouveau délai qui ne peut excéder trente jours pour la proclamation des résultats et quatre vingt dix jours pour la tenue des élections. »

D'une part, comme vous pouvez le constater avec les caractères en gras, le législateur entend par opérations électorales, la journée du vote, et non la préparation des élections (processus électoral) à partir d'une prise de décret, ou le début du recensement des électeurs.
 

D'autre part, qu'est-ce que l'Article 38 ne dit pas ? L'Article 38 ne dit pas ceci :

Art. 38. Falsifié_ « En cas d'événements ou de circonstances graves, notamment d'atteinte à l'intégrité du territoire, ou de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement normal des élections, le Président de la République saisit immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatation de cette situation.

         Le Conseil constitutionnel décide. (...)

         Le Président de la République en informe la Nation par message. Il demeure en fonction. (...) »
 

C'est totalement faux. Qu'est-ce que le Conseil constitutionnel avait décidé? L'arrêt ou la poursuite des élections, ou encore la suspension de la proclamation des résultats? En fait, conformément à la Constitution rien, puisqu'il n'y a pas eu d'élections. C'est de la falsification, c'est du faux et usage de faux en loi constitutionnelle. C'est induire le peuple de Côte D'Ivoire en erreur pendant 4 ans. C'est ce qui a été « officiellement » démontré et fait pour demeurer, sans mandat du peuple Ivoirien, donc illégalement, illégitimement, impunément, et de force, au pouvoir depuis le 26 octobre 2005 à ce jour, en violation flagrante et extrêmement grave de la Constitution du peuple de Côte D'Ivoire.

Illustration: (mise à jour le samedi 30 mai 2009 à 15:03) 
Lors d'un entretien exclusif de M. Gbagbo Laurent accordé à FRANCE 24, diffusé le jeudi 28 mai 2009, voici ce qu'il a affirmé aprés la question pertinente de Stéphanie Antoine:

"...Mais M. le Président, votre mandat s'est interrompu en 2005 ?"

"Non ! Madame. La Constitution de Côte d'Ivoire que nous appliquons n'a pas dit ça. La Constitution de Côte d'Ivoire dit qu'en cas de difficultés graves, division du pays en deux par exemple et c'est écrit dans la Constitution, rendant impossible la tenue des élections, le Président de la République discute avec le Conseil constitutionnel, il s'adresse à la Nation et il reste au pouvoir. Ça c'est l'article 38 de la Constitution. Donc il ne faut pas dire que mon mandat est interrompu en 2005. 2005 c'était le terme normal s'il n'y avait pas eu de difficultés. Dès l'instant qu'il y a eu difficultés, la Constitution prévoit qui doit exercer le mandat présidentiel. Et c'est le président en place. C'est moi. Donc je ne fais rien d'anti-constitutionnel..." 

 
C'est la version mise à jour et diffusée mondialement, de l'article_38 falsifié, par M. Gbagbo Laurent, que je soulignais plus haut, le mercredi 18 mars 2009. Mieux qu'une interprétation, c'est une citation claire.

Sans mandat du peuple de Côte D'Ivoire, la Nation a été illégalement gouvernée, engagée dans des accords avec d'autres nations, pillée quotidiennement des ressources de ses contribuables. On a profité de l'ignorance du peuple, pour abuser de lui, pour piétiner sa souveraineté. Il y a eu sept reports illégaux de l'expression souveraine du peuple en trois ans! C'est plus qu'inacceptable. C'est un crime contre l'humanité, à condamner. Il faut donc impérativement, protéger la souveraineté du peuple.
 

Par conséquent, afin d'éviter aux générations futures de telles dérives antidémocratiques extrêmement graves pour la préservation et le respect de la souveraineté du peuple,
 

Il est proposé l'amendement de l'Article 38 comme ce qui suit :



PROPOSITION DE LOI

 


Art. 38. Nouveau



a) _ « Préalables : en cas d'événements ou de circonstances graves, notamment d'atteinte à l'intégrité du territoire, ou de catastrophes naturelles rendant instantanément impossible le déroulement normal du vote ou la proclamation des résultats, seul le Président de la Commission chargée des élections, peut saisir immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatation de cette situation.
 

b) _ Préalables : Le Conseil constitutionnel décide et annonce, dans les vingt quatre heures, de l'arrêt ou de la poursuite du vote ou de suspendre la proclamation des résultats.
 

c) _ Alors dans les conditions précédentes préalables uniquement, telles que définies aux alinéas a) et b), le Président de la République sortant, en informe officiellement la Nation par message. Il peut exceptionnellement, par conséquent demeurer en fonction.

       
d) _ Dans le cas où le Conseil constitutionnel ordonne l'arrêt du vote ou décide de la suspension de la proclamation des résultats, seule la Commission chargée des élections établit et lui communique quotidiennement un état de l'évolution de la situation.
 

e) _ Lorsque le Conseil constitutionnel constate la cessation de ces événements ou de ces circonstances graves, il fixe un nouveau délai qui ne peut excéder trente jours pour la proclamation des résultats et quatre vingt dix jours pour la tenue du vote.
 

f) _ Dans le cas où les conditions préalables définies, aux alinéas a) et b), ne sont pas remplies, et/ou les délais, à l'alinéa e) sont excédés, il y a discontinuité juridique de l'Etat !
 

g) _ En cas de discontinuité juridique de l'Etat, le gouvernement en cours et le Président de la République sortant, sont sanctionnés par un verdict de destitution sans appel. Le peuple, par ses représentants à l'Assemblée Nationale, constitue une équipe transitoire de 3 vices présidents en leur sein, qui à leur tour forment une équipe de gestion des affaires courantes, jusqu'à la tenue du vote légal normal.» 

Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Proposition De Loi
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 00:52

J’AI UN REVE
 

Je vous dis aujourd’hui, mes frères et sœurs, que même si nous faisons face aux guerres du présent et du futur, j’ai toujours un rêve. C’est un rêve profondément enraciné dans la paix de Dieu.

 

J’ai un rêve qu’un jour, ce monde s’élèvera et vivra pleinement le sens réel de l’humanité : la vraie fraternité.

 

J’ai un rêve qu’un jour, sur le plateau du Golan, les fils et les filles de Juifs ainsi que les fils et les filles de Syriens, de Libanais, et de Palestiniens, seront capables de s’assoir ensembles à une table de fraternité.


J'ai un rêve qu'un jour, en Afghanistan ainsi qu'en Irak, Talibans et Américains, ainsi que Sunnites et Shiites, seront capables de dialoguer ensembles pour devenir des frères.

 

J’ai un rêve qu’un jour, même le continent Africain, un continent qui se nourrit de la pire des haines, qui se nourrit de la pire des vanités, et qui se nourrit de la pire des peurs, sera transformé en une oasis de liberté, de justice, de fraternité, donc de paix.

 

J’ai un rêve que mes enfants vivront un jour, dans un monde de « paix perpétuelle ». J’ai un rêve aujourd’hui !

 

J’ai un rêve qu’un jour, en Israël, des petits garçons Iraniens et des petites filles Iraniennes, seraient capables de joindre les mains avec des petits garçons Juifs et des petites filles Juives, en tant que frères et sœurs.

J’ai un rêve aujourd’hui.

 

J’ai un rêve qu’un jour, tous les hommes et les femmes sur la face de cette terre, comprendront que nous ne sommes que les différents membres d’un même corps, unis dans l’harmonie et la paix, pour la révélation de la gloire de Dieu.
Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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