Mercredi 8 juillet 2009

Hier, mardi 7 juillet 2009, à Paris, au siège de l'UNESCO, s'est déroulée la cérémonie de remise du prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Le lauréat de cette édition 2008, est le président de la République du Brésil, M. Louis Ignacio Lula Da Silva, qui s'est distingué dans ses actions en faveur de la recherche de la paix, avec la promotion du dialogue, l'application de la démocratie, le respect de la justice sociale, l'observation de l'égalité des droits, l'éradication de la pauvreté, et de la protection des droits des minorités.

Pour ceux donc qui pensent que Félix Houphouët-Boigny était un dictateur sanguinaire, qu'ils sachent qu'il n'existe pas de prix de paix, mondialement reconnu, Idi Amin Dada de l'Ouganda, il n'existe pas de prix de paix Hissein Habré du Tchad, il n'existe pas de prix de paix Mobutu Sese Seko de la RDC, il n'existe pas de prix de paix Charles Taylor du Libéria, et ainsi de suite.

Pour ceux qui pensent qu'Il faut bâtir la paix plutôt que la rechercher, pour ceux qui pensent que la paix se résume au simple respect des lois, je dirais que l'homme de paix enseigne la paix, mais que l'homme de guerre recherche la paix en vain. Quant on se dit houphouetiste et qu'on affirme : « ...On n'économise jamais l'argent des armes pour construire des écoles, des dispensaires... », quant on se dit houphouetiste et qu'on évite les cérémonies de remise d'un prix de paix portant le nom du premier Président de la République de Côte d'Ivoire moderne, qui rend par conséquent hommage à la Côte D'Ivoire toute entière, on est bel et bien un homme de guerre qui recherche effectivement la paix en vain.


Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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Samedi 11 avril 2009

 

Cher grand peuple souverain de Côte D'Ivoire, comme vous l'avait dit le ministre Anaky Kobenan, sans préciser la voie à suivre, notre Loi Fondamentale nous appelle à prendre nos responsabilités souveraines. C'est-à-dire exprimer notre souveraineté en choisissant nos dirigeants, à commencer par le Président de la République. Etant donné que les dirigeants illégaux et illégitimes actuels refusent d'organiser les élections conformément à notre Loi Fondamentale, en osant reporter illégalement, de façon intempestive l'expression souveraine du peuple depuis le 26 octobre 2005, le peuple souverain de Côte D'Ivoire, est en droit de réagir légalement.


En effet, non seulement les Droits et les Libertés du peuple en général sont violés (reports illégaux et intempestifs des élections), mais de façon individuelle aussi, on a assisté à des violations du droit à la vie de citoyens, des violations du droit et de la liberté de grèves réprimées violemment, des violations du droit et de la liberté d'expression de citoyens et de la presse, des violations du droit et de la liberté de manifestations pacifiques de citoyens, et des violations du droit et de la liberté de ministres et de députés de la Nation : des manifestants contre les déchets toxiques et contre l'inflation des produits de consommation ont été tués, des enseignants en grèves ont été arrêtés agressés et enfermés, le procureur de la république a ordonné aux entreprises de presse d'empêcher la libre expression des citoyens dans leurs journaux, les sièges d'entreprises de presse ont été détruits impunément, des journaux ont été détruits impunément, des sièges de partis politiques ont été détruits, le ministre Kobenan Adjoumani a été illégalement jugé par un tribunal plutôt que par la Haute cour de justice inexistante, le jeune citoyen Assalé Tiémoko a été illégalement emprisonné pour avoir dénoncé la corruption, le journaliste Nanankouah Gnamantêh a été illégalement arrêté et emprisonné pour un article intitulé « Ali Baba et les 40 Voleurs », le ministre et député Anaky Kobenan a été illégalement arrêté et emprisonné par la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) sur l'ordre de l'armée (infiltrée, rappelons le, de militants FPI) pour avoir appelé le peuple de Côte D'Ivoire à exprimer sa souveraineté, l'armée encore, qui a menacé le peuple en lui intimant l'ordre d'éviter d'exprimer sa souveraineté,... Nous, le peuple souverain sommes alors piétinés et bafoués dans nos Droits et nos Libertés d'expressions souveraines. Ceci en violation directe de notre Constitution.


Notre Constitution donne pourtant, en son Article 39, un devoir d'obligation de protection des Droits et des Libertés des citoyens, au Président de la République, qui prête serment en ces termes : « Devant le peuple souverain de Côte d'Ivoire, je jure solennellement et sur l'honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les Droits et les Libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l'intérêt supérieur de la Nation. Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je trahis mon serment ».


De ce fait, le peuple de Côte D'Ivoire, dont les Droits et les Libertés sont piétinés et bafoués par celui qui a un devoir d'obligation de les protéger, se doit de retirer souverainement, conformément à sa Loi Fondamentale, sa confiance au Président de la République afin qu'il subisse la rigueur des lois pour avoir trahit son serment. La Constitution appelle donc le grand peuple de Côte D'Ivoire à retirer sa confiance aux dirigeants illégaux et illégitimes en portant plainte devant le procureur général pour accusation de haute trahison. La Constitution appelle le grand peuple de Côte D'Ivoire à destituer : à retirer légalement, souverainement, le pouvoir à M. Gbagbo Laurent qui pense être au dessus de la loi du peuple, en portant plainte contre lui devant le procureur général, afin qu'il soit jugé pour crimes de haute trahison, par la Haute cour de justice.


J'ai déjà répondu à l'appel de la Constitution depuis le 3 mai 2007, en portant personnellement l'accusation dans les bureaux du procureur général, avec la signature de sa secrétaire et le cachet de la Cour Suprême, faisant foi. Alors, grand peuple souverain de Côte D'Ivoire, la Constitution attend ta réaction légale et souveraine à son appel. Oui nous aussi nous pouvons porter plainte.

Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Constitution
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Mardi 24 mars 2009


(Pour Les Victimes des 24, 25, & 26 mars 2004)



Le 25 mars 2008, je dénonçais les massacres des 24, 25, et 26 mars 2004, perpétrés par les militants du Front Populaire Ivoiriens (FPI), infiltrés dans la police, la gendarmerie, et l'armée, avec à leurs côtés, les jeunes patriotes de Charles Blé Goudé, ainsi que les étudiants membre du syndicat : la FESCI, constituant les milices armées. Ces forces parallèles, financées et armées par les forces de défense et de sécurité, avec un soutien venant du palais présidentiel de M. Gbagbo Laurent. M. Gbagbo Laurent qui avait donc réquisitionné l'armée, la gendarmerie, et la police, en vue de contrer une suposée tentative insurrectionnelle populaire.

 

Officiellement, selon le bilan communiqué par la police Ivoirienne le 28 mars, il y a eu 37 morts, avec deux policiers tués. Selon l'opposition Ivoirienne, on compte 350 à 500 morts, en tenant compte des militants portés disparus. Selon le rapport de la commission internationale d'enquête du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme, on dénombre macabrement, au moins 150 tués, 274 blessés, et 20 personnes disparues. Des chiffres que l'ONU affirme ne pas être définitifs.
 

En plus de ces violations massives des droits de l'homme, l'ONU dénonce des arrestations arbitraires massives, des tortures, des tueries non provoquées, et opérées pour la plupart dans les domiciles, suivant une opération bien planifiée.
 

Le rapport de l'ONU, confirme aussi que les manifestants, qui n'ont pas eu l'occasion de manifester pour l'application des accords de Linas Marcoussis, avant d'être massacrés, ne constituaient aucune menace. Il n'y avait pas de tentative d'insurrection du peuple envers l'Etat, ni d'infiltration venue du nord.
 

Nous attendons donc toujours la création d'un TPICI, Tribunal pénal international pour la Côte D'Ivoire. Pour que justice soit rendue aux familles des victimes, et afin que l'impunité dont jouissent les coupables soit à jamais exclue grâce à la « terreur que la justice aveugle » sèmera chez les violateurs impénitents des droits de l'humanité. 
Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Justice
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Mercredi 18 mars 2009

PROPOSITION DE LOI BORIS DAHOUET-BOIGNY

 

Relatif à la correction du vide juridique apparu après le 26 octobre 2005, voyant la non tenue des élections générales, suivie des multiples reports anticonstitutionnels, jusqu'à ce jour mercredi 18 mars 2009, à travers

 

 L'amendement de l'Article 38 de la Constitution Ivoirienne.

 

PRÉSENTÉ
 

Au nom de BORIS DAHOUET-BOIGNY,
 

Mon fils unique,
 

Par M. ARMAND DAHOUET-BOIGNY,
 

Futur député Africain,


(Renvoyée à la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)


Politique. - Constitution, droit

 

EXPOSE DES MOTIFS



Mesdames, Messieurs,


L'Article 38 de la Constitution du peuple de la République de Côte D'Ivoire, dit ce qui suit :

Art. 38. _ « En cas d'événements ou de circonstances graves, notamment d'atteinte à l'intégrité du territoire, ou de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats, le Président de la Commission chargée des élections saisit immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatation de cette situation.

         Le Conseil constitutionnel décide dans les vingt quatre heures, de l'arrêt ou de la poursuite des opérations électorales ou de suspendre la proclamation des résultats.

         Le Président de la République en informe la Nation par message. Il demeure en fonction.

         Dans le cas où le Conseil constitutionnel ordonne l'arrêt des opérations électorales ou décide de la suspension de la proclamation des résultats, la Commission chargée des élections établit et lui communique quotidiennement un état de l'évolution de la situation.

         Lorsque le Conseil constitutionnel constate la cessation de ces événements ou de ces circonstances graves, il fixe un nouveau délai qui ne peut excéder trente jours pour la proclamation des résultats et quatre vingt dix jours pour la tenue des élections. »

D'une part, comme vous pouvez le constater avec les caractères en gras, le législateur entend par opérations électorales, la journée du vote, et non la préparation des élections (processus électoral) à partir d'une prise de décret, ou le début du recensement des électeurs.
 

D'autre part, qu'est-ce que l'Article 38 ne dit pas ? L'Article 38 ne dit pas ceci :

Art. 38. Falsifié_ « En cas d'événements ou de circonstances graves, notamment d'atteinte à l'intégrité du territoire, ou de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement normal des élections, le Président de la République saisit immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatation de cette situation.

         Le Conseil constitutionnel décide. (...)

         Le Président de la République en informe la Nation par message. Il demeure en fonction. (...) »
 

C'est totalement faux. Qu'est-ce que le Conseil constitutionnel avait décidé? L'arrêt ou la poursuite des élections, ou encore la suspension de la proclamation des résultats? En fait, conformément à la Constitution rien, puisqu'il n'y a pas eu d'élections. C'est de la falsification, c'est du faux et usage de faux en loi constitutionnelle. C'est induire le peuple de Côte D'Ivoire en erreur pendant 4 ans. C'est ce qui a été « officiellement » démontré et fait pour demeurer, sans mandat du peuple Ivoirien, donc illégalement, illégitimement, impunément, et de force, au pouvoir depuis le 26 octobre 2005 à ce jour, en violation flagrante et extrêmement grave de la Constitution du peuple de Côte D'Ivoire.

Illustration: (mise à jour le samedi 30 mai 2009 à 15:03) 
Lors d'un entretien exclusif de M. Gbagbo Laurent accordé à FRANCE 24, diffusé le jeudi 28 mai 2009, voici ce qu'il a affirmé aprés la question pertinente de Stéphanie Antoine:

"...Mais M. le Président, votre mandat s'est interrompu en 2005 ?"

"Non ! Madame. La Constitution de Côte d'Ivoire que nous appliquons n'a pas dit ça. La Constitution de Côte d'Ivoire dit qu'en cas de difficultés graves, division du pays en deux par exemple et c'est écrit dans la Constitution, rendant impossible la tenue des élections, le Président de la République discute avec le Conseil constitutionnel, il s'adresse à la Nation et il reste au pouvoir. Ça c'est l'article 38 de la Constitution. Donc il ne faut pas dire que mon mandat est interrompu en 2005. 2005 c'était le terme normal s'il n'y avait pas eu de difficultés. Dès l'instant qu'il y a eu difficultés, la Constitution prévoit qui doit exercer le mandat présidentiel. Et c'est le président en place. C'est moi. Donc je ne fais rien d'anti-constitutionnel..." 

 
C'est la version mise à jour et diffusée mondialement, de l'article_38 falsifié, par M. Gbagbo Laurent, que je soulignais plus haut, le mercredi 18 mars 2009. Mieux qu'une interprétation, c'est une citation claire.

Sans mandat du peuple de Côte D'Ivoire, la Nation a été illégalement gouvernée, engagée dans des accords avec d'autres nations, pillée quotidiennement des ressources de ses contribuables. On a profité de l'ignorance du peuple, pour abuser de lui, pour piétiner sa souveraineté. Il y a eu sept reports illégaux de l'expression souveraine du peuple en trois ans! C'est plus qu'inacceptable. C'est un crime contre l'humanité, à condamner. Il faut donc impérativement, protéger la souveraineté du peuple.
 

Par conséquent, afin d'éviter aux générations futures de telles dérives antidémocratiques extrêmement graves pour la préservation et le respect de la souveraineté du peuple,
 

Il est proposé l'amendement de l'Article 38 comme ce qui suit :



PROPOSITION DE LOI

 


Art. 38. Nouveau



a) _ « Préalables : en cas d'événements ou de circonstances graves, notamment d'atteinte à l'intégrité du territoire, ou de catastrophes naturelles rendant instantanément impossible le déroulement normal du vote ou la proclamation des résultats, seul le Président de la Commission chargée des élections, peut saisir immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatation de cette situation.
 

b) _ Préalables : Le Conseil constitutionnel décide et annonce, dans les vingt quatre heures, de l'arrêt ou de la poursuite du vote ou de suspendre la proclamation des résultats.
 

c) _ Alors dans les conditions précédentes préalables uniquement, telles que définies aux alinéas a) et b), le Président de la République sortant, en informe officiellement la Nation par message. Il peut exceptionnellement, par conséquent demeurer en fonction.

       
d) _ Dans le cas où le Conseil constitutionnel ordonne l'arrêt du vote ou décide de la suspension de la proclamation des résultats, seule la Commission chargée des élections établit et lui communique quotidiennement un état de l'évolution de la situation.
 

e) _ Lorsque le Conseil constitutionnel constate la cessation de ces événements ou de ces circonstances graves, il fixe un nouveau délai qui ne peut excéder trente jours pour la proclamation des résultats et quatre vingt dix jours pour la tenue du vote.
 

f) _ Dans le cas où les conditions préalables définies, aux alinéas a) et b), ne sont pas remplies, et/ou les délais, à l'alinéa e) sont excédés, il y a vide juridique !
 

g) _ En cas de vide juridique, le gouvernement en cours et le Président de la République sortant, sont sanctionnés par un verdict de démission sans appel. Le peuple, par ses représentants à l'Assemblée Nationale, constitue une équipe transitoire de 3 vices présidents en leur sein, qui à leur tour forment une équipe de gestion des affaires courantes, jusqu'à la tenue du vote légal normal.» 
Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Proposition De Loi
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Mardi 20 janvier 2009

J’AI UN REVE
 

Je vous dis aujourd’hui, mes frères et sœurs, que même si nous faisons face aux guerres du présent et du futur, j’ai toujours un rêve. C’est un rêve profondément enraciné dans la paix de Dieu.

 

J’ai un rêve qu’un jour, ce monde s’élèvera et vivra pleinement le sens réel de l’humanité : la vraie fraternité.

 

J’ai un rêve qu’un jour, sur le plateau du Golan, les fils et les filles de Juifs ainsi que les fils et les filles de Syriens, de Libanais, et de Palestiniens, seront capables de s’assoir ensembles à une table de fraternité.


J'ai un rêve qu'un jour, en Afghanistan ainsi qu'en Irak, Talibans et Américains, ainsi que Sunnites et Shiites, seront capables de dialoguer ensembles pour devenir des frères.

 

J’ai un rêve qu’un jour, même le continent Africain, un continent qui se nourrit de la pire des haines, qui se nourrit de la pire des vanités, et qui se nourrit de la pire des peurs, sera transformé en une oasis de liberté, de justice, de fraternité, donc de paix.

 

J’ai un rêve que mes enfants vivront un jour, dans un monde de « paix perpétuelle ». J’ai un rêve aujourd’hui !

 

J’ai un rêve qu’un jour, en Israël, des petits garçons Iraniens et des petites filles Iraniennes, seraient capables de joindre les mains avec des petits garçons Juifs et des petites filles Juives, en tant que frères et sœurs.

J’ai un rêve aujourd’hui.

 

J’ai un rêve qu’un jour, tous les hommes et les femmes sur la face de cette terre, comprendront que nous ne sommes que les différents membres d’un même corps, unis dans l’harmonie et la paix, pour la révélation de la gloire de Dieu.
Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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Samedi 17 janvier 2009


« La paix, somme toute, provient de la manière dont sont réglées les relations. Relations entre individus, entre groupes sociaux, entre Etats, entre cultures. Et la loi a précisément pour fonction d’énoncer les principes de cette coexistence. C’est cela qu’ont en commun, par-delà leur diversité historique ou culturelle, toutes les grandes pensées de la loi morale et de la loi civile.

Hobbes, Rousseau, Kant fourniraient ici des illustrations contrastées. Sans ignorer leurs points de divergence, on peut les rapprocher autour de cette idée : la paix est une conséquence de la loi. Chacun sait comment ces philosophes, et d’autres, ont élaboré des théories du contrat afin de fonder la paix sociale sur le règne de la loi, et comment ils ont étendu ces mêmes principes aux relations internationales pour aboutir à des projets de "paix perpétuelle". »

 

A ce niveau de l'argumentation de l'auteur, je m’arrête pour poser une question : sur quelles valeurs repose cette loi dont il parle et qui fait cette loi? En fait l’auteur décrit la finalité du mécanisme observable et imaginable qui installe un climat de paix – qui pourrait être forcé ou « dicté » – . Tandis que pour être effective à la fin, la vraie paix des cœurs doit aussi être au commencement du processus visant à induire cette paix, afin de prédisposer les hommes à prendre des lois justes établissant la seule paix durable : celle des cœurs. La paix étant fondée sur la parole de Dieu, elle est plutôt une conséquence de sa mise en application, ce qui permet de prendre des lois justes. Puis l’auteur, Roger-Pol Droit poursuit pour conclure en disant que :

 

« (…)La paix serait bien une utopie, une chose sans lieu,(…) Une telle paix n’est ni assurée ni même à proprement parler concevable. Sans doute peut-on s’efforcer de l’imaginer.

                   Ce sera à vous de le faire. »

 

Il est dans une incapacité, avouée, à cerner la paix mais s’efforce à l’imaginer, à la rechercher. Mais il la cherche dans les mauvais endroits car la paix n’est pas accessible à l’homme. L’homme est incapable de paix sans Dieu – et cela a été empiriquement démontré en Côte D’Ivoire, et le raisonnement en cours le re-confirmera – . C’est pour cela que l’auteur enfermé dans un cadre humain, ne peut même pas commencer à la cerner. Plus palpant encore, il cherche à l’imaginer, à la fabriquer alors que la paix a déjà été conçue et donnée gracieusement par Dieu. Il suffit de l’accepter afin que nous soyons rendus capables de paix.

 

         Un autre auteur membre de l’Académie Universelle Des Cultures, Furio Colombo se demande s’il existe une culture de la paix.

 

« En effet, ma conviction est que la culture de la paix n’existe pas. Nous sommes à sa recherche tout le temps, mais malheureusement, nous n’avons pas de culture de la paix(…) Cette culture qui nous échappe aussitôt que nous parvenons à l’énoncer, nous ne réussissons pas à la construire comme une séquence rigoureuse et nous ne pouvons pas imaginer de quelle façon elle pourrait impliquer une communauté tout entière. »

 

Une autre preuve de l’inaccessibilité de la paix à l’homme sans Dieu. Cependant, la culture ou la civilisation étant historique – comme dirait Roger-Pol Droit –, et le « socle de notre Histoire » étant lié à Dieu, on peut dire – contrairement à ce que dit Furio Colombo – que nous avons une culture de paix, que nous avons constamment, plus ou moins, rejetée.  Tout le temps, elle était là sous nos yeux et nous ne l’avons pas vue. Pierre Beylau avait bien résumé cette idée de « socle de notre culture » qu’est la parole de Dieu.

 

« La Bible. Ce n’est pas seulement le livre sacré des enfants d’Abraham, la saga d’un petit peuple du désert, l’histoire du Salut pour des milliards d’hommes et de femmes, juifs, chrétiens, musulmans. C’est un message éthique universel, une formidable leçon de politique, de psychologie, de sociologie. Un véritable cours sur l’humanité(…)

La Bible n’est pas seulement une référence religieuse. C’est le socle de notre civilisation, une grille conceptuelle commune aux croyants et aux agnostiques. Cette première tentative d’écriture de l’histoire d’un peuple, de la Genèse à l’Apocalypse, constitue une incroyable novation. »

 

Après cette brève et profonde digression, plus loin dans son développement, Furio Colombo évoque la solution de la paix de façon lointaine puis la disqualifie du fait du changement radical utopique chez l’homme, que cette solution impliquerait. Toujours cette constance d’inaccessibilité de cette paix à l’humanité, renforçant constamment la place primordiale de Dieu dans l’instauration de la paix des cœurs durable. Car tout changement comportemental radical humain n’est possible qu’avec Dieu.


Roger-Pol Droit et al., Imaginer La Paix (Paris :Grasset, 2003), pp. 196-197.

Droit et al., pp. 198-199.

Furio Colombo et al., Imaginer La Paix, p. 66.

Pierre Beylau, "Le Socle De Notre Civilisation," Le Point, (19-26 Décembre 2003), 89.

Par Armand Dahouet-Boigny
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Samedi 17 janvier 2009


« Toutes les métaphores de la paix sont fondées sur le repos, ou sur une condition supérieure, spirituelle, céleste, inhumaine. Nous aimons tous la paix, mais elle n’est pas dans notre pensée(…) La paix, elle, s’exalte exclusivement sur la base d’un principe religieux, d’une raison idéologique. Le principe religieux est le seul qui ne se discute pas et qui défie l’absurde.

(…)La non-violence est fondée sur un certain nombre de principes chrétiens et orientaux. C’est un peu comme le yoga : est-elle un but ou une méthode ? S’il s’agit d’une méthode, elle peut représenter une stratégie utile, mais épisodique. Elle ne sert pas à fonder une culture de la paix. S’il s’agit d’un principe, il faut alors adopter une modification totale de notre style de vie et vivre d’une façon radicalement différente, même dans les petites choses de tous les jours.

Saint François d’Assise, Gandhi et Martin Luther King nous ont enseigné que la non-violence en tant que valeur est un scandale, une rupture logique, elle est contraire à l’instinct de conservation. Ils nous invitent à retrouver ou à trouver un instinct collectif de survie. Nous ne possédons pas cet instinct collectif, donc la non-violence devient une façon héroïque de vivre. »[1]

 

Des trois adeptes de la non-violence cités, au moins deux ont été assassinés, et Furio Colombo n’a pas cité Félix Houphouët-Boigny, qui lui bien qu’ayant été la cible d’assassinats multiples, a vécu sous la protection de Dieu, une vie pleine et entière qui est plus que jamais aujourd’hui un témoignage de non-violence, de développement, donc de paix dans un espace multiethnique et multiracial. Si l’auteur s’était penché sur la vie d’Houphouët-Boigny – sans occulter la dimension spirituelle –, il l’aurait non seulement cité, mais Furio Colombo aurait aussi compris que la non-violence n’a rien d’héroïque. Ce n’est qu’un outil inspiré de la parole de Dieu qui empêche de tomber dans le piège de la haine.

 

         De son côté, Julia Kristeva, également membre de l’Académie Universelle Des Cultures et coauteur de Imaginer La Paix, se penche vers Dieu, en se demandant :

 

« Et si la paix n’existait que comme objet de croyance, de foi et d’amour. Autrement dit, si la paix n’existait que comme un discours imaginaire ? Ce qui voudrait dire qu’elle possède une certaine réalité, et même une réalité certaine(…) Force est de reconnaître pourtant que c’est par la grâce du christianisme, et surtout de ses descendances laïques, que le discours de paix a quitté le domaine de l’imaginaire privé ou collectif, pour prétendre se réaliser dans la réalité sociale des hommes et des femmes, dans et entre leurs familles, leurs clans, leurs nations. Pour cela, il fallait que la morale issue de la Bible soit inscrite dans une parole universaliste et amoureuse de la vie singulière. »[2]

 

Julia Kristeva reconnaît l’importance de la parole de Dieu pour assurer la paix dans l’humanité, mais paradoxalement, elle rejette presque aussitôt cette reconnaissance en raison des dérives causées par l’intégrisme de la religion. Ensuite, l’auteur se réfère à l’universalité d’Emmanuel Kant – basée sur la parole de Dieu pourtant – : « (…)La Paix Perpétuelle(…)une traduction politique du message évangélique,(…)tous les hommes sont égaux, et il faut les sauver tous ; ensuite le principe(…)de l’amour de la vie de chacun. », pour dire qu’ils sont loin d’être réalistes, car « tous les hommes ne sont pas égaux », et que l’amour de la vie est illusoire et laisse à désirer.

 

« Ni Juifs ni Grecs, nous sommes tous des fils de Dieu, la paix est à cette condition, en écho au cosmopolitisme des stoïciens grecs. Voici ce que proclame la "fraternité universelle" dont on ne connaît que trop les abus et les impasses, mais qui est désormais la condition explicite de tout processus de paix sociale : "Heureux les artisans de la paix, car ils seront appelés fils de Dieu" (Matthieu, 5, 9). Quels que soient ses antécédents grecs(…)ou juifs(…), l’amour chrétien, agapè ou charité, apporta une bonne nouvelle qui demeure encore un message de fraternité. Evidemment, et en devançant comme toujours les usagers de la politique, les artistes et les philosophes n’ont pas tardé à s’apercevoir des ambivalences et des pièges de la "bonne nouvelle".

Lorsque la raison pratique de Kant proclama La paix perpétuelle, dans son texte célèbre de 1795, ce ne fut pas seulement une riposte à la Terreur révolutionnaire, mais bien une traduction politique du message évangélique, fondé en toute logique sur l’universalisme et l’amour de la vie humaine. Cette source que j’appelle "imaginaire" de la morale moderne(…)fonde les droits de l’homme aujourd’hui, et elle se décèle dès le texte fondateur de La paix perpétuelle. »[3]

 

L’auteur conclue par une affirmation – que j’accepte partiellement – prouvant que la paix est inaccessible à l’homme, surtout quand on sait que la "fraternité universelle" nécessite la justice pour être instaurée. C’est-à-dire qu’il faut mondialiser des lois justes approuvées des peuples et qu’à présent, hormis le droit international – et encore –, ce n’est pas le cas. D’un autre côté la promotion de l’amour fraternel s’impose pour calmer le jeu.

 

« (…) En doublure de la fraternité universelle, c’est le désir de vie(…)qui reste à renouveler si nous voulons relancer le projet kantien d’une paix à venir(…)

Alors vous entendrez que je ne vous dis pas, comme le prophète, qu’il est impossible de faire la paix. Mais que la paix est inaccessible ici et maintenant, parce qu’il est vain d’imposer par la volonté morale une harmonie imaginaire qui nécessite la justice pour réaliser l’universalisme sur la place publique, et tout aussi impérativement un nouveau discours sur l’amour de la vie,(…)pour rasséréner l’intimité. »[4]

 

Il y a comme une contradiction qui se profile pour confirmer le fait que la paix vient de Dieu. En effet, si comme dit Roger-Pol Droit : « la paix est une conséquence de la loi », en d’autres termes que la paix provient de la loi. Alors, étant donné qu’il faut des hommes pour concevoir ces lois, par transitivité, on pourrait dire de façon conservatrice que la paix provient des hommes, logiquement. Or, étant également donné que tous ces auteurs tendent à s’accorder, plus ou moins, à penser que la paix est inaccessible à l’homme, par conséquent, il y a bien contradiction : la paix ne peut pas provenir de l’homme et être à la fois inaccessible à l’homme. Récapitulons : la paix vient de la loi, l’homme fait la loi, donc la paix vient de l’homme. Or la paix est inaccessible à l’homme. Il y a contradiction. La paix ne vient donc pas de la loi.

 

         Puisque ces auteurs se basent sur la raison pratique du philosophe Emmanuel Kant, publiée en 1795, voyons ce qu’il dit à travers les explications de Heinz Wismann, lui aussi auteur de Imaginer La Paix.

         Kant Emmanuel dit en substance que pour la paix, il faut de la confiance entre les hommes, entre les peuples, et entre les nations, mais que la seule confiance ne suffit pas. Cependant, selon le théorème de « l’insociable sociabilité », la différence des cultures, des arts, et des religions, sont des résultats de l’insociabilité ; en d’autres termes, c’est parce que les hommes ne veulent pas d’une société interculturelle, interraciale, interethnique, qu’ils se protègent de barrières culturelles et religieuses différentes. Je pense que c’est discutable. Quoi qu’il en soit, l’auteur déduit qu’il faudrait par conséquent, que ces cultures émergent nécessairement par transcendance, incitant ainsi, selon un procédé progressif, l’élévation de la conscience collective à une « société civile administrant universellement le droit », sans forces ou diktats, et sans considérations de la morale ou de la religion.

 

« Or, si la confiance, en tant que manifestation du lien qui, par-delà leurs différends, unit les hommes au sein de l’humanité, est bien une condition nécessaire de toute entente à venir, elle n’en est pas la condition suffisante. Comme le rappelle le préambule de la seconde section, l’état naturel pour l’homme est la guerre, et non la paix. Aussi la paix, qui ne se confond pas avec l’absence occasionnelle d’hostilités, a besoin d’être "instituée". Et cette institution juridique de l’état de paix passe par trois stades successifs : le droit public, au sens du droit des citoyens(…), le droit international, au sens du droit des peuples(…), et le droit cosmopolitique(…), au sens d’un droit civique universel liant les individus aussi bien que les Etats. Les trois "Articles définitifs" précisent chacune de ces étapes nécessaires. »[5]



[1] Furio Colombo et al., Imaginer La Paix, p. 67.

[2] Julia Kristeva et al., Imaginer La Paix, pp. 168-170.

[3] Julia Kristeva et al., Imaginer La Paix, p. 170.

[4] Kristeva et al., p. 176.

[5] Heinz Wismann et al., Imaginer La Paix, p. 54.

 

Par Armand Dahouet-Boigny
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Samedi 17 janvier 2009


Selon Kant, le premier « Article définitif » veut que tout Etat se dote d’une loi fondamentale républicaine juste, donc porteuse de paix, quelle que soit la forme – autocratique, aristocratique, ou démocratique – du pouvoir exécutif. Car la conception juridique du pouvoir étant républicaine – non « despotique et violente » –, donc représentative de la volonté du peuple, elle serait plus indiquée à entretenir et à « déclarer une paix » des cœurs durablement instaurée.

 

« tout Etat est tenu de se doter d’une constitution républicaine, celle-ci étant la "seule qui soit conforme à l’idée du pacte originel, sur lequel doit se fonder toute législation juste d’un peuple", en ce qu’elle reconnaît la liberté individuelle de chaque membre de la société, exige l’assujettissement de tous à la loi commune et assure ainsi l’égalité de l’ensemble des citoyens. Une telle constitution est porteuse de paix, au-dedans comme au-dehors, dans la mesure où elle associe l’ensemble des citoyens aux décisions vitales qui les concernent, et notamment aux déclarations de guerre, qui traditionnellement relèvent de la volonté du souverain(…) En effet, "le républicanisme est le principe constitutionnel qui sépare le pouvoir exécutif(…)du législatif, tandis que le despotisme est celui où l’Etat s’arroge le pouvoir d’exécuter des lois qu’il s’est données à lui-même". Vue sous cet angle, la république, quelle que soit la forme qu’y prend le pouvoir exécutif (autocratique, aristocratique ou démocratique), se caractérise par le "système représentatif", qui est le mieux à même d’empêcher toute dérive "despotique et violente". »

 

Le second « Article définitif » établit la nécessité de mondialiser le droit, par une « Fédération d’Etats Libres » – par soucis de respect des souverainetés – devant entraîner une « Fédération de Paix » – pour arrêter toutes les guerres – par opposition au traité de paix qui lui ne fait qu’arrêter une guerre ponctuelle mais pas l’état de guerre susceptible, au moindre prétexte, de se retransformer en guerre.

        
Quant au troisième « Article définitif », il consacre un droit « cosmopolitique » : droit universalisé – semblable au droit international limité par les souverainetés – qui lui « devrait être limité aux conditions de l’hospitalité universelle ». Avec la traduction politique de l’hospitalité comme « le droit d’un étranger(…)de ne pas être traité en ennemi ». La finalité étant d’instaurer progressivement un « droit public de l’humanité » supposant l’émergence d’un « espace public mondial ».

 

« En effet, lorsque la politique et le droit soumettent leurs finalités respectives au libre examen, en tablant, pour leur réalisation, sur l’approbation sans réserve du public, celles-ci finissent nécessairement par converger vers le point de non-retour de l’entente universelle. Aussi le républicanisme juridique de Kant traduit-il, avant tout, sa confiance dans la chose publique(…), dont la mise en œuvre, comprise littéralement, est indissociablement liée à la logique de paix. »

 

         Sachant cela, comment se fait-il que les chercheurs en paix, ne critiquent pas la mondialisation, sans système juridique républicain, dans laquelle nous sommes forcés ? En effet, sans possibilités de prendre des lois mondiales justes approuvées par les peuples de toutes les nations pour assurer la paix mondiale, comment peut-il y avoir une « place publique mondiale », un domaine public mondial auquel transférer une partie des moyens de production du monde? Comment peut-il y avoir un gouvernement mondial ? Comment peut-il y avoir la paix mondiale ? Et pour cause, il n’y a pas de paix mondiale aujourd’hui, et toute "républicanisation" sans Dieu serait vaine de toutes les façons. D’une part, raison de plus que la paix ne vient pas des lois, et d’autre part, encore faudrait-il que les hommes soient disposés à la paix afin de pouvoir républicaniser ces institutions et organisations "mondiales" pour la paix. Joseph E. Stiglitz, Prix Nobel d’économie, nous éclaire beaucoup à ce sujet :

 

« Aujourd’hui, avec la baisse continue du coût des transports et des communications et la réduction des barrières artificielles à la libre circulation des biens, des services et des capitaux (celle de la main-d’œuvre se heurtant toujours à de sérieuses entraves), nous avons un processus de "mondialisation" analogue à ceux qui ont constitué hier les économies nationales. Malheureusement, nous n’avons pas d’Etat mondial, responsable envers les peuples de tous les pays, pour superviser les progrès de la mondialisation, comme les Etat-Unis et d’autres Etats nationaux ont guidé ceux de la "nationalisation". Notre système, c’est une "gestion mondiale sans gouvernement mondial". Un système où dominent quelques institutions (la Banque mondiale, le FMI, l’OMC) et quelques acteurs (les ministères de Finances, de l’Industrie et du Commerce, étroitement liés à certains intérêts économiques et financiers), mais où beaucoup de ceux qui sont touchés par leurs décisions n’ont pratiquement aucun droit à la parole. Il est temps de changer les règles qui régissent l’ordre économique international, de penser moins à l’idéologie et davantage à ce qui se montre efficace, de réexaminer comment les décisions sont prises au niveau international – et dans l’intérêt de qui. Il faut que la croissance ait lieu. Il est crucial que le développement réussi qui s’est produit en Asie orientale ait lieu ailleurs, car l’instabilité mondiale chronique a un coût énorme. On peut réorienter la mondialisation et, si on le fait, si on la gère de façon équitable et adaptée, en donnant à tous les pays le droit de s’exprimer sur les mesures qui les touchent, peut-être aidera-t-elle à créer une nouvelle économie mondiale où la croissance sera plus durable et où ses fruits seront plus justement partagés. »


Heinz Wismann et al., Imaginer La Paix, p. 54.

Wismann et al., p. 55.

Ibid.

Wismann et al., pp. 57-58.

Joseph E. Stiglitz, Gobalization And Its Discontents, Traduction Paul Chemla, Paris: Fayard, 2002, p. 48.

 

Par Armand Dahouet-Boigny
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Samedi 17 janvier 2009

 

Alors, avec toutes ces données historiques, culturelles, philosophiques, scientifiques qui disent que la confiance seule ne suffit pas pour instituer la paix entre les hommes, puisqu’il faut des lois justes approuvées par le peuple, donc un espace juridique républicain, de forme exécutive autocratique, aristocratique, ou démocratique, en plus ; posons nous la question suivante : comment depuis 1795 – 209 ans – sachant tout cela, les dirigeants n’ont pas pu éviter les guerres ? Tout simplement parce que, quelle que soit l’idéologie autocratique républicaine, aristocratique républicaine, ou démocratique républicaine, si les dirigeants ne prennent pas de justes lois, leurs citoyens, populations, et nations ne seront pas en confiance entre eux et elles. S’il n’y a pas de confiance, il y aura méfiances induites par les injustices elles mêmes impliquées par les mauvaises lois. Or, qui dit méfiance dit mur de méfiance, et qui dit mur de méfiance dit haine. Nous sommes finalement ramenés au fait que les scientifiques reconnaissent en général, fait auquel j’adhère complètement : l’humanité n’a pas accès à la paix sans Dieu, et certains la rejette même consciemment ou non.

Et l’on parle de lois injustes comme étant sources de guerres ? Les experts cherchent à « imaginer la paix » sans critiquer les mécanismes, structures, et instruments mis en place pour favoriser les guerres . Sans demander la « républicanisation » des institutions constituant ces mécanismes qui imposent des lois injustes . Il a fallu que ce soit un Prix Nobel d’économie – puisse Dieu le bénir – qui le fasse.

 

         En réalité, comme expliqué plus haut, que la paix provient de la mise en application délibérée de la parole de Dieu, qui elle prédispose, entre autres, à un comportement de paix propice et préalable à la prise de lois justes donc approuvées par les populations souveraines. La guerre, de même, provient de l’amour de l’argent[1], de la soif de domination, de la vanité, de la peur : des attributs de la haine qui prédisposent les hommes dictateurs à imposer des lois non-approuvées par la totalité des populations souveraines concernées, donc injustes pour elles, mais profitables pour les dictateurs. La paix, elle, provient de Dieu par le Christ – Dieu est même Paix –, et la guerre provient de la haine, dont l’origine est connue.

         Une précise définition du dictateur en ressort : c’est celui qui impose des lois injustes basées sur les attributs de la haine, dans un système juridique non républicain.

 

Comment peut-on faire des lois justes ? Kant n’avait-il pas traduit l’évangile de façon politique pour permettre une base juste sur laquelle construire des lois justes ? N’a-t-il pas parlé de fraternité universelle, d’amour de la vie de chacun, de l’hospitalité comme droit d’un étranger de ne pas être traité en ennemi ? Dieu ne dit-il pas que :

 

« C'est lui (le Christ), en effet, qui est notre paix : de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, II a détruit le mur de séparation : la haine.[2] Ainsi, vous n'êtes plus des étrangers, ni des émigrés; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la famille de Dieu.[3] »

 

C’est ce que Félix Houphouët-Boigny a fait : il a traduit politiquement la parole de Dieu pour instaurer la paix. Encore mieux, il a mis la parole de Dieu en application pour que Dieu l’aide à gagner la vraie bataille, la bataille pour la paix. Ce n’est pas la paix qui provient de la loi des hommes, mais c’est plutôt la prédisposition de l’homme à la paix qui lui fait prendre des lois justes pour la paix. Puisqu’on est prédisposé à la paix par Dieu à travers le Christ Jésus, par conséquent la paix provient de Dieu par le canal du Christ. C’est Lui qui est notre Paix, comme le dit la parole de Dieu. Car c’est Dieu qui nous rend capable de paix à travers le sacrifice universel du Christ Jésus. C’est la grâce de Dieu pour tous les hommes, indépendamment de ce qu’ils pourraient faire pour la mériter. C’est gratuit, il suffit de l’accepter délibérément ou de la rejeter. Sans le Christ nous ne pouvons rien faire.


[1] 1 Timothée 6 : 10. « Car l’amour de l’argent est la racine de toutes sortes de maux. Certains ont eu une telle envie d’en posséder qu’ils se sont égarés loin de la loi et se sont infligé bien des tourments. »

[2] Éphésiens 2 : 14.

[3] Éphésiens 2 : 19.



Par Armand Dahouet-Boigny
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Mardi 23 décembre 2008

M. Dahouet-Boigny Armand

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M. Barack Obama                                                                                                              Président-Elu des Etats-Unis d'Amérique

Ambassade des Etats-Unis d'Amérique Abidjan, Cocody Riviera Golf, Côte d'Ivoire                                                                                                                                              01 B.P. 1712 Abidjan 01                                                                                                                 e-mail Ambassadeur : asktheamb@state.gov                                                                           Téléphone : (225) 22 49 40 00




 














Mardi 11 novembre 2008



Objet : Restauration de notre Souveraineté



            Monsieur le Président-Elu, Barack Obama, c’est un immense honneur pour moi de vous écrire pour la seconde fois, de façon plus formelle cette fois-ci, pour vous demander de bien vouloir concrétiser à présent, dans mon pays, l’espoir de changement politique mondial qui est arrivé aux Etats-Unis d’Amérique.

            En effet, après l’expression libre, transparente, et de plein droit, de la souveraineté du grand peuple Américain, à la date historique du 4 novembre 2008, qui représenta fortement pour moi, un cours magistral de démocratie appliquée, au monde entier, je ne peux pas accepter que dans mon pays, la Côte D’Ivoire, notre souveraineté soit méprisée, bafouée, et piétinée, par des criminels, des illégitimes, des illégaux, et des dictateurs, qui sans mandat du peuple souverain, nous dirigent illégalement par la force du fusil. Cela, tout en empêchant par des reports anticonstitutionnels intempestifs, la souveraineté du peuple Ivoirien de s’exprimer dans les urnes.

Je ne peux pas accepter que notre souveraineté soit méprisée, bafouée, et piétinée, par l’Organisation des nations-Unis (ONU), à travers la 6014ème séance du Conseil de sécurité, le vendredi 7 novembre 2008, acceptant un septième report illégal des élections pour la fin de juin 2009. Il y a un schéma inacceptable qui se dessine depuis le 26 octobre 2005, date de la fin du mandat présidentiel : il n’y a pas eu d’élections présidentielles le 26 octobre 2005, il n’y a pas eu d’élections présidentielles le 26 octobre 2006, il n’y a pas eu d’élections présidentielles le 26 octobre 2007. La résolution 1721 (2007) de l’ONU n’a pas été respectée impunément, et les multiples accords de Ouagadougou, dont le premier signé le 4 mars 2007, ont à eux seuls reporté trois fois, illégalement, les élections : il n’y a donc pas eu d’élections, comme prévu, dix mois après la signature du premier accord de Ouagadougou, en janvier 2008, il n’y a pas eu d’élections à la fin de juin 2008, il n’y aura pas d’élections le 30 novembre 2008.

Par conséquent, la recommandation de l’ONU pour qu’il y ait des élections au plus tard à la fin de juin 2009, ne fait que donner plus de temps aux criminels qui ne cherchent qu’à gagner du temps dans l’illégalité, afin de piller chaque jour, au maximum les ressources du contribuable Ivoirien, de corrompre les institutions de défense, de sécurité, et d’information. Sept reports illégaux de l’expression souveraine du peuple en trois ans ! C’est plus qu’inacceptable. C’est un crime contre l’humanité, à condamner.

En ma qualité d’homme de paix, ma seule arme est la parole, donc ma voix que je vous demande humblement de bien vouloir faire entendre, en faisant pression sur l’ONU, afin que ces criminels soient écartés du pouvoir, et que cette transition prenne fin avec les Nations-Unis en charges, pour le retour rapide à la légalité constitutionnelle, à la démocratie, pour la restauration de la souveraineté du peuple Ivoirien, pour la paix.

Je vous remercie d’avance pour votre temps et votre considération, monsieur le Président-Elu, et dans l’espoir d’une suite favorable, veuillez recevoir mes félicitations sincères pour votre élection, et l’expression de mes plus hautes salutations distinguées.


M. Dahouet-Boigny Armand

Citoyen Ivoirien


Par Armand Dahouet-Boigny - Publié dans : Politique
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